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 [Lac] A la surface du ciel..

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MessageSujet: [Lac] A la surface du ciel..   Ven 11 Avr - 18:34

Valdus était sur le rebord du lac, du sang coulait le long de son dos et de sa nuque, a côté de lui une arme a feu, plus aucune balle, un couteau et quelques bandages par ci, par la...


Ses yeux mi clos, étaient plongés dans le vide et l'absolu. Il se rappelait..un combat? oui il s'était sortit d'un combat contre une de ces choses... une femme d'après ses souvenirs! Il avait fait ce que tout bon soldat aurait fait... rester en vie! Il avait courut, courut aussi vite qu'il avait pu! et sauter... d'une falaise? Peut être pas, mais de là où il était et vu la hauteur, c'était semblable...


Il avait marché, encore et encore! Puis dans un mouvement las, était tombé dans un lac, se laissant bercer par la douceur de l'eau. Puis il y eu la pluie, de l'orage qui nettoya ses plaies, les creusait parfois...Des feuilles, quelques cordelettes qu'il avait dans son sac de survie, et il avait fait des "pansements" en bon vieux guerillos..

"Quel jour on est?"

Fit-il délicatement, le bras tendu vers un fruit tombé au sol non loin, il grimaça en bougeant son bras, un os brisé? nan déboité..la douleur était différente.

"Encore un effort!"

Fit-il vaillamment, attrapant tout de même ce qui ressemblait à une pomme, il croqua délicatement dedans, la substance fruitée et sucrée, lui faisant frémir les papilles..

"Hum...ça fait du bien."

Puis, il entendit des bruits de feuilles écrasées qui se dirigeaient vers lui, il écarquilla les yeux, et serra les dents, tout en attrapant son couteau de combat...même si il savait que ce n'est pas avec ça qu'il allait arriver a quelques chose, au moins il ne mourait pas sans avoir combattu...


[libre]
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Tabissa
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Mar 15 Avr - 17:57



L’impulsion est parfois bien traîtresse !
Qu’est-ce sinon une inconstance du caractère ?
Une folie passagère qui se défie sauvagement de la raison.


Tabissa ne comprenait pas comment elle avait pu proféré ces sifflantes, était-elle vraiment à l’origine de ces pensées ? Non, elle préférait rejeter la faute sur l’imprévisibilité de son caractère. C’était moins lourd à porter sans aucun doute, et pourtant la marque laissée était indélébile. Il était indéniable qu’un changement s’était opéré en elle, un changement déjà profondément ancré dans son âme égarée.

La question était : quand ?
Quand cette plaie qui suppurait des sentiments très sombres s’était-elle ouverte ?

Elle était terrorisée, elle fuyait les autres parce qu’ils étaient trop imprévisibles, mais à cet instant elle ne comprenait que trop bien que la traîtrise s’était insinuée en elle à son insu.

Cet être à part la mettait en danger, cherchait-il à la tuer ? C’est la première déduction qu’elle fit, sinon pourquoi l’avoir isolée ? Pourquoi l’avoir arraché à la sécurité que constituait un groupe de trois personnes ? Il se servait de ses sentiments habituels, mais s’il avait cru la confondre ainsi, il s’était lourdement trompé… Elle restait tout de même esclave des instincts propres aux animaux, à savoir survivre coûte que coûte. Et là, elle venait de se jeter dans la gueule du loup, elle s’était aventurée obstinément au milieu d’un monde inconnu. D’ailleurs, chose étrange, la venue de l’automne coïncidait apparemment avec l’arrivée de l’être.



· Ce temps est triste…
Je suppose que si la tristesse avait un symbole, ce paysage lui correspondrait à merveille.
C’est si laid…
Les gouttes que pleurent les nuages ne purifient pas,
Elles enlaidissent, elles font pourrir la nature,
Le bois se gondole, se désagrège…
Le sol devient meuble, il menace d’engloutir les corps à chaque instant.
C’est le temps du désespoir…
Combien d’esprits humains vont céder ?
Céder à cette pluie glacée qui fait frissonner l’âme ?
Se laisser séduire par les sentiments trop sombres qu’inspire toute cette désolation ?
L’armée des Ombres va grossir ses rangs,
Qui sait peut-être les rejoindrai-je ?
Non… *

Les pas de Tabissa la menaient au gré de leur envie, elle ne cherchait pas à leur résister. Quelque chose en elle aspirait à apprendre à connaître la raison indépendante qui avait éclos dans son âme. Elle était irrésistiblement attractive, la jeune femme se méfiait, mais au fond d’elle-même elle ne pouvait s’empêcher de penser que cela faisait partie d’elle et que par conséquent cela ne lui était pas totalement inconnu… J’irai même jusqu’à dire qu’elle s’imaginait pouvoir le dominer. La prétention n’est pas un sentiment rare. La forme noire tapie au fond d’elle ricanait doucement de la stupidité de son hôte. Elle croissait sans cesse, déteignant sur tout ce qui l’entourait, le noir recouvrait peu à peu la lumière intérieure de Tabissa.

Elle arriva à la lisière de la forêt, elle vit une forme humaine plongée dans l’eau, le rideau de pluie lui donnait l’allure d’un spectre, la jeune femme frissonna. Les contours incertains donnaient l’impression peu rassurante que la personne était capable de changer de forme à volonté.


· Illusion ?
Tout se joue sur l’apparence, non ?
Si je parais faible et effarouchée, je suis perdue.
Le doute doit planer sur ce que je suis réellement.
Humain, Chimère ou Ombre ?
Jusqu’à ce que je sache à qui j’ai à faire.
J’aviserai… *

Tabissa s’arrêta à quelques mètres du lac et de… l’homme ? Elle n’en était pas certaine, elle allait devoir se fier à son oreille plutôt qu’à sa vue.

« Se baigner seul dans un lac dont on ne peut pas entrevoir le fond, même à un mètre de la berge ? Ce n’est pas très prudent…
On ne connaît plus l’apparence des bêtes…
Elles étaient de glace, mais maintenant ?
Je haïssais l’hiver, mais j’en viens presque à les regretter ces grandes étendues blanches…
Quand on commence à s’habituer, le monde change.
J’ai perdu tous mes repères, je suis aussi vulnérable que le premier jour,
Moi qui croyais avoir trouvé un équilibre,
C’était bien prétentieux de ma part !
Tout s’est chamboulé au même moment.
Je me retrouve au point de départ, peut-être encore avant le point de départ. »

La jeune femme rit tristement, puis nerveusement lorsqu’elle se rendit compte qu’elle venait de se révéler à un inconnu comme un être faible, l’esprit entre deux eaux, à la frontière du désespoir. Déjà à moitié dans le vide.

* Je ne suis même plus capable de feindre… Trop faible, trop impuissante. Entravée par le réalité. Je dois me taire, ou ne pas parler de moi. Je n’ai pas envie de mourir… Non, en fait je m’en fiche. *

« Qui es-tu ? »
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Mer 16 Avr - 15:07

La pluie descendant de ces nuages si sombre faisait du corps de valdus, une ombre tapis au sol, une ombre dont personne ne connaissait l'existence a par quelques personne, qui, ça il s'en douter, l'avait surement oublier.
Le bandeaux qu'il avait autour du crane empreigniez de çà sueur et de l'eau de la pluie, ruisselait le long de son visage meurtrie par le passe, de ces yeux bleu et limpide il observa la forme qui s'approcher de lui, écoutant les battement de son cœur qui ralentissait au file des secondes qui s'écouler dans se vaste terrain d'où l'eau était maitre, et dont lui était son esclave des plus loyale..

Ces vêtement, devenu noir avec le temps, déchirer par les quelques combat ravageur qu'il avait mener depuis qu'il était arriver faisait de lui, a vue d'œil, un homme des plus menaçant, ça barbe sur son visage commençait a pousser, pas le temps de prendre soin de lui et encore moins de faire briller l'étoile dans son âme!

Du sang couler de son ventre, un liquide fluide et faisant la différence avec l'eau de ce lac, plissant les yeux a chacun de ces mouvement qu'il essayer en vain de réaliser.
L'os de l'humérus, plus précisément, la tète humérale s'était déplacer de son axe, laissant le glène sans appuis, la douleur envahissant l'esprit du militaire était comme une décharge électrique dans son esprit désastre par les révélation de se monde sans stabilité! Comme la foudre frappant le tronc d'un arbre vieux de plus d'une centaine d'année..

D'autre blessure, beaucoup moins visible mettait le soldat parfait au tapis, ligaments, tendons du biceps..tout un panel sortie des meilleurs livre de médecine! Le soldat de l'ombre avait déjà analyser dans son esprit, toute les possibilité pour pouvoir se soigner sans l'aide de quelqu'un, mais, il aurait put y arriver si seulement, la Blessure de son abdomen n'était pas si grave.

Puis la forme dont il avait sentie l'arriver se trouver maintenant devant lui, une jeune femme apparemment, dessiner par les fine gouttelettes d'eaux qui tomber sur son crane, elle semblait humaine, mais dans se monde sans destiner, tout était bien possible!

Serrant toujours avec ça main valide le couteaux qu'il lui était si chére a son cœur, valdus, essaya de se redresser en vain..encore une occasion de perdu! trop de blessure, trop de douleur... Il était la bête blesser par le chasseur, la mort pouvais arriver très vite, et valdus savait pertinemment qu'il la verrais arriver, impuissant et sans defence..

Puis troubler il regarda la jeune femme qui parlait a voix haute, elle était si étrange...un démons sortie de la pluie ou au contraire un ange venue a son secourt? il n'en savait rien, mais si aurait put en rire, il l'aurait fait..il aurait rit de ça bêtise, la bêtise de croire au ange dans un endroits pareille.

Le sang continuer de se déverser, il était un peut plus sur le sol, ces jambe était quand a eux dans l'eau de ce lac, harceler par les pluie et le vent doux qui se profiler au fin fond de la foret présente sous ces yeux.


"qui je suis?"

Répondit-il avec grande difficultés a la question de l'inconnue, s'appuyant sur son coude valide, se redressant avec rage comme un animal sauvage, un spectre des ténèbres, un fauve sortie de l'esprit du néant.

"je suis..ce qu'on pourrais appeler un survivant.."


lançant un léger sourire carnassier! ne sachant pas qui il avait en face de lui, il préférer rester vigilant! si elle était bien humaine, il se présenterais comme il se doit, après une bref remise a niveaux de ce chacal autrefois tigre..
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Mirahil
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Jeu 17 Avr - 19:38

Il pleut, il pleut si fort.
Milles couteaux brûlants sur son corps.
La belle erre, un peu perdue, un peu rompue.
Elle a couru longtemps, elle a couru sans raison.
Les souvenirs sont là en elle, certains bien réels d’autres semblant appartenir à ses rêves. Et ça se bouscule dans son corps, elle se voit étendue à peine vivante, sur la neige là où jamais elle ne serait allongée.
Elle se voit hurler près de ce lac maudit. Soufre, elle sent l’odeur du sang mêlé à une neige sans cœur. Sans froid.
ET cela l’effraie puis elle oublie, par intermittence.

Il pleut, il pleut si fort que la pluie lave des instants, les révèle et les reprends, se joue d’elle et l’agace.
La belle a l’impression d’avoir eu une seconde vie, d’avoir vécu un vide, d’avoir rêver si fort que les rêves et les cauchemars reviennent à elle par bribe.
Des visages, des regards s’interposent, des appellations la bouleversent, puis elle oublie.
La nuit à pour elle cette horrible réalité, entre l’oublie et la reminescence, elle aimerait bien se stabiliser mais à peine le jour viens que son esprit semble tout perdre ou presque. Juste l’essentiel, juste cette petite touche grise qui la ronge, transparente, à peine un reflet….



« Moi j’aimais l’hiver, le froid et la glace. Une étendue en noir et blanc dure comme la vallée, dure comme le cœur des gens d’ici. Des gens brisés, des monstres à crocs ou des horribles ombres.
J’aimais l’hiver.
La pluie d’ici ne lave pas, pire encore, parfois on aurait l’impression qu’elle sali. «



L’homme se relevait, fier et dur, habitué à souffrir, habitué à ne pas croire elle le regardait se débattre, saignant sans larme, un peu comme un de ces grands rois disparus qui attendaient d’avoir fini la bataille pour mourir. Il ne pouvait la voir, peut-être même n’avait-il entendu le murmure de sa voix entre les flots et la myriade de douleurs, cri de son corps fatigué et battu.


« Moi j’aimais l’hiver… »

*Enfin je crois.*

« L’Hiver et ses grands blancs »



Elle se parle, léger murmure, presque inaudible.
Perdue dans ses pensées elle débarque près d’eux, sans se rendre compte qu’elle est là, qu’il y a quelques secondes elle ne l’était pas. Que ces gens elle ne les connaît ni d’Eve ni d’Adam, même si l’ombre lui rappelle un mauvais souvenir où elle aurait usé de ses crocs pour s’en défaire. Juste une impression lointaine, une idée qui reviens, une petite idée qui lui murmure de faire attention.

Il pleut, il pleut si fort, l'eau martèle son corps.



