L'eau, goutte à goutte, creuse le roc
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Lubie [Validée]

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Lubie
Nouvel arrivant



Inscrit le : 25 Juin 2008
Messages : 10

MessageSujet: Lubie [Validée]   Mer 25 Juin - 12:32

Nom: Orwell
Prénom: Charlie
Surnom: Lubie
Rang souhaité: Cérébralement limité *SPLAF* (m’en fous moi, vous pouvez bien me mettre briseuse de cacahuètes, ça va pas changer grand-chose ! –comment ça si ? -)
Age du coma: Vingt sept ans
Temps passé à Hollow Dream: Deux minutes et vingt quatre secondes.
- en tant qu'humain: Deux minutes.
- en tant que Chimère: Vingt-quatre secondes.
Ancienne profession: Folle
Loyaliste ? Ca se mange ? Cold c’est mon nouveau doudou ? Il veut jouer avec moi ?

Description physique: Charlie était une femme qui, physiquement, respectait toutes les règles de la banalité. Pas d'yeux vairons ou de cheveux bicolores, son apparence était simple et propre. Elle ne s'abandonnait pas à de goûts poussés en matière de camouflage qui viendrait parfaire son air innocent et pur - peut être quelque peu hautain sur les bords. En tout point, c'était une femme qui ressemblait à une autre, et dont l'image qu'elle donnait à autrui était aussi importante que pour elle-même. Tout était calculé et minutieusement pensé. A commencer par le premier jugement que l'on portait sur elle lorsqu'on la voyait une première fois. Distinguée ou vulgaire - avec ce regard qui nous observe à la dérobée - agréable ou froid - sa carrure n'impressionne pas, mais ces bras croisé sur sa poitrine laisse présager qu'elle n'est pas fait pour la parlote - insensible ou juste déjanté ... ? Physiquement, il n'y avait rien à tirer de Charlie. Elle ressemblait aux autres et se confondait aux autres. Dans la masse, elle n'était qu'un soldat de plus.

Une femme montée du haut de ces un mètre cinquante cinq, c’est la seule chose ici qui ne s’est pas effacé avec le temps. Les traits de son visage ne sont plus doux comme autrefois. Déformé par la folie, déformée par l’alcool, déformé par la peur, la souffrance, elle n’a que vingt sept ans, on pourrait lui en donner dix. Non, ce n’est pas une bonne déformation. Elle régresse, elle régresse, et cela se sent, et cela se voit. La plupart du temps, ses grands yeux sans pupilles vous observent de derrière quelques mèches rebelles. Sa peau claire se réfléchie, presque grise, presque blanche, on ne sait ; faisant ressortir une chevelure noire aussi profonde que son regard. Son visage est expressif, peut être trop. Un sourire pointe souvent sur le bout de ses lèvres mais ce n’est pas pour indiquer qu’elle est heureuse. C’est une folle, dans son malheur, elle le sera toujours.
Elle possède un corps fin, trop fin. Squelettique même, on sent ressortir ses os de derrière des vêtements épais, des pulls pour la plupart. Elle hait le montrer. Alors elle le cache. Lubie se couvre toujours le visage. Elle ne sait pas pourquoi vraiment, mais elle le fait parce que c’est comme ça. Et puis c’est bien comme ça non ?

Description morale: Elle est folle et le vaut bien (Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'on croit, huhuhu) et il est d’ailleurs difficile de ne pas s’en apercevoir. La plupart de ses crises se caractérise par un changement d’humeur aussi rapide qu’une fusée collée à un boomerang. Colère, joie, peine et tant d’autres sont capable de s’enchaîner en moins de une minute montre en main. Son visage se déforme, ses yeux se plissent, s’agrandissent, et c’est parti pour un tour de Space Mountain comme si vous y étiez : ça hurle, ça piaille, ça râle mais bordel que ça fait du bien ! Elle n’est pas bien méchante, Lubie, oh non, pas bien allez. Mais ne lui donnons pas le Bon Dieu, elle serait capable d’en faire son doudou. C’est une fétichiste qui l’assume, pas mal d’ambition et de rêves qu’elle ne réalisera malheureusement jamais. Et ça la met en rogne. Le problème avec la folie des grandeurs, c'est qu'on ne sait pas où finit la grandeur et où commence la folie. Elle est d’une jalousie extrême pour tout ce qui est mieux qu’elle – et ça fait pas mal de choses je dois dire – alors gentille, ça non, elle ne l’est pas non plus. C’est une Chimère tout de même, un minimum de décence enfin.