« Dis, celui que l’on pourrait appeler le survivant, tu n’aurais pas besoin d’un peu d’aide, histoire de rester ce que tu es, comme nous tous ici, un miraculé.
Parce que là en plus d’avoir l’air plus mort que vif, tu sembles bien près à t’écrouler. »



Langue sèche, Mirahil joue l’associable, des mots qui lui semble inspiré d’une autre et qui ne lui ressemble pas. Influence de Xarha ou défense alors qu’elle se sent faible ? Dans les deux cas, la prostituée de luxe parle comme une vulgaire putin, un pantin de bas étage. Sans se reprendre, le regard dur, elle se demande pourquoi elle est là près d’eux, comment elle s’est fourrée près de ces deux êtres alors qu’elle cherchait la solitude.

Tendue comme si on avait chercher à la tuer, la femme obsolète reprend son cœur, cesse d’avoir cette inhumanité si particulière, cette glace dans le creux de chacun de ses os. Elle se fait fondre, se détend, et peu a peu deviens ce qu’elle est. D’une voix d’une grande douceur elle parle à l’homme, le rassure.



« Nous ne te tuerons pas, sauf si tu restes là, tu as besoin d’aide. »


Elle jauge du regard la femme, puis l’homme. Ses yeux ont tous de suite vu l’état de l’homme, leur humanité. Sans même qu’elle ai besoin de réfléchir, son esprit de tueur à tout recherché, tout calculé afin d’être sur. Monstrueuse elle a même réfléchi à comment les tuer ou simplement à leur chance de survie si une bête les attaquait.

Monstre, monstre sans cœur elle était et seuls des petits bouts de ce qu’elle fut ombre la rende plus humaine
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Tabissa
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Mer 30 Avr - 17:26

Une voix grave et bourrue déchira le bruit des milliards de gouttes de pluie martelant le sol. Les mots qui parvenaient à la jeune femme étaient hachés. L’homme avait visiblement du mal à respirer et la montée d’adrénaline qu’il avait eue en entendant arriver Tabissa n’avait sans doute pas arrangé les choses. Il avait également du mal à se mouvoir, et si Tabissa avait été une bête ou une chimère elle l’aurait maîtrisé en quelques minutes.

* Es-tu sur de vraiment survivre ?
Le son de ta voix indique que tu es dans un bien triste état…
Tu ne survis sans doute pas pour longtemps, te sens-tu à l’agonie ?
Je te voue à la mort si tu ne reçois aucuns soins. Et sans un pincement de cœur je dois l’avouer : après tout on ne se connaît pas… Non.
Est-ce que tu joues avec moi ?
Non, tu ne feins pas de souffrir… Tu feins de ne pas souffrir et tu n’y réussis pas.
Sommes-nous tous les deux aussi faibles ? Ou bien te révèleras tu plein de ressources si l’on t’attaque ?
L’énergie du désespoir… Se battre pour préserver son insignifiante existence, même si ce n’est que pour quelques instants…
Pour sauver quoi exactement ? Son coma ?
Mon Dieu quelle ironie… On se bat pour continuer de vivre dans la peur et l’horreur.
Parce que si l’on ne se bat pas, on désespère et au lieu de mourir on devient éternel.
L’éternité dans la souffrance et le sang, quel bel avenir !
Ex militaire ?
Quoiqu’il en soit tu n’es pas dangereux,
Qu’est-ce que ça fait de savoir qu’on est un poids alors qu’on a l’habitude de combattre pour protéger les autres ?
Ca doit mettre un sacré coup au moral…
Ou bien tu es mort de trouille… Tu viens sans doute de te tirer de justesse des griffes d’une bête et là tu es en position de faiblesse.
Tu as réussi à t’en sortir et il a fallu que tu tombes sur moi, et tu ne sais quoi penser.
Qu’est ce que je suis ? Ca te tourmente j’en suis sure… *



La jeune femme s’approcha prudemment de Valdus de façon à mieux le voir, ce n’est qu’à un mètre de lui qu’elle put vraiment apprécier son état. Tous les muscles de son visage étaient crispés, douleur ou peur ? Il essayait sans doute de paraître fort… Elle nota le fait qu’il n’était pas dans la fleur de l’âge. Même s’il était plus aguerri que la plupart des gens qu’elle avait rencontrés jusqu’ici, il mettrait plus de temps à guérir qu’un homme de vingt ans.

Elle leva un sourcil en étudiant une à une ses blessures visibles. Celle qui l’inquiétait le plus était celle à la tête, les bandeaux qui enserraient son crâne était rouges et vomissaient des coulées sang sur son visage basané. -Ou bien était-ce la boue qui fonçait son teint ?- S’il perdait connaissance, ou bien si un mal de crâne lancinant le prenait et l’empêchait de réfléchir posément il serait à la merci du danger.



Deux solutions s’offraient à Tabissa : l’aider mais dans ce cas elle se mettait en danger, car en l’état actuel des choses il serait un réel fardeau si quoique ce soit de fâcheux survenait. Elle serait obligée de s’enfuir en le laissant derrière, il servirait juste à retarder les bêtes. En somme ce serait comme si elle n’avait rien fait. Ou bien elle pouvait s’en aller et le laisser se vider de son sang en oubliant qu’elle l’avait rencontré. Et pour être franc, la seconde alternative était plus que séduisante… La jeune femme n’avait aucune connaissance médicale, tout ce qu’elle pouvait faire c’était l’emmener au village et espérer qu’il s’en sortirait laissé aux bons soins de Mary –si tant est qu’elle se trouvait au village-. D’un autre côté si elle partait il risquerait – risque faible mais néanmoins présent - d’être en proie au désespoir ou serait en colère contre elle et il deviendrait une Ombre ou une chimère. Soit un partisan de plus dans les rangs adverses, un ennemi de plus à craindre.



Elle soupira : quelle plaie de sauver quelqu’un par obligation ! Elle ne pensait pas à lui mais à elle : si elle le sauvait elle se sauvait peut-être, donc il fallait le sauver. Mais elle grimaçait à l’idée qu’il lui témoignerait ensuite une espèce de « reconnaissance ». Parce que sa putain de reconnaissance elle n’en voulait pas ! Elle savait que comme tout être humain un peu éduqué, il se sentirait sans doute redevable et chercherait à la remercier en lui rendant un service. Ce qui impliquerait qu’il la harcèlerait longtemps en croyant bien faire -jusqu’à comprendre qu’elle ne voulait pas de sa putain de reconnaissance- alors que tout ce qu’elle souhaitait c’était qu’on lui foute la paix ! Il ne lui venait même pas à l’idée qu’elle puisse être tombée sur une espèce de connard égocentrique qui une fois soigné la traiterait comme une chienne sans intérêt. Il est bien sur évident qu’elle ne s’accommoderait pas non plus de cette conduite « moi-je », donc comment devait-il se comporter ?



Elle en était toujours à ses réflexions brumeuses : sauve - sauve pas lorsqu’elle entendit la voix de Mirahil.



« Dis, celui que l’on pourrait appeler le survivant, tu n’aurais pas besoin d’un peu d’aide, histoire de rester ce que tu es, comme nous tous ici, un miraculé.Parce que là en plus d’avoir l’air plus mort que vif, tu sembles bien près à t’écrouler. »



Elle sursauta et fit face à la nouvelle venue. Maintenant elle n’avait plus le choix… Il semblerait que quelqu’un décidait pour elle de ce qu’elle allait faire. Et même si cela ne lui plaisait pas franchement, ça lui épargnait mille tergiversations intérieures inutiles. En deux phrases elle venait de résumer la situation, Tabissa regarda la femme de haut en bas sans aucune gêne, il y avait peu de chances qu’elle soit médecin… Etait-elle humaine au moins ? Après quelques secondes de réflexion la jeune femme aux cheveux roux décida que oui. Ou alors c’était une bête vraiment stupide qui n’avait pas su profiter de l’occasion pour lui sauter dessus… Ou bien elle souhaitait jouer, et à un et demi contre un elle savait qu’elle gagnerait. Mais non.



« Nous ne te tuerons pas, sauf si tu restes là, tu as besoin d’aide. »


« Nous ? »



*Elle n’a pas douté une seconde que je sois humaine, hein ?
Qui a dit que je l’aiderai ? *


« Il me semble qu’une présentation même succincte ne serait pas déplacée.
Ca ne m’a pas traversé l’esprit de le tuer, et j’en étais à me demander si j’allais le sauver ou pas, si au moins il avait des chances de survie.
De plus ne vois sincèrement pas ce qu’il pourrait faire sinon rester là à attendre qu’ « on » décide de son sort, donc ça me semble bien inutile de l’avoir menacé. »



Son ton était dur c'est le moins qu'on puisse dire, mais elle n'aimait pas la tournure qu'avaient pris les choses. Quand on se sent menacé on fait parfois des choses stupides et il semblait à Tabissa avoir vu quelque chose briller dans la main de l'homme. Elle n'était qu'à un mètre de lui et même dans son état il pouvait lui enfoncer une lame dans la gorge ou dans le ventre Elle se tourna ensuite vers lui.



" Vous vous êtes battus avec quoi ?
En tout cas on peut dire que vous l'avez échappé belle... "



Enfin, joignant le geste à la parole elle l’attrapa par le bras et le remonta sur la berge tant bien que mal. Elle n'avait plus le choix on dirait...



« On ne vous tuera pas. Si l’une de nous deux l’avait voulu elle l’aurait déjà fait je pense.
Je m’appelle Tabissa. Et vous êtes ? »



Elle s’adressait maintenant aux deux personnes en présence.
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Jeu 1 Mai - 17:45

L'homme, était certes un vieux soldat, imbiber de courage et de haine qui se mélanger comme l'ancre se mélangeant avec une certaine fluidité, Il s'accrocher tout de même a ça vie.

Il regarder de ces yeux bleu les deux personnes qui se trouver devant lui, la pluie les masquer légèrement, telle des ombres, le vieux renard aux dents de tigre les observer, l'eau continuant de ruisseler sur son visage, le lavant de la terre, il resserra le couteaux de combat, aux dents d'acier quand l'une des "choses" s'approcha...


« Dis, celui que l’on pourrait appeler le survivant, tu n’aurais pas besoin d’un peu d’aide, histoire de rester ce que tu es, comme nous tous ici, un miraculé.
Parce que là en plus d’avoir l’air plus mort que vif, tu sembles bien près à t’écrouler. »


Il la Fixa, serrant les dents sous ces paroles... il n'avait pas le choix à vrai dire!!
Et puis même si il l'aurait, ça ne changerais rien, il crèverait comme un vulgaire rats dans ce troue paumer de ce monde futile, quelle ironie pour un homme qui avait toujours vécue pour survivre, et la il devait une nouvelle fois prouver sa force, et il n'en était absolument pas capable... Autrefois chasseur, il avait était le chasser...


« Nous ne te tuerons pas, sauf si tu restes là, tu as besoin d’aide. »

La douceur d'une voix féminine le fit réagir, desserrant les crocs, relâchant delicatement le manche de l'objet de ça survit, il Fixa avec une certaine intensité l'arme automatique prés de lui sur le sol, vide de projectile meurtrier... évidement! Le combat de la veille lui avait donner du file a retorde! il avait vider les deux seul chargeur de son fusil d'assaut contre la chose, et avait finis le combat avec son arme de poing a 15 coups! résultat de l'affrontement? il se retrouver ici a moiter mort se vidant!

Il ne parler toujours pas, regardant les deux femme, qu'il avait deviner par leurs voix, les écoutant échanger des paroles pendant un bref instant, comme si, tout d'un coup, il n'était plus que le spectateur d'une grande scène de théâtre mélo-dramatique.

"je.."

Il fut couper nette, s'écroulant au sol de douleur, le visage dans l'eau laissant ces yeux grand ouvert! son ventre...quelqu'un l'avait charcuter comme de la vulgaire viande, ces entrailles! ces entrailles le faisait souffrir de douleur, mais il ne laissa rien paraitre a par ça crispation.

Il sortie le visage de l'eau, rangea son couteaux dans une de ces poches spécifique de ça tenue et tendit le bras vers la rouquine qui c'était approcher de lui! elle le tira vers elle par le bras, serrant les dents évitant de crier.


" Vous vous êtes battus avec quoi ?
En tout cas on peut dire que vous l'avez échappé belle... "


Il se mis sur le dos, le visage devenu claire avec le déluge qui c'était abattu!
Ouvrant la bouche delicatement, l'eau de la pluie humidifiant ces lèvres et ça langue, il eu un léger frisson qui parcouru tout son corps, pour quelle raison? ... Surement l'arrivée d'une mort proche. Nan!! hors de question, il leva légèrement la tète, et regarda son corps, ces jambes, ces pieds emprisonner par des rangers noir et pleine de boue.


"On ma appris a survivre..et cette animal a faillit être le point d'interrogation dans ma vie...Je doit me faire trop vieux..."

Affichant tout de même un sourire, presque forcer. Puis, voyant "l'œuvre d'art" qu'avez réaliser son adversaire sur ça poitrine, qu'elle avait tout de même réussis a transpercer, son gilet tactique ainsi que son pare balle de 3 kilo, il fit tomber ça tète sur le sol, répondant a la question que la jeune femme lui avait poser

"valdus..."

Il leva son bras encore en parfaite état, par rapport a l'autre désarticuler, vers son visage et l'essuya, regardant ces mains, dans des gants noir et vert fermer par un scratch, sur le cote on pouvait y voir: U.S Army, tisser au file blanc, du sang tacher y était incruster! l'homme en entier ressembler a un hématomes sur patte, a par son visage, tout était a soigner

"militaire tout court...."

il leva ces yeux d'un bleu acier vers la rouquine, puis vers l'autre jeune femme, qui semblait un peut moins froide aux premier abord!

"enchanter de vous connaitre..."

Fit il tout en tendant son bras pour atteindre son fusil d'assaut, mais en vain, il abandonna, relâchant son bras, tombant lourdement sur le sol humide du lieux qu'il avait appris a connaitre, a force de voir les jour passer dans cette eaux qui nettoyer temps bien que mal ces plaies...

Des flashs de son combat revenait dans son esprit, se revoyant se faire balancé comme une vulgaire plume contre un tronc d'arbre, se faisant transpercer par une lame, ou serait-ce autre chose? peut importe, il se revoyait au même moment, dégainer son arme et faire feux sur la jeune femme, ressemblant plus a un animal qu'autre chose! La touchant deux fois par la même occasion. La faisant reculer certes, mais..son erreur fut de croire que ça avait suffit, elle se rua sur lui, attrapant le bras possédant l'arme et d'une main le désarticulant et se revoyant valser comme une danse macabre, a plusieurs mètres..

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Mirahil
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Ven 2 Mai - 20:16

« Nous ? «
« Oui nous. »

Murmure sans menace, elle ne doute pas. Ni de cet femme aux airs glaciales et impitoyables ni de cet homme à qui la mort sourit déjà. Comme une évidence, comme une absolue sûreté.
Elle se demande un instant d’où cela lui viens, peut-être à cause des cauchemars qui tard l'attaquent
L’homme se bat avec la douleur, espère encore alors que son état est plus que pitoyable. Elle s’approcha de lui, et le releva, tant bien que mal. L’aidant à se remettre debout puis le soutenant d’une épaule. Comme un fétu de paille, sans se soucier de son contentement, de ses grimaces ni du sang. Tabissa ne semble pas être médecin, elle non plus. Il faut aller au village ou trouver des hommes qui savent soigner les corps.



« Tabissa ? »



Une demande d’aide, Mirahil a réussi à le soulever mais elle ne pourra pas marcher en le portant, pas toute seule du moins. Le corps de l’homme est lourd, il blesse déjà son dos, elle le tiens serré contre elle. Le sang dégouline sur son corps en nuance de gris mais l’eau lave ce qui ruisselle, ne laissant qu’une légère teinte rosé par endroit.


« Je ne pourrais pas y arriver seule, Tabissa et je crois bien qu’il vaut mieux prendre le chemin avant que la malebête attirée par le sang ne revienne à l’assaut du grand survivant. Autant tenter notre chance de suite que d’attendre la mort. »


La mort, la si belle mort. Ses yeux se posent un instant sur le sol, une fleur écarlate écrasé par le gris et le sombre, par la boue qui l’assaille et la pluie qui la tenaille. Une fleur qui souris à celui qui la regarde mais que, pour rien au monde, Mirahil ne prendrait dans sa main. Connaissant trop son poison et ses capacités, à cette petite fleur toute mignonnette. Sans une once d’innocence mais avec de la cruauté à revendre. Si elle était encore de l’autre côté, elle la rangerait dans un sac pour l’utiliser plus tard et jouer à la faucheuse.


« Mirahil. C’est mon nom. Enfin ainsi que l’on m’appelle. »


La politesse qui reviens comme une bouée. Il est trop lourd, il ne faut pas que Tabissa tarde sinon ce sera elle qui prendra boue. Son nom, leur nom, tout sa n’a aucune importance. Juste le temps qui comme un sablier s’effile entre ses plaies. Juste le vent trop fuyant, qui ne la soulève plus et la porte. Juste sa transformation en humaine qui travaille son inconscient mais reconstruit son cœur et son âme. Juste cet homme près d’elle et celui qui l’attend loin, alors qu’elle ne sait qui il est ni s’il existe.
Et ses pensées bizarres parfois, celles qui la mettent en violence.
Dans ces grands moments de solitude où plus rien ne lui semble vrai.
Où elle doute même de son nom et de son existence.
Espère-t-elle avec encore suffisamment de force ? Oui, et cela en deviens insoutenable.
Se passe-t-il quelque chose là-bas ? de l’autre côté des rives du lac ?
Elle ne sait pas.
Elle vit encore, de cela elle en est sur, et c’est sa seule consolation.
La plus fiable, elle pense.



« Dis Valdus, Faut pas mourir tout de suite.
Pense à là-bas.
Comme c’est beau.
Sans pluie ou juste ce qu’il faut.
Sans neige sauf des fois pour que les enfants puissent jouer. Et les grandes dames danser en riant. »



Pas de grâce, un instant elle revoit Myst en oubliant ses traits d’ombre.
Elle la trouve belle, encore.
En oubliant le sang.
En oubliant tout, sauf ses pas qui se figent et restent quelques instants, marques éphémères.



« Faut attendre d’avoir finis sa vie là-bas.
Parce que c’est la magnifique promesse, et la plus terrible cruauté de ce monde.
Cet espoir.
Alors attends.
Ne te laisse pas chimère.
Ne te laisse pas ombre.
Sinon on devra passer l’arme sur ta gorge.
Tu comprends ? Agir comme des soldates.
Ni plus, ni moins.
Alors il faut que tu restes.
On t’aidera à marcher.
On t’aidera à survivre.
Mais c’est toi et toi seul qui devra combattre la mort.
La bestialité et le désespoir.
Violemment, droit dans les yeux.
Sans peur …
Et sans point d’interrogation …. »
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Tabissa
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Lun 12 Mai - 10:11

« Enchanté... »

* Vraiment ?
Qu’est ce ? De la politesse ?
Non, cela sublime la politesse…
L’essence de ces mots il la puise dans son désir de survivre.
Il veut paraître irréprochable, au cas où il soit tombé sur deux tarées qui le massacrent parce qu’il a oublié de dire merci.
Si t’étais si enchanté, pourquoi chercherais-tu à atteindre ton arme ?
Essaie donc de me faire avaler que c’est « au cas où »
Et pourquoi ne pas lui faire croire qu’ici il est en danger ?
Après tout la distraction est permise en ce bas monde…
Et elle l’est encore plus si elle est malsaine. *


On se dit parfois que les choses auraient pu tourner d’une autre manière… Valdus aurait pu se faire bouffé par la bête, déchiqueté férocement et ne resterait de lui que quelques bouts de chair sanguinolents. Sa carcasse éparpillée ferait office de pierre tombale et elle, elle ne serait pas là à regarder cet homme, cette esquisse de cadavre. C’aurait sans doute été mieux pour lui de prendre un aller direct pour l’estomac de la bête, pourquoi n’en est-il pourtant pas le moins du monde convaincu ?

« Quand on a le choix de mourir ou vivre un enfer on choisit l’enfer…
Pourquoi ?
Tu aurais pu voir les crocs blancs de la bête autrement, plutôt comme une délivrance que comme un supplice.
Une douloureuse délivrance…
Un doux supplice...
Non, car il y a ce putain d’instinct de survie…
On se raccroche désespérément à la vie, parce qu’on a peur, peur de l’inconnue, peur d’oublier, peur de devoir tout recommencer.
Non, mon passé, ma vie m’appartient.
Quoi, tu crois que tu disposes librement de mes souvenirs ?
Que tu peux les déchirer, les jeter au feu comme un bout de papier et m’obliger à les regarder se consumer dans l’âtre ?
Dégage faucheuse de mes deux,
Je ne pars pas aujourd’hui, ni demain…
Je veux l’immortalité, je ne veux pas être rien.
Prends le lui !
Prends mon voisin, mon ami, mon amour !
Qu’est ce que ça peut bien me foutre, qui tu veux mais pas moi !
Je te donne mes enfants en pâture,
Rassasies toi de leur chair qui est la mienne, de leur sang qui coule dans mes veines…
Tu crois que tu peux tout effacer ?
Tu crois que tu peux m’effacer des mémoires, tu crois qu’un jour on m’oubliera ?
Que je ne serai qu’un grain de poussière voletant au milieu de milliers d’autres particules ?
On ne me verra qu’à la lumière du soleil et on me chassera d’un revers de main, peut-être même, ô Sainte horreur que je serai coincée dans les poils d’un balais ! Et si je finissais au fond d’une poubelle ? Si je faisais une crise de claustrophobie, si je voyais les parois de fer grises se refermer autour de moi comme un étau ? »

Tu auras beau griffer les murs, te briser les ongles sur la pierre en hurlant que non, non, tu as vécu pleinement alors pourquoi tant d’injustice ? Pourquoi tu vas être oublié ? Parce que tu vas être oublié ! Les gens qui ne sont pas oubliés ce sont les connards ! On oublie pas les gens qui font le mal, on raconte ce qu’ils ont fait en disant : « tiens prends en de la graine, ça ne doit pas recommencer… Ca ne recommencera pas ! » Raté, toujours raté, paroles dans le vent ! Ils croient pouvoir remodeler le monde avec des mots alors qu’ils ne savent pas planter un arbre, un fruit, une fleur ! Alors ô grands maîtres de l’esprit comment vous en sortiriez vous ici ? Des connaissances acquises dans les livres, dans les journaux, dans le discours des autres. Parce qu’on s’imagine pouvoir comprendre le fonctionnement des autres alors qu’on ne se comprend pas soi-même.

« Après tout tu es un militaire, tu as peut-être l’habitude du sang…
Mais sans doute pas du tien !
Hmm, maintenant tu sais ce que ça fait…
Tu sais ce que tu fais.
Après tout tu n’es pas bien différent de l’animal,
La seule différence c’est que tu ne tue pas les hommes pour te nourrir.
Tu le faisais parce que… parce qu’on te l’ordonnait ?
Par conviction ?
Alors ici tu dois être bien emmerdé, tu dois les mettre de côtés pour pouvoir survivre. »

Elle sourit férocement, c’était sa punition pour tout le mal qu’il avait fait sur Terre. Ici on recevait son juste châtiment, parfois au centuple… Tiens, tu as cru pouvoir agir impunément, ici tu n’es qu’un jouet à torturer et hmm que c’est bon de te torturer…

* Cela dit je tiens à la vie…
Et je ne vais pas te laisser crever comme ça… *
Elle s’approcha du soldat et se plaça entre lui et l’arme. Il aurait fallu qu’elle soit complètement folle pour ne pas prendre cette précaution minimale.

« Au cas où le message ait mal été interprété :
Je vais t’aider.
Mais ne crois pas que j’y trouve une quelconque satisfaction personnelle,
Et ne crois pas non plus que ce soit par pitié.
Mirahil on va le prendre chacune d’un côté et le soutenir…
Si tu n’as pas de blessures trop douloureuses aux bras s’entend ? C’est vrai, nous n’avons que trop tarder…
Le temps est notre ennemi. »

Elle s’accroupit à côté du blessé en prenant délicatement son bras gauche. Le pente était un peu glissante mais le fait que les pieds s’enfoncent dans la boue était un avantage dans ces circonstances. Elle pouvait avoir un appui à peu près stable.
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Ven 16 Mai - 1:18

Les pas du fauve tourmentant les abisse aurrait fait trembler les plus grande armer, si son corps ne se vidais pas de sont sang, jaillisant, puissant, si seulement il avait eu la force de ce mesurer a ce titant, que meme les grand sparte des divines terre aurrait put faire reculer, mais le jour, le soleil s'etant coucher sur ces deux etre, plustot, dans ce monde tourmenter, cette pluie qui c'etait abattue sur le visage de ce guerrier, l'avait empecher de bien voir la bete humaine se jeter sur lui, ces yeux voyant, ne voyait plus..Tourmenter, une absolue veriter se lisait dans ces yeux, la veriter de la mort.
Mais, oui le "mais" etait de vigueur, dans les poumons, le coeur, l'ame meme, ne voulait guere mourrir, ces yeux d'un bleu pluvieux regarder maintenant la belle femme Mirahil, l'aidant a le faire marcher, ces pas, ces pied emprisonner par ce cuire, emprisonner comme dans une prison faire d'acier et inviolable, lui donner des pas lourd, des pas qui ecraser la boue et l'herbe autrefois pure, maintenant souiller de ce monde faite de chimere et de survivant...


"Mirahil...c'est...beau..."


Avait il fait echapper de ca bouche, finement dessiner malgrer ca barbe qui avait pousser et qui lui donner une impression de bete, de fauve, une bete innebranlable, faite de chaire, d'os..de force, de puissance..
De son mental d'acier, il faisait appuyer jusqu'a plus, ca jambe encore intacte pour aider la jeune femme, qui donner plus qu'il ne le meritait pour l'aider, a survivre, a etre vivant..a vivre parmis eux..
Le bandeaux autout de son crane s'echapper, comme l'ombre dans un chateaux qui s'echappait de son antre a la vue d'une petite bougie qui monter les escalier froid, et qui render le noir..claire..Le bandeaux..tombeant sur son visage, glissant le long de son nez, fin, puis par le vent et la tempete qui se levait alla se nicher sur la manche de la femme, au regard de glace et d'ombre..