Assez maniaque, elle aime le travail bien fait et apprécie les effusions de sang. Ca l’excite, tout ce liquide rouge qui salit les vêtements et qui ne part que si l’on frotte avec de la javel ou un bon savon. Et allez trouver du savon à Hollow Dream … Avec quelques doutes tout de même, peut être pourrions nous dire que Lubie est une personne fragile psychologiquement. Facilement convaincue, idiote, stupide, crétine ; bref, la proie parfaite à tout niveau. Elle est encore loin d’être une petite innocente, candide, mais ça ne l’empêche pas d’être naïve et de ne se méfier de rien ni de personne sauf de quiconque porterait un œil trop intéressé à son nounours. Autrement : une amoralité à toute épreuve, un sens de la logique aussi absent que la raison, un paradoxe à elle toute seule, bref ; la vie est bien trop court alors autant en profiter les enfants…

Style de combat: Morsures et griffures, partant premièrement d'un jeu qu'elle invente sur le moment. C'est une gamine qui ne se rend pas compte de son potentiel de destruction - offert gratuitement par Mère Nature - et qui fait absolument tout pour ne pas s'en apercevoir. Le jeu varie selon la personne en face d'elle et personne ne sait vraiment comment il risque de se terminer... pour sa petite personne ou pour les autres. C'est un style très à part (Personne à part Dorothée et les Télétubbies n'avait pensé encore à l'exploiter).

Autres:
[x] Boit beaucoup mais tient très mal l'alcool.
[x] A toujours quelque chose sur le visage : un doudou, un pull, des cheveux... elle ne supporte pas de le laisser à découvert.

Comment avez-vous connu Hollow Dream? Un peu de partout : Vampires, Mortalis, Syberia avant sa fermeture, Mirahil l'avait aussi vaguement évoqué sur MSN (t'es bien brave camarade xD) et enfin l’Onirie puis je me suis décidée à m’inscrire au final (oui, c'était une réflexion intense qui a demandé un an, et je ne vous parle pas des chocs skizophrènes et louches que ce forum entraîne sur moi – faut pas déconner avec les changements de personnalités).

Histoire:


E.

<< Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin. >>


Découvrez Danny Elfman!




« ORWELL, BORDEL ! »

__Oui, madame, je sais, ne m’enfoncez pas plus en terre que je ne le suis déjà. Oui, je sais, les toiles ne sont pas à leur place, si Degas est chez Picasso redoutons une invasion de danseuses carrées. Ovales, si nous avons de la chance. Ca nous changera de ces anorexiques sur pattes ET OUI MADAME, je sais que ce n’est pas le sujet. Qui puis- je, franchement ? L’art moderne est un beau mélange à lui tout seul, faut il donc nous plier aux règles des catégories dans ce monde où différence est le thème ? Oui, madame, oui ; je suis chiante quand je m’y mets mais est ce que c’est franchement ma faute SI VOUS N’ETES QU’UNE BOULE DE NERF SUR PATTES DE MES DEUX BORDEL DE CHIPS !
__Charlie releva la tête, brandit sa frimousse ronde vers l’auteur d’un tel délit de rime. Partant du haut : il faut imaginer un petit crâne de piaf, avec des cheveux filasses coupés au bol, avec un front trop large (ça semble difficile, je sais) ; de petits yeux enfoncés dans ce petit crâne vide, un nez très fin, mais légèrement aquilin, une petite bouche qui laisse quand même échapper un flot de connerie impressionnant, avec parfois environ un millimètre de rouge à lèvres (elle doit le manger, elle n'a pas compris comment il fallait s'en servir), un menton plutôt important.
__Que dire sans être caricatural : il est probable que ses côtes soient plus proéminentes encore que ses seins, ce qui contraste nettement avec les jambons qui lui servent de cuisses. Le problème, c'est quand elle porte des jupes. Problème d'abord pour les autres qui se seraient bien passés de ces visions d'horreur, et problème pour elle car voulant sans doute paraître moins "ronde", elle comprime ses cuisses dans des collants qui en moyenne ne tiennent pas plus de deux heures. Généralement, il y a un bruit de déchirure vers les environs de neuf heures: la graisse trop comprimée a fait lâcher le lycra.
__Propre sûr elle, tailleur obligatoire. Sans doute née avec les œillères qu'elle porte encore. On ne parle pas de cul, c'est péché, mais qu'est ce qu'on aime ça ! ("Commmmeeeent ?!! Il y a de l'exploitation sexuelle dans le Tiers-Monde ? Mais au fait, c'est quoi l'exploitation sexuelle ?"). Même s’il est fort probable que son activité sexuelle se résume à une masturbation intensive devant ses papiers... ou 30 millions d'Amis. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas grand-chose à tirer de cette femme, sauf peut être quatre pâtés en croûte et quelques rillettes.

« Orwell, c’est quoi ce rangement merdique : y’a des toiles partout, des papiers partout et on ouvre l’exposition cet après-midi JE VOUS RAPPELLE ! »
"Oui, je sais Madame, je sais..."

__La petite assistante désorientée par tant de mouvements autour d'elle enfonça sa tête dans un sac en carton sentant le vernis. Elle entendait les cris, les pas et les mouvements des gens s'agiter deci delà sans même jeter un œil sur sa petite personne et cela la rendait folle. Elle couina une fois. Puis deux. Avant qu'une main grasse et baguée vienne l'extirper de son refuge.

"ALORS AU BOULOT !"

__Charlie couina encore et baissa la tête avant de se remettre au travail. De ses petites mains habiles, elle libéra un Van Gogh, tourna la tête à ce cher Vegas et posa Monet près de Manet. Elle fut distraite un moment par un courant d'air qui faisait envoler ses cheveux, mais un rapide coup d'œil sur Madame la remit rapidement à sa place.
__Vint le conservateur, tout frais, dispo, et surtout très heureux d'accueillir quelques célébrités dont il espérait les dons plus que la visite. Ce petit homme fourbe et désopilant, semblant être une statue de pierre auquel l'on aurait oublié le sourire, se frottait les mains comme un victorieux en dévisageant chacun et chacune d'un œil mauvais. A qui ne ferait pas son boulot, Portes seraient grande ouvertes. Son regard tomba sur le voisin de Charlie, qui se battait furieusement avec les élastiques d'une autre toile. Mais avant même qu'il ait eu le temps de se retourner lorsque la jeune femme lui enfonça son coude dans les côtes, le sale petit rat avait déjà saisit son manteau et le lui tendait avec toute la cruauté que peut contenir un homme.

"Monssssssssieur Ssssspenccccccer. Dehors."

__ Le cyclone venait de passer et de tuer un homme. Ledit Spencer attrapa son manteau et sortit de la pièce en claquant la porte si fort que le personnel s'arrêta un moment pour se demander quel courant d'air était assez puissant pour faire autant de bruit. Le conservateur hurla un ordre qui fut immédiatement exécuté et se retourna vers Charlie. Il se pencha en avant et elle put sentir son haleine de serpent lui fouetter le visage. Elle resta là. Penaude. Immobile. Ne sachant quoi faire. Ne disant rien. Le conservateur eut un rire puis il lui tapota la tête comme le ferait un maître à son chien.

"C'est bien Orwell, c'est bien. Rentrez chez vous maintenant. Et ne revenez plus jamais. Merci d'avance."

__Charlie se leva. Elle referma doucement la porte derrière elle.



* * *





__L'appartement sentait la sueur et l'alcool. Au delà des fenêtres : le gris du ciel. Un incroyable bordel y régnait, comme si l'on avait combattu là avec des épées et des canons - les temps de Napoléon étaient certainement plus propres. Par terre traînait des papiers, quelques toiles, quelques croquis et de la poussière. Et dans tout ce capharnaüm, Charlie posa un pied plus l'autre pour échapper à l'assaut de feuille de dessin. Un petit sac blanc à la main marqué d'un tampon d'une grande entreprise d'agroalimentaire, son écharpe enroulée autour du cou, elle ressemblait à ces petites poupées de cire que l'on vend trois francs au marché. Dépassant tous les cartons entassés, elle déposa le sac, son manteau, son écharpe. Un chat roux vint se frotter contre ses jambes mais elle l'ignora et passa dans la deuxième salle de son deux pièces.