Ces cheveux, salle, d'un brun fonder, carressant maintenant le bas de la nuque de valdus, son front entier, etait maintenant cacher par ces cheveux, precedemant degager par ce bandeaux, racontant toute ca vie!
Puis il regarda une nouvelle fois, l'arme faite d'acier et de plastique d'une force exemplaire! c'etait son enfant, son patrimoine, il avait suivit toute la vie de se fauve, avec cette outil, il avait tuer encore et encore, arracher la vie si simplement, avec une telle faciliter, appuyer sur la detente, et tuer! aucun remort, surtout aucune penser pour ce qu'il avait fait, sinon c'etait la folie assurer! le fauve virant au chacal si il penser a l'effet que faisant de voir la mort t'emporter loin de la terre..loin de tout..


"mon...mon arme..prenez le..c'est..la seul chose que j'ai encore ici...et partout a la fois.."


dit il tout en crachant une voler de sang qui finis ca course pres de ca jambe, tachant une nouvelle fois, ca tenue de tueur...
puis il tourna la tete vers la jeune rouquine


"Que..dite vous..."[/center]

[center]avait il essayer de placer entre quelques phrase que lui cracher comme du vulgaire venint au visage du soldat, il rabaissa les yeux a ces dire, regardant dans le vide, aucune penser lui traverssant l'esprit...enfin si, une et une seul..une compilation de meurtre


"je tuer pour proteger... c'etait mon devoir"


dit il, aidant mirahil un peut plus, et par la meme occasion tabissa qui venait de se metre pres de lui, aider l'etre mis mort, mis vivant a survivre coute que coute...


"jespere...j'espere, que vous ne m'aider pas par pitier... car si telle et le cas, je prefere mourrire ici, que d'etre trainer comme un fardaux par vous..."


Ces yeux limpide figer comme de la galce vers le visage de tabissa...
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Mirahil
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Dim 25 Mai - 10:54


« On peut être mortel ou immortel, tu le vois pas ce choix devant nous : celui d’être ombre, chimère ou de rester vivant. Les monstres ne meurent pas, jamais, même dans les bons films d’horreur. Tu peux en être, quand tu veux. Après c’est un choix : risquer ta mort à chaque instant mais garder espoir de revenir dans ton corps là-bas, ou te laisser entrer dans les bras de cette putain de vallée, obéir à ses ordres et nous attaquer là, maintenant ! Et tu seras immortelle, magnifique dans ta robe fantomatique ou une espèce de chose poilue, horrible monstrueuse qui pensera qu’à nous dévorer. Tu peux nous mettre en danger tout de suite, tu peux nous tuer tout les deux afin de ne jamais être ce grain de poussière. Tu veut l’immortalité, prends là. Non ? Alors bon sang fais preuve de volonté, laisse pas cet homme désespéré avec tes palabres. On peut réussir, on peut sortir d’ici, sûrement d’ailleurs pour se prendre dans un balai là-bas, sur terre.
Tabissa ne pense pas à cela maintenant, crois en toi en nous, suffisamment ou tue nous ! »



Sa voix est dure, peut-être, pourtant elle l’aurait imaginé plus douce. Ses mots tranchants et peut-être agressifs pourtant ils auraient voulu se faire joueur et maternels. Peut-être était-ce les mots de l’ancienne ombre qui l’avait fait sortir de ses gongs. Ses murs qu’elle voyait déjà dans cette vallée. Elle était prisonnière, PRISONNIERE. Et cela elle ne le supportait pas, elle ne l’acceptait pas. Effrayée en permanence, là voilà la vérité. Sauf qu’au bout de 8 ans, la peur se calme mais reste là, glacée, gelée dans son cœur.
Un instant la belle frissonne. Regarde le vide devant eux, puis celui qui se tient derrière. Le sang de l’homme est lavé, juste une nuance de rouge à peine visible sur le sol.



« LE temps est notre ennemi. »


Les mots de l’ombre restaient là, elle les retournait encore et encore dans sa langue. Bordel ! Sa faisait combien de temps qu’elle avait 17 ans ? Combien de temps qu’elle était là ? Et combien de temps elle y resterait ?


« La pitié, soldat. Sa n’existe pas. Soit on aide, soit on n’aide pas.
La pitié s’est l’arme du faible, quand il imagine plus tard avoir besoin de secours.
Ce n’est pas la compassion qui rend fort.
Non.
Ya pas de pitié, faut pas la chercher, ni chercher de raison.
Je n’ai pas besoin de compassion, pour me grandir. »



Elle jeta un coup d’œil à Tabissa.


« Et elle non plus. »



Elle a repondu même si ce n'était peut-être pas à elle que l'humain parlait .... Tabissa malgré tout lui semblait proche, de la même école.
Puis elle commença à avancer, entraînant les deux autres dans sa marche lente mais sure, elle ne voulait pas tomber, pas glisser : elle n’était pas sur de pouvoir se relever après.
Puis comme pour s’excuser elle murmure :



« La pluie, cette pluie, c’est insupportable.
Mieux que le froid peut-être.
Mieux que le sang sur la neige qui reste, reste.
Sa lave tout, et si sa nous lavait nous ?
Si nos péchés disparaissaient ? Les ruines de notre existence ?
On voit plus de ses monstres rouges, ses créatures qui n’ont jamais été vraiment humaine, ces chimères détestable, ni se sombres apeurées, qui se cachent tout le temps et qui te torture avec leur voix et leur esprit. On les voit plus. Serais-ce le début de l’ère de l’espoir ?
Peut être on va tous pouvoir disparaître et se réveiller là-bas. Je me demande s’ils ont pris soin de mon corps … Je me demande ce que je vais faire là-bas.
Mirahil, tu l’aimes bien ce nom ? C’était le nom d’une catin, une prostituée que l’on m’a donné. Une tueuse, comme Mata Hari. Pourtant ce nom, malgré sa je préfère le garder, le garder avec moi. Je pourrais changer, hein, mais je ne préfère pas … »



Elle ferme les yeux un instant tout en continuant de marcher et, sans s’en rendre compte, sans rouvrir les yeux elle évite une branche. Puis elle les rouvre et se rend compte qu’elle les a fermer.


« Dis vous n’avez pas l’impression que depuis la pluie on connaît mieux la place de chaque chose ? Je ne me souviens pas être passer par là, pourtant il me semble très bien connaître l’endroit non ? »


Et ses yeux interrogent les deux autres, sans que son pas ne ralentisse, sans que sa marche ne s’arrête.
Elle a changée.
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Tabissa
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Mer 28 Mai - 18:10

« Revenir dans mon corps… Dans quel état est-il ce corps ?
Qu’ont épargné les obus ? Tu Les crois indulgents ces meurtriers ?
Ils m’ont déjà envoyé dans le coma… Pourquoi ne m’y laisseraient-ils pas ? Tu sais ce que m’a appris cette vallée ?
Que ma vie était moins pitoyable que ce que je ne pensais…
Mais il est trop tard pour regretter.
Nous humains, on n’est jamais satisfait !
Mais vous tuer ? Quel intérêt y aurais-je ?
Je n’ai pas soif de sang…
J’ai soif de vivre, tu comprends ?!
J’ai envie de revoir le soleil, pouvoir apprécier le pluie qui ruisselle sur ma peau !
Je veux RIRE !
Pas une fois, non pas une fois je n’ai ri depuis mon arrivée ici !
[….]
Je veux bien essayer de croire en vous…
Mais je ne peux croire en moi. »

Ils reprennent leur lente marche. Est-ce qu’il va s’éteindre dans leurs bras le vaillant soldat ?
A-t-il assez de volonté pour perdurer encore ?
Et s’il survit, si elles réussissent à le sauver. Combien de temps gardera-t-il forme humaine ?
Tant de questions tournoient dans la tête de Tabissa, tournoient comme des vautours…
Mirahil parle, sa voix est douce. Les mots semblent vrais dans sa bouche, comme si aucun mensonge ne pouvait prendre naissance entre ses lèvres.
Ce n’est pas un ange non…. Les anges n’ont pas de place en ces lieux tristes et sombres !
S’ils atterrissent ici, on leur brûle les ailes ! On les roue de coups, parce que le bien n’existe pas…
On les punit de leur gentillesse, de leur beauté éclatante, de leur pureté… Ils déchoient, et on les laisse crever…

« L’ère de l’espoir…
Et si elles conspiraient ?
Peut-être essaient-elles d’endormir notre vigilance, pour mieux nous surprendre !
L’optimisme… J’ai oublié comment penser ainsi, j’ai oublié tant de choses !
Les bêtes sont traîtresses !
Mirahil… Pour nous ce que tu as été importe peu…
Ce qui compte c’est ce que tu es aujourd’hui, devant nous.
Tes erreurs passées, oui, la pluie les a sans doute effacé…
Cette vallée absout tous nos pêchés…
Ou alors elle nous en fait commettre de plus grands. »

* Toujours ce gouffre au milieu de mes entrailles…
Toujours il m’aspire.

De quel droit ?
J’ai envie de hurler. Depuis mon évanouissement, c’est étrange…
Tout paraît irréel, à la fois connu et inconnu… *

« Oui, je ressens ça aussi.
Mais je ne dirais pas que je connais mieux la place de chaque chose.
Juste, une impression de déjà vu, de vécu.
Je suis las de cet endroit.
J’ai l’impression d’en être imprégnée vous comprenez ?
Alors que...
Alors que j’y passais peu de temps.
Je n’avais d’yeux que pour une certaine personne…
C’était mon espoir en chair et en os, qui me permettait de garder la tête haute.
Mais elle m’a laissé, et je suis seule, à supporter le poids de mon corps et de mes pensées.
C’est trop lourd, je ne peux plus tenir seule.
Je suis comme une vieille que l’on aurait privé de sa canne.
Et je…
Chaque seconde me rapproche de ma mort.
J’avance vers ma tombe…
Mais, en moi.
Je ne sais pas pourquoi je dis tout ça.
Je ne me connais plus.
Les sentiments qui dominent mon cœur ont changé.
Je suis une étrangère dans un corps d’étranger.
Je crois que je deviens folle, peut-être la raison me quitte-t-elle…
Après tout, il vaut mieux être fou que de comprendre ce qui nous entoure.
La vérité est parfois trop dure à regarder en face.
On joue l’enfant, on se cache les yeux ou l’on fait semblant de ne rien voir.
On n’a plus de responsabilité ici…
Juste celle de rester humain !
Humain, humain, ça n’a aucun sens !
L’humain de la vallée n’est pas l’humain du monde des vivants…
Notre sensibilité est exacerbée, ou elle se terre au plus profond de nous.
Il n’existe pas d’équilibre !
L’horreur ou la beauté aveuglante,
La douceur ou le meurtre… »
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Mirahil
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Mar 8 Juil - 19:29


« Ton corps, là-bas, le mien. Et si quand on revenait, on ne retrouvait plus qu’un corps handicapé, avec juste la possibilité de cligner de l’œil pour dire oui.
Deux fois pour dire non.
Il n’y a personne qui m’attend là-bas, a part mon corps peut-être en morceau, peut-être déjà en partie mort.
Moi aussi je rêve de soleil et de rires. Moi aussi je rêve, je rêve, et je rêve encore, sans pouvoir retourner là-bas.
Nous sommes humains et ils ne nous restent que nos rêves.
Juste nos rêves pour survivre.
Alors qu’est-ce que l’on peut faire d’autre que de rêver, de croire encore.
Parce que peut-être que malgré tout notre corps vit encore et nous attend vide.
Deux fois pour dire non.
Je l’entend cette menace et je ne peux rien faire d’autre que d’espérer le contraire.
Tu veux rire mais là-bas tu ne pourras que cligner peut-être.
Tu as soif de vivre là-bas, mais peut-être que là-bas ce n’est pas vivre mais survivre dans des conditions pire que maintenant.
Alors il nous reste quoi ? Rien, tout est pillé, tout est question ! Il n’y a rien de sûre, aucun mur pour s’appuyer, aucun couloir mais un grand dédale, un labyrinthe. On croit attendre la fleur au milieu mais on se perds et on s’enfonce, de plus ne plus loin.
Peut-être même que la fleur est vénéneuse pourtant on l’embrassera avec la même ferveur.
Des fois je me demande s’il ne vaudrait pas mieux abandonner l’idée de repartir."



L’ombre est là derrière chaque mot, présence invisible. C’est la première fois que l’humaine se prononce contre son désir le plus cher. C’est la première fois que ses pensées s’éclaircissent sur ce sujet, et cela la blesse, la laisse un brin tremblante. Elle a peur de ces mots qu’elle vient de prononcer, elle a peur de ces idées qui la tourmentent, et qui n’étaient pas là, pas aussi forte, avant …


Le fil de ses pensées est détruit, par un poids plus lourd, elle courbe l’échine. Elle est forte, puissante, la tueuse, mais pas de la force brute, pas celle qui porte durant des heures, pas celle d’un homme ou d’une chimère. Elle est humaine et femme, musclée mais sa force brute n’est pas si puissante. Elle menace de s’écrouler mais se rattrape et continue de porter, le corps plus lourd. La catin se demande un instant s’il vit encore, les cadavres sont toujours plus lourds. Mais un frisson dans l’échine de celui qui ne tiens plus son esprit ouvert lui démontre le contraire.