Dernière édition par Lubie le Ven 1 Aoû - 7:52, édité 2 fois
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Lubie
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MessageSujet: Re: Lubie [Validée]   Jeu 26 Juin - 13:22

__Les murs étaient taggués de mots invraisemblables.

SOUFFLE

PASSION


TerMIner


Solide


Lubie


OMBRES

TROP TARD



__Charlie s'avança et sortit un feutre noir de sa poche. Se mettant sur la pointe des pieds elle écrivit en gros à même le mur : F....O...
__On sonna.
__Elle se retourna d'un bond et dévisagea intensément la porte en bois. Quelqu'un ? Pourquoi quelqu'un ? Pourquoi hein ? il vienne pour quelqu'un ou pourquoi ? Ont il un pourquoi à dire à quelqu'un ? Et si le pourquoi de ce quelqu'un n'est pas quelqu'un qui dit pourquoi à un autre ? Hein ? Qui ne dit pas que ce pourquoi est quelqu'un ? HEIN ?
__Elle fit un pas puis deux. Tout se passa bien alors elle continua. Elle se dirigeait vers la porte et ses yeux venaient de passer au rouge. Les manches de son pull lui parurent bientôt trop petites, elle les attrapa et les referma sur ses mains, les mèches de ses cheveux lui tombèrent devant les yeux. Renversant certaines piles de papiers et de dossiers, elle se jeta sur la poignée de la porte et murmura certains mots inscrit sur le mur. De l'autre côté, on s'impatientait.

"Mademoiselle Orwell, ouvrez s'il vous plaît ! C'est la police.
- La police ? Poli ? ...ce ? Qu'est ce qu'ils veulent ?
- Nous voudrions vous parler mademoiselle. C'est à propos d'Eric Grange.
- Eri... eric ? Huhuhuhuhuhu... Pas là Eric, ah non pas là. Méchant homme, vilain, il voulait faire du mal à Grisou. Tutututut, mon Grisou ; pu là Eric, pu là - elle caressa le chat.
- Savez vous où il se trouve ? La famille n'a plus de nouvelles depuis plusieurs semaines.
- Sais pas, pu là vous dis-je. Méchant Grisou... non Grange ! Méchante Grange aha ! Y voulait jamais jouer, méchant ! Vilain !
- Mademoiselle, laissez nous rentrer."

__Elle s'immobilisa, les yeux aussi grands que deux balles de golf, et soudain elle tambourina sur la porte en hurlant.

"JAMAIS ! VOUS N'ENTREREZ JAMAIS ! ERIC PAS LA, MECHANT HOMME, PAS LA ! IL M'A DEMANDE POURQUOI, JE LUI AI DIT QUELQU'UN ! JAMAIS !"

__Elle courut dans la seconde pièce, renversant tout sur son passage et le dénommé Grisou – boules de pwal de son état – cracha contre la porte à présent forcée. Au passage, Charlie se saisit d’un pinceau qui passait par là et frotta ses deux mains ensemble. L’échauffement commençait. Ils allaient rentrer, alors à quoi bon. Elle saisit un pot de peinture noire et y trempa le bout du pinceau, l’appliquant ensuite contre le mur pour terminer le mot en cours.


F…O…L…


__On enfonça la porte.


F…O…L…I…



__Les deux hommes entrèrent et se précipitèrent dans la seconde pièce.


F…O…L…I…E.



__Pleinement satisfaite, elle sourit. Ils entrèrent. Elle se retourna. Et but le contenu du pot cul-sec. La peinture noire lui coulait le long des lèvres et sur le menton.



Ile.

<< C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous. >>


Découvrez Björk!


__Depuis combien de temps était elle ici, elle ne savait pas. Peut un mois, peut être trois ans, quelle importance. Elle attendait toujours que la porte de sa cellule s'ouvre et que l'on vienne nettoyer ses mains ensanglantées. Elle les frottait contre les murs en permanence ; c'était tellement marrant de voir les ongles se détacher un à un et ses doigts laissant échapper un flot de liquide rouge qui ne sentait rien sauf lorsqu'il séchait. Ils avaient bien voulut qu'elle garde son pull et s'en vêtisse chaque jour, chaque heure, chaque seconde, chaque saison et à chaque moment. C'était une protection. C'était un moyen d'échapper à tout en fuyant le rien.
__Ils l'avaient enfermé là sans rien dire, en annonçant le pire en silence. Malade était l'excuse. Folle, la vérité. Elle ne sortirait pas, elle ne sortirait jamais. C'était trop simple ainsi, il lui fallait faire ses preuves et rien ne se passait comme prévu.