Elle force sur son corps pour l’emmener, réduisant ses forces à vive allure. Bientôt il ne restera plus rien, même plus la force de marcher pour survivre seule, il ne restera plus loin …
Tant pis, elle a pris ce chemin, avec lui, poids énorme sur son corps affaibli. Elle a pris le chemin, elle le suit….



« Réveille toi, tu dois, sinon on y arrivera jamais. »

Il ne peut pas, alors elle continue.

« On est loin encore tabissa ? »



Question dans le vide, elle sait. Ils ne sont plus si loin, mais il reste du chemin, dur chemin.


« Chaque seconde te rapproche de la mort.
Accroche toi à elles, cela s’appelle la survie. Nous sommes juste ici pour survivre, pas vivre.
On ne peut pas vivre ici, même pas rire sans détourner les yeux et surveiller ses arrières.
On ne peut pas rire ni même chanter, ni danser, ni aimer.
Parce que ceux qu’on aime disparaissent, c’est logique, sinon cela veux dire que le disparu c’est nous.
Il ne doit pas y avoir d’amour, cela serait égoïste.
Pourtant, pourtant est-ce que l’on doit suivre les règles Tabissa ?
Est-ce que l’on doit juste vivre et non survivre ?
La logique voudrait que l’on dépose inconscient cet homme, qu’il serve d’appas si jamais viens une bête. Pourtant on ne le fais pas.
Il n’y a nul doute alors.
Nous ne sommes plus vraiment humain.
Mais nous le restons tant qu’il reste de l’espoir. »



Des hommes, ceux qui espèrent, toujours, toujours. Mirahil ne voit même pas comment elle pourrait cesser d’espérer, cesser de rêver, ce n’est pas dans l’ordre des choses, pas dans son ordre …


« Nous ne sommes plus tout à fait humain.
Arriver sur terre nous seront différents.
Tous pareil, l’âme tachée.
Dans nos yeux on pourra lire la pluie et la neige, et le soleil aura du mal à se faire de la place.
Mais nous restons des hommes.
Pas des monstres à crocs ou à langue de venin.
Pas des horreurs qui n’ont plus rien d’autre que la faim.

Même meurtri nous avons une chance là-bas que nous n’avons pas ici. »
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Tabissa
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Dim 13 Juil - 16:50

« Un corps paralysé… Oui peut-être. Mais au moins, là-bas, nous serions en sécurité. Pas à l’abri de la mort et de la souffrance c’est vrai. C’est notre lot à tous, qu’on soit riches ou pauvres, femme ou homme… on souffre ! Mais comparé à ce qu’on endure ici, c’est le Paradis !


Imagine une seconde pouvoir t’endormir l’esprit tranquille. Savoir que le lendemain quand tu ouvriras les yeux, même si tu es à l’hôpital, tu croiseras le regard de quelqu’un qui te veut du bien. Pas une bête sanguinaire, pas un humain que tu sais pouvoir perdre à tout moment et qui te rappelle immédiatement le danger qui rôde. Simplement, un ou inconnu qui essaie de te sauver. Pas par intérêt, en te sauvant il ne se dit pas : « il faut l’empêcher de mourir, un humain en moins, non, nous sommes déjà trop peu ». Juste comme ça, parce que « je te connais pas, mais ce serait con que tu meures ! »

La jeune femme dévisage Mirahil, elle sent quelque chose d’effrayant derrière ses paroles. Ce n’est pas un discours qu’elle veut entendre. Elle aimerait se boucher les oreilles. Tant pis pour Valdus, qu’il s’écroule dans la boue, ça n’a aucune importance ! Elle veut juste fuir l’angoisse qui la ronge, l’angoisse que les mots de Mirahil incitent à s’enraciner un peu plus. Mais fuir où ? Et elle se rend à l’évidence, l’évidence que le même prédateur se cache en elle. Et qu’attend-il pour sortir ? Pour se montrer ?


*Abandonner l’idée de repartir… Jamais ! Non il ne faut pas, on doit se battre ! Contre quoi ? Contre moi. C’est moi le danger, mon pire ennemi. Est-ce que je suis censée me suicidée ? Avoir déjà attendu deux mois, et céder, se tuer ? *


Elle suit le rythme imposé par Mirahil, il n’y a pas de temps à perdre. Il meurt… Doucement la vie s’en va… A chaque expiration… Un peu de force s’échappe, libre, enfin… Et Tabissa est lasse, à quoi bon le sauver ? Comment être sure qu’il ne va pas se transformer d’une minute à l’autre ? Que la tristesse qui émane de nos mots ne l’a pas envahi, tué…


« Je ne sais pas… J’ai l’impression que cela fait une éternité que je ne suis pas passée par ici. Pourtant ça ne fait que quelques jours. »


Etrange…


« Le laisser aux bêtes ? C’est sans doute ce qu’il y a de mieux à faire. Mais ce serait… bestial comme comportement non ? Si on fait ça, est-ce que tu ne crois pas que toi et moi on se rapprocherait des créatures que l’on hait tant ? Aider les autres, c’est s’aider soi même, se prouver qu’on est différent, qu’on n’a pas perdu cette capacité à aimer, à aider. Si tu ne le fais pas pour lui, fais le pour toi. Pour te rassurer. C’est… un allié de plus. On le sauve pour éviter de perdre un humain. Une vie trop précieuse. »

Je cherchais marie…


Mais pourquoi tout à coup ça n’a plus tellement d’importance… »


Des larmes coulent le long de ses joues.


· Mais qu’est ce qui m’arrive... Pourquoi est-ce que je pleure ? Sur Marie, ou sur moi. Sur cet amour qui disparaît, qui se remplace quasiment en haine… pourquoi en haine ? *

« Il se passe des choses étranges. Pas seulement autour de moi. Plutôt… à l’intérieur. "


Elle regarde sa compagne d’infortune. Toutes deux furent Ombres, le redeviendront, s’oublieront peut-être.


« Les règles… Elles sont là pour être transgressées non ? Si on se plie aux règles, c’est que l’on accepte la vallée. Et si on l’accepte cette vallée… Est-ce qu’on ne fait pas alors fatalement partie d’elles. On devient ses créatures… On ne doit pas s’attacher les uns aux autres n’est-ce pas ? Pas comme je l’ai fait. Cette vallée m’a apporté quelque chose, mais en fait… c’était pour le plaisir de me voir souffrir à mourir quand elle me la ravirait. Toutes les bonnes choses sont pourries à l’intérieur, destinées à faire du mal à tout ce qui les entoure quand elles les périront. Suis-je si stupide pour ne le comprendre que maintenant ? Alors, on n’apprend jamais de ses erreurs ? Toujours on se berce d’illusions, on ne voit que ce que l’on veut voir. Oui, comme tu le dis, on rêve… Mais au fond ce rêve il abaisse notre garde, et lui aussi nous trahit. Alors, on est pris au piège ?! »


Le corps pèse sur son épaule, ses pensées la tourmentent, l’affaiblissent.
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Mirahil
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Ven 1 Aoû - 20:59


Mirahil écoute et sa différence avec Tabissa lui broie le cœur, l’achève, la glace d’un profond désespoir.
Tabissa peut vivre là-bas. Mirahil juste survivre.
Car les regards sur elle ne sont jamais sans arrière pensée, du désir, de la passion mais aussi de la haine. Une prostituée de luxe à toujours du succès, qui rime avec une vie très dangereuse lorsque la prostituée se laisse à espionner.
Survivre c’est le lot de tous, survivre quand on a de la vie. Là-bas elle n’avait qu’une vie de survie ou elle volait celle des autres. Une vie comme celle de l’ankou, avec le risque de perdre la sienne.
Dormir l’esprit tranquille elle ne connaît pas. Le regard de quelqu’un qui te veut du bien, oui, mais rares regards, souvent de la convoitise. On ne la sauvera que pour son corps dresser à tuer, dresser à se faire désirer, pour son esprit calculateur et sa mémoire gigantesque, pas par simple bonne volonté.
Son esprit se perd, un étau la broie, si froid qu’il la brûle. Elle n’arrive plus à respirer, elle manque de s’étouffer. Le désespoir est là, si proche, pour elle s’est la première fois. Pour l’humaine elle le découvre, il danse devant ses yeux pourtant fermer pour se concentrer à la tache. Pourquoi les ferme-t-elle ? Il s’incruste dans ses paupières, elle rouvre les yeux, sa vue est floue comme si une couche de glace était juste sur ses pupilles. Elle a froid mais rien ne la protége.
La pluie est là, elle coule entre ses lèvres entrouvertes, pourtant dans la bouche de la grise elle a le goût de la neige rouge du sang d’un autre. De la neige qui craque, et incendie sa gorge.
Les dames gémissent en cœur, toutes autour de la belle, seule le rire de la sombre viens à son oreille. C’est le rire de la vallée qui se joue d’elle, de la vallée qui la gagne. Elle ne se donnera pas, non, elle ne s’offrira pas en fête. La rage l’assaille désormais et sa force semble décuplée, elle allonge le pas, portant plus que sa voisine pour l’alléger et pour s’offrir bataille.
Il ne faut pas.
Pas.
Pas.
Trop tard.

Trop tôt.
Elle retrouve la force de se battre alors que Valdus semble reprendre vie. Elle a toujours froid mais elle oubli le froid, sa vue encore floue deviens plus nette, plus sûr. Le gel qui s’était engouffré en elle semble détruit par cette unique pensée : elle doit vivre, survivre. Pas par intérêt, pas par désir, mais parce que instinctivement en elle, elle se le doit. Comme si demain il y avait un chemin à prendre qu’elle ne pourrait prendre qu’en vie.

Il faut vivre. Vivre pour ne pas s’offrir, vivre comme survivre là-bas.
Et rêver d’un autre monde.
Oui vivre pour pouvoir rêver.

Mirahil ralentie un petit peu, perdant sa rage son désespoir, sa bataille, gagnant sa vie au prix de ses forces, qui s’amenuisent à chaque instant.

« Il faut vivre. Quoi qu’il advienne.
Pour l’unique raison qu’il faut gagner. Quoi qu’il se passe.
Comme il faut transgresser les règles et se plaire à aimer, à haïr, se plaire à rêver.
Même si demain le rêve s’achève, un papillon qui s’envole et qui retombe, presque aussitôt, une flèche en plein cœur.
Un rêve ne trahi pas, parce que même s’il part et qu’un goût amère affaibli notre bouche, dans notre cœur il reste son espoir, son espoir d’être raviver. Un rêve peut revenir et partir à la charge du monde. A nos côté, lors du combat.
Un rêve peut pourrir mais jamais il n’encombre, jamais il ne blesse, car quoi qu’il arrive, dès sa naissance il devient immortel. Il reste peuplant les rêves quand nos paupières enfin s’alourdissent. »


Et puis soudain elle parle d’une voix étonnée.

« Je crois aux rêves. »

Une découverte pour elle, même si bien sur avant elle les adorait, elle n’y croyait pas avec cette force.
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Tabissa
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Ven 15 Aoû - 15:24

Mais une ombre plane sur le beau rêve de s'évader...
Tabissa ne peut se défaire de cette peur, cette peur qui ne semble pas affecter Mirahil.
Ou elle voudrait y croire : cette peur si puissante que la jeune femme préfère feindre son inexistence. C'est peut-être plus facile de faire semblant. Une porte close au désespoir, un bouclier... Un bouclier de fantasmes, de rêves... fragiles. Deux mois.
Comment deux mois pourraient-ils suffire ?
Ne serait-ce pas fou, idiot peut-être, de croire, juste de vouloir croire que la guerre serait balayée en un souffle...
Tant de haine et de fureur accumulée chassées d'un revers de la main en deux mois... quand le jour où commençait le lent décompte, Londres tremblait sous les bombes.

Les mots sont tout contre les lèvres closes de la femme. Ils griffent la chair, ils veulent sortir... Ils ne peuvent se taire éternellement.
Tabissa a la gorge sèche, un abcès qui suppure de la douleur au creux de la bouche. Si elle entrouvre les lèvres, du pue coulera des commissures de ses lèvres... Infectera la partie inférieure de son visage.
Les secrets existent pour être brisés. Les sujets brûlants sont là pour enflammer les foules. Mais elle a peur, si peur de se détruire, de les détruire, Mirahil et elle, par juste quelques mots.
C'est si puissant les mots, on l'oublie parfois, on ne les contrôle pas. C'est l'interlocuteur, c'est Mirahil l'Ombre en devenir qui décide du sens réel que Tabissa aura voulu y mettre.
C'est son imagination, c'est le rêve, car il est partout.
Il colle des œillères sur les yeux de son compagnon de vie et il lui dicte la vérité telle qu'il la perçoit. Et son avis devient La Vérité.
Traversé d'un éclair de génie, vous comprendriez qu'il faut séduire le rêve, pour qu'il vous devienne favorable.
Ça parait facile, il est dans le mensonge, dans l'imagination de l'autre, mais il peut aussi bien se foutre de vous.



La dictature du rêve.