________________"Rapport du médecin B.

__Premier symptôme : la violence.
__Le patient agresse tout et tout le monde, qu'il soit médecin ou simple patient, qu'elle les ait déjà rencontré ou non, qu'elle les ait déjà vu une fois dans sa vie ou pas. Cela finissait par devenir dangereux, nous avons du l'attacher à un lit et ne la faire sortir qu'après les autres ou en l'isolant du groupe.
__Deuxième symptôme : le régressement.
__Il lui arrive de pleurer et d'hurler sans que rien ne lui porte préjudice à cet instant. Cela se caractérise ensuite par des crises violentes que nos aides-soignants ont parfois du mal à contrôler. Nous l'avons bâillonné pour qu'elle évite d'agacer d'autres patients.
__Troisième symptôme : les hallucinations.
__La plupart sont nocturnes mais nous n'avons jamais pu définir réellement ce qu'elles contenaient car la patiente a toujours du mal à parler et s'expliquer.

__Le mieux serait encore de la changer d'établissement, le notre n'est pas conçue pour les personnes possédant ce genre de problème."



__Il pleuvait des cordes quand on enferma Charlie dans sa cellule. La jeune femme se laissa faire, enfin convaincu qu'elle ne pourrait pas s'enfuir, pas cette fois ci. Silencieusement, elle glissa le long du mur et s'assit le postérieur sur le sol, dans la poussière. La pièce n'était pas très grande, elle ne pouvait pas étendre ses jambes et cela la gênait. De plus, une bonne partie de la cellule était réservée au lit et au petit bureau, vieux mobilier de bois qui accueillait pas mal de souris, rats et autres rongeurs et insectes que Charlie trouvait répugnant. En face d’elle, elle pouvait se voir refléter les quelques lumières du dehors, tels les projecteurs censés protéger l’asile de toute sortie indésirable. Il faut dire que ce dernier n'avait pas été crée pour les vacances de ses résidents. Véritable et gigantesque bâtiment de béton, elle s'élevait dans la campagne, un endroit presque secret et affreusement bien gardé.
__Cette aventure ne dura pas bien longtemps. Elle ne dure jamais assez longtemps. Il avait cette femme dans la cellule d’à côté, qui hurlait jour après jour. Elle allait finir par la rendre folle. Alors Charlie avait tambouriné sur le mur, hurlant à son tour, les yeux exorbités, en mal, en manque. Dehors, elle sentait l’agitation des gardiens et leurs cris à eux aussi. Cela l’excita. Elle hurla plus fort encore. Et quand, excédé de tant de barouf, on vint ouvrir la porte et qu’elle aperçut le regard rageur d’un de ces gars en noir, la matraque s’élever au dessus de sa tête… elle n’hurla plus jamais.

Veille.

<< Coma : la mort comme si vous y étiez. >>


Découvrez Danny Elfman!



Elle crut apercevoir de minces flammèches qui s'élevaient dans l'atmosphère nocturne; multicolores, elles ondulaient dans le vide, sans support aucun, tournoyaient autour d'elle comme des poissons tropicaux piqués de curiosité. Leurs teintes chatoyantes, leurs formes étranges, leurs mouvements subtils, souples, sensuels même, hypnotisaient son regard. Ces courbes ondulantes apparaissent, se mouvaient dans l'air, puis, comme perdant leur souffle bref, s'estompaient dans l'obscurité aussi vite qu'elles étaient apparues. Ô, obscures lueurs d'espoir; vous éclairiez le sombre, assombrissiez le lumineux. Elles étaient le Mystère lui-même, lui et ses effluves aux exhalaisons d'incertitudes et de convictions, ces courbes aux gestuelles aliénées... Fascinée, elle s'octroyait alors la liberté de rêver, et, à cet instant, ne ressentais qu'apaisement.

Bientôt, elles disparurent toutes, comme elles étaient venues, s'effaçant dans le noir, comme effrayées de quelque cauchemar étrange.

Et le Noir. Sans fin. Sans Lumière.
Le Vide, le Trou, la Mort.
On nomme ce qui n'a pas de visage, ce monde est invraisemblable.

Mais enfonçons nous plus loin, tintintin..., plus loin, patatata............

MODE VEILLE.
APPUYER SUR LE BOUTON MARCHE POUR RELANCER.

Personne ne prit la peine.
Ce qui sembla quelques secondes dura une éternité.


REVEILLE.


Wahouuuu, c’est quoi cette verdure ? Ca sent le shit… non, pardon.
Ca sent la fleur, oui ! Voilà ! Ca sent la bonne fleur-fleur ! Ah… non. Ca sent… LE DONUTS ?

Et là, on dit quoi ?
On dit, on dit…

MAIS LOL QUOI !



Elle se jeta sur ce qui lui semblait être un apetissant donuts et tenta tant bien que mal de le séparer en deux, histoire d'en filer un bout au moineau qui lui tournait maintenant autour, mais il faut croire que la nourriture américaine à de cela qu'elle est fabriquée au pétrole, quand ce n'est pas en dollars. Entre ses mains grasses, le beignet perdait tout son sucre comme on perdrait des pellicules - ça y est, j'vous aie dégoûté ? - glissant pour échapper aux doigts boursouflés, abîmés, qui essayait vainement de la décapiter. Attardons nous un peu plus dans la psychanalyse d'un donuts. Tout d'abord, cette chose peu commune semble ronde et délicate, comme le serait un bouton de chemise ou le canon d'un révolver - absolument délicat je le conçois. Mais dans l'esprit donuts, c'est à dire sa moue tendre, on est livré à bien autre spectacle. Voyez-vous, extérieurement, un donuts est doux et délicat. Intérieurement, un donuts est loin d'être un tendre, au contraire même. Tout ce qu'il amuse, c'est de sembler appétissant pour être dégueulasse quand on a décidé d'y planter ses dents. C'est un peu de l'autodéfense amélioré et de la prévention à la fois. La preuve : goûter une fois un donuts un peu trop sucré et je peux vous jurer que vous ne ferez pas de victime avant ... Ouh ... avant qu'une étude soit réalisé pour vous ASSUREZ que ce donuts n'a pas essayé de vous tuer.

Croc, croc, miam miam donuts…
Mais… L’A UN GOUT DE PIERRE CE DONUTS !
Beurk.
Elle recracha l’infâme bout de caillou qui avait osé lui tendre un piège, l’insulta pendant une dizaine de minutes et le jeta en l’air. Ledit caillou effectua un vol plané plutôt réussit pour aller s’écraser sur… une matière molle et délicate.

Un Donuts ?

Un moignon. C’était un moignon. Un moignon trop mignon. Un moignon trop mignon qui hurlait "Besameeee muchooooo", c'était forcément un gentil et doux moignon, certainement père de famille, deux ou trois gosses, un résidu de doigt trouvé dans la rue qu'il avait adopté et une agréable et petite femme bien résolu à donner sa vie à son super-moignon-en-sucre.

Et sur ce moignon, il y avait un corbeau.
Un grand corbeau noir de ceux que l’on décrit dans les fables de La Rivière. Le genre de corbeau qui vous observe avec ces petits yeux noirs et perçant, fébriles, rougit par les maladies, déplumé à force de s’être battue, tout juste bon à manger, à dévorer, à s’empiffrer, à tuer…

Elle le regarde. Et grogne. Puis murmure…
« Alors … en diagonale, ça nous donne … « nouveau genre humain » … « renaissance » … « récompense » … « fierté » … « futur brillant » … « petits gâteaux secs dans le placard » … Petit gâteau ??? BINGO BRAVO !!! »

L’oiseau se mit à hurler, mécontent de tant de vacarme, elle fut renversé en arrière lorsqu’il s’envola et le regarda partir. De grosses larmes coulèrent sur ses joues.
Pourquoi y part ? J’ai rien fait. Il part aussi ? Reviens moineau, j’ai besoin de manger moi. Je veux manger, j’ai faim. Pis chui où d’ailleurs ? Pourquoi y fait noir ? Et puis ces ombres… qu’est ce que c’est ? Pourquoi tant d’ombres ?

Derrière elle, le carnage.
Devant elle, le carnage.
Les cadavres empilés sentaient le vomi et la décomposition.

Elle croqua dans un bras et mâcha en fermant les yeux la chair grise. Quand les jours passèrent, elle ne fut plus humaine devant tant de mort. Dans la mort elle-même, elle devint un monstre.