Le dictateur est-il nécessairement arrivé au pouvoir par un coup d'état ?
Le monarque Sincérité qui gouvernait ce monde de connections neurologiques était-il mauvais ?
Non, je crois qu'il avait de bonnes idées pour son peuple. Seulement il nourrissait une utopie : l'équilibre entre les traits de caractère. Chose possible, disons envisageable dans la seule mesure ou le corps est isolé. Où évènements tragiques et évènements heureux n'interfèrent pas. Autrement out est en constante évolution, tout est sans cesse à refaire... Rythme de travail effréné, ouvriers à bout... qui clament qu'ils n'ont pas le temps de vivre ! Ils ne font que manger, travailler, dormir... copuler pour les mieux lotis ! Et encore, à la va vite après avoir englouti le déjeuner en 2 minutes 39 secondes chronomètre en main !
Alors on défile dans les rues, dans les veines... On effleure tout juste l'équilibre et quelque chose se produit, le château de cartes s'écroule.
Et ça n'en finit pas de jurer dans les hautes sphères de l'échafaudage : « Bordel, la dernière pièce ! La dernière ! »
Appelez les architectes, les fondations de l'ancien château sont caduques ! L'architecture est à refaire, dépassée ! Le progrès n'arrête pas ! Vite, accélérez la cadence, j'ai bon espoir que cette fois-ci soit la bonne : j'ai trouvé l'équilibre parfait.
Les ouvriers vous diront qu'il trouve à chaque fois l'équilibre parfait... Que la petite étincelle qu'il lui manquait pour atteindre la perfection, il l'a enfin attrapée ! Emprisonnée dans un bocal, entourée de ruban adhésif, enfermée dans un coffre fort, cadenas à clé, cadenas à code, dernière salle du plus haut gratte ciel d'un quartier de haute sécurité à l'autre bout du monde, porte blindée, murs en titane...

La goutte d'eau qui fait déborder l'océan... Ils se mettent en grève, tant pis pour Tabissa, trop c'est trop. Et ça part en vrille à l'extérieur, on ne comprend pas pourquoi tout va mal, mais c'est pourtant très simple : le cerveau ne suit plus... Il va falloir changer quelque chose dans notre vie, sinon la folie va tout ravager, elle est là toute proche, juste derrière la porte. Continue encore un peu dans cette voie là et la porte cèdera irrémédiablement...

Pendant ce temps là, dans la boîte crânienne...

REVOLUTION ! Mes frères, levez-vous, défendez vos droits ! Non à l'esclavagisme ! Qu'elle aille se faire foutre ! Ses larmes sont utiles à nos cultures : qu'elle pleure ! Son sang est notre eau : qu'elle saigne ! Sa douleur notre répit : qu'elle souffre ! Et quand bien même elle mourrait... on goûterait enfin au repos : qu'elle crève !

Le rêve...

Le voilà, je le tiens...
Il s'est imposé de lui même, dans la nano-société qu'est la cervelle.
Il a été élu à la majorité... Vous le connaissez ce désespoir, quand on est face au mur et que dans la brèche les imbéciles s'agitent : 1 h de moins, un peu moins d'impôts ! Mais à droite : 15 h de moins, augmentation énorme !
Et à gauche : Tous égaux ! Même eux, même moi, nous travaillerons main dans la main ! ET MOINS ! Dans un monde meilleur ! ET MIEUX PAYES !
Vous voyez la foule en délire se presser derrière les sauveurs ? Apatés par des promesses...
Laissez nous rêver.

Il est là le dictateur avec son sourire ravageur et ses tournures de phrases envoûtantes. Il pourrait dire : suicide collectif demain 14 h, défenestrez-vous ! Ils diraient tous amen. Ils disent tous amen.
Ils réconfortent par les mots, et c'est tout ce dont ont besoin ses neurones : le rêve.
Née pour rêver.
Havre de paix qui sera toujours là, même si le monde s'écroule.

Alors laissons la rêver.
Avant que la médaille ne dévoile son autre face. Cauchemar.



Est-ce qu'elle a le droit de lancer sa pensée crue, tranchante, ainsi dépouillée de toute fioriture, en pâture au désespoir de Mirahil ? A-t-elle le droit de casser le fil de son espoir ? Juste pour lui inculquer ses propres convictions ? Non, de quel droit le nourrirait-elle ce désespoir ! De quel droit influerait-elle sur son avenir, accélèrerait-elle le processus de retransformation en Ombre...


« Est-ce que... Est-ce qu'on idéalise pas le monde des vivants ?
Moi qui le haïssait... J'en viens presque à l'imaginer en rose et bleu, avalanche de sourires et de mots gentils...
Ce n'était pas ça... Ici c'est pire, oui. Mais... J'ai peur de me bercer encore d'illusions. Toujours...
Non, le rêve c'est... Un refuge pour lâches. Mon refuge. Je n'ai fait que ça... fuir. Et aujourd'hui...
Ca tourne au cauchemar. Dans la réalité. Ca infecte aussi le rêve !
Toute cellule.
Tout. 
Et la guerre, la guerre... Si on se réveille maintenant, quitter une horreur pour une autre ?
A quoi bon ?
Non... Ne m'écoute pas... Là-bas au moins, on a une chance d'y réchapper... »

* Tu n'en crois pas un mot. Y réchapper ? Une fois déjà tu as failli y passer, pourquoi pas deux ? Ton corps doit déjà être dans un sale état, comment une infirme pourrait survivre en temps de guerre ? *

Ses mots sont hachés. Sa pensée a du mal à s'organiser, elle à l'exprimer. Tout n'est que brouillons, ratures. Ses idées ont changé. Des résidus d'anciennes perdurent, des esquisses d'autres viennent ébranler doucement les convictions d'aujourd'hui.
Animal fragile. Plus que jamais elle est sans défense face à cela. Face au renouveau.
Promesse d'avenir, mais de quel avenir ?
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Mirahil
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Dim 17 Aoû - 13:24

La dictature du rêve, si l’humaine avait entendu les pensées de Tabissa sans doute aurait-elle palie, blanchie.
Si blanche, comme l’ombre derrière l’humaine à ses côtés ; si grise, comme l’ombre derrière son propre regard ; sans doute serait-elle devenu translucide de nouveau, sans espoir. Comment un rêve peut-il être dictateur ? Comment cela se peut-il ? Même l’humaine le devinait, même l’humaine. Mais cette attaque aurait blessée l’ombre, surtout l’ombre. La Mirahil aveugle avec ses rêves dans chacun de ses gestes, chacune de ses foulées.
Comment un rêve peut-il être dictateur ?
La question n’est pas là, elle est dans son contraire hélas : Comment un rêve peut-il ne pas être dictateur ?
Les rêves aveuglent, les rêves font figure de dictature. Un homme rêve d’un monde meilleur, plus fort et si son rêve est fort il se fera dictateur pour le faire partager, à tous sans concession. Un rêve animait Hitler, un rêve de perfection, peut-être même un complexe au fond de lui. Ce rêve a changé s’est durcie, est devenu plus fort, plus puissant, plus prenant. Ce rêve était le véritable dictateur, et si le symbole portait la moustache, il ne fut pas le seul. Il y eu ceux qui hurlèrent sur son passage, qui portèrent la croix gammée et qui dansèrent sur les cadavres de ceux qui ne partageait pas ce rêve. Un rêve écrasant, un rêve entreprenant qui éloignait tuait torturait ceux qui se refusait à son emprise ou ceux qui de toute façon était bannie.
Un rêve dicte, on peut passer à côté, on peut lutter contre lui mais il a la même force que le cauchemar qui réveille toute les nuits, qui angoisse et qui garde son impact sur celui qui tente de dormir.
On peut rêver le beau mais finalement tout se détériore.
Peut-être la vallée n’était que cela : un rêve. Un simple rêve de perfection qui a muté tout doucement.

Heureusement que Tabissa a tu ses pensées, heureusement qu’elle n’a pas émis la grande vérité que l’ombre et l’humaine n’était pas prête à entendre : elles se disaient libres, toutes deux, libres. Pourtant l’ombre affirme qu’elle suit ses rêves, qu’elle est dicté par ses rêves, sous le joug de la dictature de ses pensées emmêlés. Peut-être alors n’y a-t-il aucun espoir de liberté, peut-être même que ce mot n’est qu’une chimère.
Ou peut-être qu’être libre, c’est choisir ses chaines et s’y tenir.

La dictature du rêve, quel génie, quel horreur absolue.
Car même les rêves sont des traitres.
Des traîtres.

Heureusement que l’ombre blanche s’est tue. Sinon elle aurait plongée sa sœur dans un désordre profond, sans espoir. Qui aurait-elle pu suivre alors ? Si même ses rêves mentent, lui mentent. Si même ses rêves l’enferment. Une prison tissée de ses amours de ses peines, qui l’entourent, la brusquent, la touchent et la rassurent. Des rêves qui la bercent mais qui restent rempart contre sa liberté.

Si seulement la liberté était là contre elle, dans ses bras. Si seulement l’ombre pouvait s’envoler, battre des ailes et être l’ange de son oiseau. Si seulement ses ailes quelqu’un les lui avait fais pousser.

Tabissa avait gardé silence, comme pour la protéger. Sentait-elle a quel point elle aurait blessé sa sœur ? Sans doute. Surement plus durement que la grise avait blessé la blanche. Pour sauver d’autre, pour sauver d’autre …
Aucune blessure ne peut s’avérer douce, nulle blessure ne peut se refermer complètement, il reste la cicatrice même minime.
Peut-être ne l’avait-elle croire humaine pour lui offrir une chaleur, un espoir. Peut-être ….
Ou pour l’enfoncer plus profondément encore …



« Il faut se battre.
Pourquoi ? Tout le monde se pose la question, beaucoup se trompe, peut-être moi aussi. Mais je ne crois pas.
Parce que la vallée nous a donné un but ultime : survivre.
Parce qu’il le faut car jamais il ne faut baisser les bras. Ne jamais succomber, être forte, être dure.
Il faut gagner la bataille, le défi.
Tout simplement parce que perdre nous ferait perdre notre identité, chose qu’on n’a le droit de nous enlever, de nous changer.
Il te faut gagner Tabissa, regarder le défi droit dans les yeux et ne jamais plié. »



Comme un baume sur la plaie, elle espère : celle qui est derrière au côté de la mort, celle qui a baissé et qui n’est pas encore. Celle qui doit attendre son temps avant de revenir. Mais c’est bien l’humaine qui parle, avec une force dans la voix.


« Jamais.
Etre une lumière que rien ne peut éteindre, que rien ne peux abuser.
Regarder le monde droit dans les yeux, regarder tes faiblesses, tes blessures.
Rester dure, une pierre pour que les autres s’y adossent.
Mais plus encore, plus encore, il te faut être. »



Les yeux de la grise ne quittent pas le chemin en face d’elle, son cœur suit son destin sans que rien ne puisse la détourner. Son visage semble plus calme moins tourmentée, elle semble tranquille alors qu’une bête pourrait venir, alors que la mort caresse les traits de l’homme qu’elle porte.
Elle ne semble plus aussi fragile qu’auparavant.



« Tu dois faire plus, être plus.
Tu dois accepter le défi et te battre, mais aussi lancer un défi à la vallée.
Un défi dur, bien plus dur qu’une simple survie. Tu dois vivre. Vivre.
Etre un soleil et irradier tes couleurs à ceux qui sont à tes côtés, inconnus, ennemis ou amis. Tu dois être plus fort qu’eux tous réuni, tu dois les faire sourire, leur faire du bien. Une roche avec un joyau à l’intérieur comme celle qui cache des cristaux. Avec un joyau qui fera résonner leur cœur.
Tabissa, il ne faut jamais perdre.
Jamais.
Certains parleront d’honneur, d’autre de dignité, d’autre encore de force.
Mais la raison est simple, il ne faut pas. Point final.
Relever le défi.

On a souvent dit que les femmes étaient faibles, pourtant elles ont porté le drapeau rouge. Elles sont monté sur les barricades, elles se sont laisser aller. Sans force, sans espoir et pourtant elles ont fait gagner la révolution.
On les appelle liberté. »


Pensées qui divaguent qu’elle dit à voix haute. Pensées qui la porte, la soutiennent. Un drapeau rouge comme le regard d’une chimère en rage, un drapeau comme la lutte des hommes pour la vie, un drapeau couleur sang comme le leur qui s’étalle dans la vallée, lavé par l’eau. Il ne reste plus que les nuances, il faudrait le brandir haut et fort. Il faudrait le porter. A plusieurs. Ou seule.
Un drapeau comme une fin, comme un début. Comme son destin qu’elle n’imagine pas encore. Qui ne lui reviens pas.


"Liberté.
Liberté.
Il suffirait d'être libre.
De croire en soi.
De croire en notre choix.
Est-ce si difficile? Est-ce si terrible ?"



Les libertés meurent toujours, devant ou derrière les barricades. Mais cela elle ne le dit pas. Parce que seule l'ombre le voit. parce que l'humaine n'ets pas encore prêt au sacrifice.
Soudain elle murmure.


"Y-a-t-il une chance tabissa, une chance pour les hommes ?
On se reveillera dans un monde, l'ancien. on arpentera les rues, on verra des animaux que l'ont pourra caresser. Bien sur on aura vieilli, on sera moins belle, moins forte.
Mais nous aurons gagner.
Même si un coup de ocuteau dans une ruelle sombre nous achevera, ou simplement une chute, une rupture d'anévrisme ou une crise cardiaque.
Nos yeux pourront voir d enouveau notre monde.
Et cela nous rechauffera le coeur. une bouffée de chaleur et de bien être.
Rien au monde ne saurait être plus beau.


il faut se battre.
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Ven 12 Sep - 10:09

* Survivre ? Est-ce que tu crois à tes paroles ?

Le but que la vallée nous a donné, qu’elle s’est donnée, qu’elle nous enfonce dans le crâne jusqu’à ce que l’on soit persuadé que nous l’avons décidé… c’est l’éternité.

Une éternité de vie, mais pas sous la même forme. Sous la forme d’un monstre abject ou est-ce simplement sous la forme de la vraie vie ?

Manger. D’abord ils jouent avec leur proie, parce que c’est la seule distraction qu’ils connaissent… Ils la torturent, lui laissent entrevoir une échappatoire et la piègent. Puis ils recommencent, la regardent s’épuiser avec un sourire carnassier aux lèvres. Et puis quand celle-ci à bout cesse de se battre, il est temps de lui donner le coup de grâce…

D’abréger ses souffrances et de dévorer sa chair, son esprit.

Dormir. Ils somnolent dans leur désespoir ou leur haine, ils s’immergent en ces sentiments comme dans l’eau et ils s’y prélassent… Leur refuge de toujours, le seul endroit qui voudra toujours d’eux. S’ils se sentent blessé, ils y accourent, pas pour se guérir, pas vraiment pour y chercher du réconfort. Ils sont juste là parce que ce qu’ils ont subi fait grandir leur désespoir, le rend plus puissant et à leurs yeux il est comme les bras d’une mère aimante.

Ils croient aveuglément en lui et l’idée d’une trahison ne les effleurent même pas, d’ailleurs comment un sentiment pourrait-il trahir ? C’est eux qui le nourrissent mais ils se persuadent que celui-ci a une vie propre, qu’il est plus intelligent qu’eux, qu’il est leur guide… *



« Notre identité ?

Qui es-tu, toi, Mirahil ? Tu n’es plus que l’ombre de l’humaine qui vivait sur Terre sans se soucier de la vallée.

Tu as changé, j’ai changé, et c’est ce qui fait qu’on survit. Car un humain qui reste désespérément fidèle à lui-même en ce lieu… il meurt ! Et tu le sais, je ne t’apprends rien.

On a évolué, et certainement pas en bien. On ne pense qu’à survivre, mais explique moi pourquoi ?! Pourquoi est-on attaché à cette vie de fuite permanente ?

Le réveil c’est presque une utopie ! Il frappe au hasard exactement de la même manière que frappe la mort. A cela près que la mort finit toujours par venir, il suffit de patience ! Quoiqu’ici tout est bouleversé… la mort n’est plus maîtresse.

Demande moi qui je suis !

Je te répondrai : « Tabissa ». Mais ça n’a plus aucun sens ! Ce prénom allait avec un caractère, une personnalité qui ne sont plus…

Aujourd’hui je ne sais pas qui je suis ! »



Des larmes coulaient le long des joues de la jeune femme, chargées de sel et d’incompréhension. Pourquoi moi ? Pourquoi moi ? La question que tout le monde se pose elle ne cessait de harceler Tabissa !

Le défi, elle n’avait jamais eu l’âme d’une combattante, elle avait toujours choisi la fuite, l’indifférence. Si seulement elle avait pu éprouver du plaisir à tenir tête à la fatalité, si elle avait pu comprendre que cela pourrait la sauver, lui donner une raison de lutter. Mais elle trouvait juste ça ridicule, la révolte contre quelque chose d’abstrait. Pour elle c’était comme se battre à l’épée contre le vide, c’était juste être fou.

Elle ne parvenait pas à saisir le comportement de ces lutteurs acharnés contre la Vallée.

Et les mots de Mirahil lui échappaient totalement…



« Je n’ai pas cette âme moi.

La révolte, le désir de survivre ce n’est pas inné chez moi. »



Et pourtant son corps disait le contraire de son esprit… Il avait survécu à la folie de sa mère, à ses coups, à son rejet. Elle aurait pu garder des séquelles psychologiques de cette maltraitance ; bien plus graves que ceux qu’elle portait inconsciemment aujourd’hui… Mais elle s’était battu avec acharnement et s’en était tirée.

Chaque fois qu’elle avait fui, de chez elle d’abord pour une chambre de bonne, à Londres ensuite… c’était pour sauver sa peau. Et cela quoiqu’elle en dise, elle était encore humaine, et l’instinct de survie elle l’avait, du moins elle l’avait eu. Elle ne se rendait pas compte que ce désir de vivre était fondamental chez l’humain, chez tout animal, et que si elle ne l’avait plus c’est que l’Ombre prenait de plus en plus de place en elle.

Et pire encore, elle l’empêchait de s’en rendre compte…



Sa chute était proche et elle ne le sentait pas. La chute de l’humaine dans les abîmes, et l’ascension triomphale de l’Ombre qui s’en délectait déjà.



* Liberté.*



Elle visionnait la scène. Les femmes montant à l’assaut avec pour seule armure leur rage, la bouche grande ouverte d’où s’échappaient des hurlements effroyables. Elles avaient le visage de la haine, la volonté de vivre, la fièvre de vaincre. Tout ce que Tabissa n’avait pas. Et elles gagnaient, est-ce que sa perte n’en était que plus fatale ?



« Tu sais pourquoi je ne peux pas me battre ?

Parce que je ne sais pas contre quoi je lutte, je ne connais pas mon ennemi. Pendant la révolution, pendant toutes les guerres, l’ennemi était désigné. Par une nationalité, une religion, il avait un visage ! Notre ennemi à nous est en nous, il est nous ! Est-ce qu’on doit se suicider pour le vaincre ?! Pour lui échapper ?! Si tu sais comment faire… Dis le moi Mirahil !

Dis le lui ! »



Elle avait crié.

Elle regarda le fardeau entre elles, qui se mourrait, qui était une bombe à retardement et qui pouvait très bien leur exploser entre les mains. Devenir chimère, ombre et les bouffer ! Et pourquoi pas ?! Ils n’avaient pas d’état d’âme, alors qu’elles aient essayé de le sauver, il s’en foutrait pas mal et c’est certainement ce qui ferait sa force !



« Oui c’est difficile ! Je dois relever le défi ! Je sais tout ça !

Et j’essaie, mais j’ai l’impression que tous mes efforts sont vains ! Le désespoir revient à la charge, de plus en plus souvent ! Suis-je vouée à devenir une Ombre ?

C’est comme si j’étais au fond d’un gouffre et que j’essayais de remonter… sauf que les parois sont lisses et j’ai beau m’arracher les ongles, les faires saigner sur la pierre, je suis coincée au fond… Condamnée à mourir ! C’est ça que je ressens ! Je me sens piégée ! …

Est-ce que tu as peur de moi ? Moi oui !

Alors si je n’ai plus confiance en ce que je suis, comment est-ce que je peux lutter ?



Irradier de la lumière que je ne possède pas ? J’aimerais ! J’aimerais aider les autres si ça peut me sauver, mais je n’ai rien à leur donner. Mes sourires ne reflètent plus aucune joie, et mon regard glacé n’apaise personne… »



Sa voix se casse…

Des toits de maisons se dessinent, la pluie battante les fait onduler, semble leur donner vie.



* Oui ce serait beau de mourir banalement… Sans doute.

On y est presque. Finalement je peux peut-être lui donner quelque chose à cet homme… Un toit, certes je ne pourrai pas lui prodiguer de soins mais quelqu’un d’autre s’en chargera ce n’est pas grave. *



Elles étaient maintenant à l’entrée du village, trempées jusqu’à l’os, mais en vie.



« On y est. »
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Mar 14 Oct - 3:52

Sous la pluie le guerrier a la surface du palais qui allait lui ouvrir les portes en directe de ça mort ce rapprocher de plus en plus, chacune de ces blessure, gouter peut a peut sur le sol de ce lieu qu'ils parsemaient ensemble, le portait-il par aide? pitier? une futur amitié? ou un futur gardien contre les force du mal si il s'en sortait..


Malgré les douleurs incessantes, le soldat continuer, avec une douleurs divine, a placer un pied devant l'autre pour marcher et pour ne pas abandonner, des flash dans son esprit arriver sans cesse comme des train a grande vitesse venant heurter son cerveaux, a chaque coup un flash! a chaque coup un battement du cœur plus fort, faisant monter l'arrivée de sang jusqu'à son cerveaux, grimaçant, gémissant de douleur, étouffer par des gicler de sang qui se tacher sur le sol et venant ce mêle a l'eau de la pluie geler, il serra même par moment les vêtements de chacune des deux femme par crise de douleur cérébrale? physique? peut importe il avait mal il souffrais...

Avait il au moins une fois dans ça vie de combattant souffert au tend? avait une fois dans ça vie, était autend... malmener par la divinité qui mener ça vie de chacal!


Paf!! un nouveaux train a grande vitesse venait de heurter son cortex cérébrale! Bien sur que oui! bien sur que oui il avait déjà souffert! bien plus que la normal même. des visage inconnue surgit dans son esprit, une immense tour de cristal, valdus et en tenue costard cravate, attendant devant une porte métalliser, le col serrer, les yeux river vers une femme passant dans un couloir, il emboite le pas .... PAF!! un nouveaux choc cérébrale!

Les yeux s'ouvre délicatement, il vois le sole, la pluie, les deux jeunes femme échangeant un discours, il essaye de les aider mais il et encore bien trop faible pour essayer quoique se soit, ces yeux se referme naturellement! PAF!! rebelotte...


Il traverse une salle d'attente, la jeune femme en tailleur tourne le regard vers lui, il la soupçonne de la suivre? peut être, valdus fait mine de regarder ça montre, mais quelques chose cloche et il le devine assez vite! une explosion, violente surviens! il et projeter a travers les baie vitrer donnant sur le pont "Washington bridge" et atterri 50m plus bas sur un toit d'un autre bâtiment, le crane ouvert, l'épaule fracturer et laisser a l'aire brulant et enfumer, ainsi que ces deux genoux fracturer en heurtant le rebort du toit en pierre du second immeuble...


il ouvre de nouveaux les yeux, il arrive a ressentir les broche en acier dans son corps, ces vision serait-ce un moyen de dire a valdus "bat toi bordel? qu'est ce que tu attend pour marcher comme un grand, vieux loup?" Il affiche un léger sourire sous ça barbe imprégner de sang? il entend encore les femmes parler, espoir désespoir? il les entend mais ne les comprends pas forcement, Il s'efforce de garder les yeux ouvert, il veux y arriver il ne veux pas être un fardeau pour ces sauveur!

En fauteuil roulant, un paquet de clope dans une main et l'autre a la bouche recrachant la fumer par ces narines, ces yeux bleu rivet vers la baie de new-york, ces blessure son grave d'après son infirmière qui la suit partout depuis plus de 4 mois," pratiquement aucune chance que tu remarche" lui rappelle la belle brune! " mais ce n'est pas grave, tu peut vivre comme ça!" continue ce qui deviendra ça femme 1ans après! Hors de question!!! fit valdus, tapant du poing, faisant tomber sont paquet de cigarette par la même occasion! le beau sourire de la belle sacha, redonne l'espoir a valdus, un espoir qui deviendra force pour le vieux loup!

Les mois passe, il marche avec des béquilles, une alliance a ça main, la belle sacha et accrocher a son bras dans les rue de paris, beau voyage de noce! Les mois passe, valdus et de nouveaux en marche, les haut placer de la politique mondial ne tarde pas a le retrouver et la belle sacha, espoirs de ça vie, belle de son âme pars pour un ange bien meilleur...Triste sort pour un ange déchut, rattraper par dieux sur ce toit pas très loin de ce "Washington bridge" qui lui redonne la chance de revenir a ces cote en temps qu'ange mais que malheureusement, les ailes déchut finisse malgré lui par le rattraper.

De l'eau coule sur ça joue et vienne effleurer ça bouche, il ouvre de nouveau ces yeux bleu, il sent ça chaine en argent sur son torse, et l'anneau faite d'or, lui hérisse la pilosité de son torse.

"Sacha..." Fait-il tout en levant les yeux et voyant l'entrer du village!

*valdus..mon amour, tu peut y arriver, est ce si grave que cela? tu sais très bien que nan! tu sais très bien que tu peut te redresser aider ces femme a arriver jusqu'à cette endroits...fait le..fait le pour elles, fait le pour toi, fait le pour moi..pour ta fille...*

La voix de sacha résonne dans son esprit, son pied et comme aspirer par le sol se transformant, non pas comme du sable mouvant mais comme du béton armée! a l'aide de ces dernière force, il se redresse, mais cette fois tenant les deux jeunes femme, malgré la douleur intense, il grimace et maintenant, les deux jeune femme sente les bras de valdus les aider, malgré son épaule déboiter, il aide la jeune femme a ça droite, une larme coule le long de ça joue, une larme de joie? douleur? peut être les deux, il emboite le pas! un pas lourd accompagner de grognement animal comme une voix barbare sortie tout droit de son âme disant face a la mort..