Un monstre qui s’…



Eveille.
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Lubie
Nouvel arrivant



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Messages : 10

MessageSujet: Re: Lubie [Validée]   Jeu 31 Juil - 15:23

Mille pardon pour le retard.
Mille pardon si faute d'ortographe il y a (sûrement).

Et bonne lecture =)
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Vincent
Chef des Ombres - Idole martyrisée



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Temps passé à Hollow Dream : Trop longtemps...

MessageSujet: Re: Lubie [Validée]   Jeu 31 Juil - 18:36

Shocked

A... outch...

Ca tourne vraiment pas rond chez les Chimères, ces temps-ci. Mais quel bonheur d'en voir une. ^^

Admirable fiche, chère Lubie - même si mettre du Danny Elfman pour me séduire, c'était un peu facile. Evil smile 4 Je ne sais pas très bien comment tu vas pouvoir jouer une chose pareille, mais vu la qualité du pétage de plomb, j'ai très envie de te voir essayer. ^^


J'aurais juste trois remarques à te faire avant de te valider, dans un ordre croissant d'importance:

- C'est un peu dommage qu'on ne sache rien de l'enfance de Lubie, si elle a un jour été saine d'esprit, comment elle s'est retrouvée à travailler dans ce musée nettement plus glauque que le pire des Halloween Town, qui c'est le méchant Grange et en combien de morceaux il a fini, ce genre de chose... Mais si tu veux laisser ça en zone d'ombre, fais comme tu veux. ^^

- La description physique de Lubie reste celle d'un être humain, pas ordinaire mais un être humain tout de même; elle n'a aucune trace de monstruosité plus visible, depuis qu'elle est Chimère?

- Elle n'a pas pu rester six mois humaine. Aucun humain n'aurait pris soin d'elle pendant tout ce temps, que ce soit à Hollow Dream (les gens sains d'esprit ont suffisamment à faire pour le rester sans s'occuper de Miss Donuts) ou dans le monde réel (la Sévu ne va pas claquer des milliers d'euros dans le maintient sous respirateur d'une folle furieuse jugée irrécupérable). Et puis, rester humain dans la Vallé demande une démarche consciente d'espoir, d'envie de rentrer. Pour ce que j'en ai vu, Lubie est largement au-dessus de ces basses considérations. Vu ta fiche, je suggère donc qu'elle se soit transformée pratiquement tout de suite après son arrivée; tu la jouerais donc après quelques minutes à peine de coma.
_________________
[†] R.I.P. [†]
sic
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Lubie
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Messages : 10

MessageSujet: Re: Lubie [Validée]   Ven 1 Aoû - 7:58

Alors, alors...

- Dans la description physique, j'ai rajouté les yeux sans pupilles (j'aime bien, c'est glauque et en plus on ressemble à un petit chimpanzé). Le pire c'est que j'avais tranformé mon avatar mais que j'ai oublié de l'inscrire sur la fiche, enfin booooon.... *se maudit*

- Et j'ai changé les temps de transformation. Deux minutes en tant qu'humain (le temps de remettre de l'ordre dans cette boîte crânienne délicate) puis vingt quatre secondes en tant que Chimère (pour embêter tout le monde).

Voilà =)
Et merci beaucoup de l'accueil (mais pensiez-vous - môsieur le tyran autoproclamé votre monstrueuse magnificieeeeence - que vous soyez le seul à apprécier les vertus d'un bon Elfman ? XD)
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Vincent
Chef des Ombres - Idole martyrisée



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Messages : 914
Temps passé à Hollow Dream : Trop longtemps...

MessageSujet: Re: Lubie [Validée]   Ven 1 Aoû - 18:39

Et maintenant, c'est modifié sur la fiche mais pas sur l'avatar. Smiiile

Je sais chuis méchant. Evil smile 3

Et en tant que grand tyran magnificient qui a fondé un forum très ouvertement basé (du moins au début) sur l'oeuvre de Maître Burton, je proclame qu'aimer Danny Elfman, c'est bien. Tu es validée mon enfant. Smiiile
_________________
[†] R.I.P. [†]
sic
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Lubie
Nouvel arrivant



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Messages : 10

MessageSujet: Re: Lubie [Validée]   Ven 1 Aoû - 19:51

Je m'en vais changer cet avatar ^_____^
Merci Papa U_U *s'incline et se sauve*
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Lubie [Validée]

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