*pas encore!!*


Le vieux loup, chasseur parmi les chasseur! meurtrier, esclave de la vie, démons de la mort! ami de Lucifer! amant dévouer de la justice qui bande ces yeux pour ne pas voir les acte de ce chasseur qui équilibre la balance de la loi malgré ces acte digne des plus grand livre sanguinolent! ami peut être même du célèbre jack! jack l'éventreur! le chasseur aurait même pris a malin plaisir a faire découvrir la douleur a cette homme prise de haine envers les prostituer des basses ruelle de londre! il se redresses, du sang coule dans ça bouche, débordant sur le cote de ces lèvres bleuit, il dépasse maintenant d"une tête les deux jeune femme, ange déchut elle aussi! il les tire un peut plus en avant! de ça rage de ça haine contre la mort, contre le tueur d'âme lui même! le grand gardien a la fausse sanglante, il s'en moque il lui sourit au visage! a la limite de la folie, il le fixe de ces yeux d'assassin! un défit? peut être et ce n'est pas le vieux loup qui va reculer! il avance encore et encore!

"Pas encore!"
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Mirahil
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Dim 2 Nov - 12:40




Comment dire à Tabissa qu’elle a changé ? Comment lui dire qu’elle a appris quelque chose et que cette chose est positive ? Comment ? En parlant sans doute, en parlant même si ses mots ne veulent rien dire.


« J’ai appris la vie ici, j’ai appris qu’elle peut être importante, j’ai appris qu’elle a son poids, qu’elle a sa force.
Avant il n’y avait que ceux qui vivent et qui sont forts. Et ceux qu’on tue parce qu’ils sont faibles. Et ceux que je tuais parce qu’ils étaient forts.
Ici je n’ai pas tuer les faibles, pas tuer les forts.
Juste tuer les autres.
Ceux qui se sont vendus. »


Un cri, celui de Tabissa qui monte au ciel. Un cri, une défaite. Des larmes qui coulent amères. Et celles silencieuses, invisibles qui coulent dans l’âme de Mirahil et qui nourrissent l’ombre déjà.
Un murmure le sien, comme un secret à garder, comme une victoire pas encore en place mais qui se débat pour vivre. Frappant au passage le ventre de la mère, le courbant de sa force, le bleuissant de ses paumes. La victoire dormant encore, prête à se lever pourtant.


« Lutte Tabissa, je t’en prie.
Lutte parce que tu ne veux pas être sans couleur, parce que tu ne veux pas être bourrée de couleurs. Parce que tu veux garder ce qui fait toi. Même si ce toi es un peu perdu.
J’ai connu un homme qui s’est suicidé et qui jusqu’au bout est resté humain. C’est possible.
Lui sans espoir a réussi à se battre même quand le sang manquait.
Veux-tu te lamenter d’un bout à l’autre de la vallée ?
Veux-tu hurler avec ta voix monstrueuse ?
Moi, moi je sais une chose.
Il est hors de question que je devienne une hypocrite d’ombre qui se prend pour un demi dieu désespéré.
Il est impossible que je devienne une de ces choses poilues.
Voilà c’est ce contre quoi je lutte.
C’est tout ce que je sais et j’en suis sure.
Je retournerais sur terre.
Je pourrais enfin revoir le soleil.
Et ce sera tout ! »


Elles s’approchent du village tout doucement.

« Je n’ai pas peur de toi.
La peur ne sert à rien, elle trompe, elle fait mentir.
Je n’ai peur de rien.
Cela s’apprends.
Et l’on me la expliquée.
Alors Tabissa je n’ai pas peur de toi.
Et tu n’as pas à avoir peur de moi.
Pas tant que tu es humaine. »


Une menace dans l’air légère, une vérité posée sur la table Tant qu’elles parlent à cœur ouvert les humaines peuvent se dire tout.
Il lui semble que le poids est différent par instant.
Par instant il se porte, à d’autre il redeviens un poids. Elle sent son cœur dérivé, elle a l’impression même qu’il disparaît. Sans comprendre. Comment pourrait-elle ? L’ombre sait elle ce que Mirahil voit. Elle voit l’interprétation même de ce que l’ombre peut apprendre. Il lui semble que l’homme est plus fade, des couleurs en gris, puis de nouveau des couleurs. Une danse étrange entre réalité est délire. Il semble aller mieux.
Ses mots enfin retentissent dans la nuit. Il ne mourra pas aujourd’hui. Il survivra.
Mirahil sens un appel étrange lointain. Comme si quelqu’un hurlait son nom, là-bas en silence. Elle doit partir. Elle doit être belle. Parce que là-bas il l’attend.

Ils sont au village, elle dépose dans les bras de deux gars leur fardeau.

« Il devrait tenir, il a besoin de soin urgent. »

C’est tout ce qu’elle sait, ce qu’elle peut dire. Avant que les deux hommes l’emmènent elle murmure à l’oreille du blessé.


« Tiens bon vieille branche. »

Comme s’il se connaissait depuis longtemps. Elle laisse quelques secondes Tabissa. Puis l’éloigne la tenant par son bras.

« Qu’est-ce que tu vas faire Tabissa ? Rester avec lui ou repartir. Moi je pars vers le lac, on peut faire du chemin ensemble si tu veux ! »

Mirahil ne peut pas rester. Dans quelques heures elle sera morte. Le chemin est déjà tracée, pour elle il n’y a pas d’échappatoire.
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Tabissa
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Lun 29 Déc - 20:08

Un rire moqueur résonna dans le silence, se répercuta dans la tête de Tabissa, son propre rire qu’elle ne put retenir lorsque Mirahil eût fini de parler. Tant pis si cela l’avait blessée.
Sa voix était interrompue d’éclats de rire.


« Parce que je veux garder ce qui fait moi ?!
Mais qui voudrait de mon passé Mirahil ? Qui voudrait de mes souvenirs ?
Ils sont trop sombres, trop déprimants ! Dans chacun de mes souvenirs le malheur a laissé une trace ! La mémoire humaine est tellement bien faite… On se souvient bien plus facilement des instants où on a eu honte, ou on a eu mal que ceux où l’on était heureux, vraiment heureux…
Croit moi dans ma vie je n’ai pas beaucoup eu l’occasion d’être heureuse, et ces rares moments, mon cerveau si bien conçu s’est empressé de les effacer… »

Son sourire s’était effacé de son visage, cependant elle ne se sentait pas accablée. Elle avait fini par accepter le chemin tortueux qu’était sa vie, sans pour autant avoir réussi à l’aimer.
Elle se sentit plus légère tout à coup, devinant que la vie de Mirahil n’avait pas non plus été placée sous le signe du bonheur si elle ne mentait pas et qu’elle avait déjà tué…
Cela n’effrayait pas Tabissa, s’il prenait l’envie à l’autre jeune femme de la tuer ça l’aurait presque arrangée…


« Tu vois ma condition d’être humain est toujours mieux que celle d’Ombre ou de Chimère, mais elle n’est pas pour autant merveilleuse…
C’est dur de s’accrocher de toutes ses forces à une chose à laquelle on n’est pas vraiment attachée.
Je pense que tu comprends de quoi je parle.»

Elle jeta un coup d’œil indifférent à Valdus, il semblait s’accrocher à la vie.
Tant mieux pour lui, tant mieux pour elle.


« Un demi-dieu désespéré…
C’est peut-être vrai… Mais dans ce cas ce serait vraiment triste car elles ne seraient même pas conscientes de leur statut, ce serait contradictoire vis-à-vis du désespoir qui les habite non ? »

Elles déposèrent Valdus à demi conscient, là où l’on s’occuperait de lui.

« Bonne chance, peut-être qu’on se recroisera. »

Elle se laissa prendre par le bras sans rien dire et sonda le regard de Mirahil un long moment sans rien dire.
Tabissa n’aurait pas su dire si elle l’appréciait, en tout cas elle préférait sa compagnie à la solitude.


« D’accord, on peut faire un bout de chemin ensemble.
Tu m’apprendras à ne pas avoir peur… »

Elle réussit à esquisser un sourire. Elle doutait que qui que ce soit en ce monde aie le pouvoir de maîtriser un sentiment aussi puissant que la peur, mais les paroles de Mirahil avaient réussi à l’intriguer.
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Mirahil
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MessageSujet: Re: [Lac] A la surface du ciel..   Lun 6 Avr - 19:23

[Désolé pour le temps. Et pour la qualité.]



« Tu m’apprendras à ne pas avoir peur. »

*Moi je n’ai pas peur jamais, tout est calculé. Une équation simple, avec des paramètres, pleins de paramètres, tous parfaitement rangé. Simple. On pose m=1, on traverse l’espace et on revient. Pas de peur. Juste mon cœur qui bat comme un tambour, une matrice de sentiment. Tout est simple avec les chiffres : il t’a trahi, tu le tue. Il t’a blessé, tu le griffes. Il t’a aimé et tu le brises. Tu es ici et tu te bats. Tout est simple, comme un plus un, comme deux plus deux. Il y a des règles pour tout, des simplifications, des factorisations. Tout n’est qu’une gigantesque équation.
Une droite vectorielle qui s’étend à l’infini, j’aimerais être cette ligne. Un point, une direction. Un chemin tout tracé pour l’éternité. Pas de question, juste de la raison. Il est si simple d’être une matrice, une suite de chiffre qui se concentrent, qui se plient, se déplient, au rythme des lignes.
Mais nous ne sommes pas une partition, pas une page de calcul. Les vers érodent la surface, l’univers en trois dimensions devient quatre avec le battement du cœur. Qui résonne. Comme si l’on pouvait être des chiffres alors que notre cœur n’est pas un métronome. Comme si on pouvait être musique, une chanson. Nos notes se mêlent à un chant, puis change, toujours, tout le temps, sans qu’on ne puisse rien y faire. Il suffit d’un mot pour s’élever et d’un geste pour descendre 6 pieds sous terre.
Je n’ai pas peur, jamais. JAMAIS.
Ou peut-être que si, des fois, parfois. Quand les questions fusent. Non les questions ne fusent pas, c’est toujours simple. Un ordre, une fraction de seconde, la mort, la vie. Il n’y a pas de questions à se poser.
L’équation était simple, la logique acquise, pourtant … Il y avait du poison dans le verre, le verre, ce verre, le mien, un peu le sien aussi, peut-être l’a-t-il gardé. Il y avait du poison et cette odeur légère qui m’a saisi les tripes, le ventre. Mon cœur au bord de mes lèvres. Il y avait un x, une solution, simple, déterminée, conditions suffisantes, conditions nécessaires tout y était.
Puis il y a eu le hic. Un battement de cœur qui s’égare. Mon cœur gris au bord de mes lèvres, comme un mot qui ne veut pas sortir. Mes doigts qui caressent doucement le bord du verre, juste le bord. Avec paresse. Pour faire durer le moment éternellement. Pour le saisir. En dehors de toute règle, en dehors de tout mouvement, de tout sens. Son cœur l’a brulé, son cœur s’est battu si fort dans sa poitrine. Sans sortir.
Mon cœur au bord des lèvres. Le gout de cendre, la soif. Et la matrice s’effondre, les colonnes se mélangent, les lignes chutent et se soulèvent aux battements de son cœur et du mien.
Tout y était, sauf l’équation, sauf la raison, sauf la matrice.
Je n’ai pas peur jamais.
Est-ce de la peur ?
J’aurais du me retourner, le regarder droit dans les yeux. Le détruire. Un poignard qui se lève, l’achève, une fraction de seconde. Tout se comptent en vitesse, tout s’alignent, se coordonnent.
Est-ce de la peur ?
Je n’ai peur de rien. De rien. Pas même des chimères. Pas même du désespoir. Pas même de quoi que se soit.
Sauf peut-être de sa. Cette petite chose. Ce petit rien. Ce souvenir. Celui la.*



Ces pensées sont un flot, irrégulier, désordonné, irraisonné. Elle ne reste que quelques micros secondes pensives pourtant.
Et puis arrive l’insaisissable.
C’est un dragon, un dragon qu’elle entend au loin. Une voix grave qui résonne. Tabissa doit l’entendre aussi, c’est si grave que tout vibre, c’est si profond que cela semble être sortie de la terre mère.



« Tu l’entends. Il me rappelle quelque chose. Il est si loin pourtant. »


*Je ne comprends pas. Je ne saisis pas. Quel est ce vent sur mon visage, cette impression fugitive, Ce poison dans ma bouche, cette chaleur sur ma peau, cette brûlure contre mes yeux. Je ne saisis pas, je n’y arrive pas. Je ne connais pas.
Il y a quelque chose d’autre.*


La gène monte doucement dans son ventre, serre son estomac. Le souvenir est là à deux doigts de ses yeux, la grise n’arrive pas à le saisir.


« Tabissa, je comprends. Moi aussi parfois je doute.
Ce n’est pas si simple de toujours tenir. De toujours croire.
Pourtant faut lutter. »


Sa voix est ferme, sa lutte intérieure est invisible. Il n’y a que ses yeux qui semblent sans fond. Le gris détail.

« Pour ne pas avoir peur, il faut se battre, bouger, être en mouvement toujours pour que la peur ne te rattrape pas, c’est comme cela qu’on commence au début. En s’occupant sans se laisser de répit. Pour ne pas se ronger l’esprit avec de maigres pensées qui prennent des dimensions irraisonnées et douloureuses. »

*Mais cela ne suffit pas.
J’aimerais …*

_________________
Que ce soit dans la nuit et dans la solitude,
Que ce soit dans la rue et dans la multitude,
Son fantôme dans l'air danse comme un flambeau


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