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 Violante [Validée]

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Violante
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MessageSujet: Violante [Validée]   Lun 4 Aoû - 15:19

Nom:Inconnu

Prénom: Jasmin

Surnom: Violante

Rang souhaité: Chimère

Age du coma: 10 ans

Temps passé à Hollow Dream:
- en tant qu'humain: 10 ans
- en tant que Chimère: Quelques jours

Ancienne profession: /

Loyaliste? Aucun intérêt pour la politique, ni pour les clans, du moins pour l’instant.

Description physique: Des crocs qui s’allongent quand viens la faim, quand viens le désir ou l’appel du sang. Des lames qui s’étirent sortant de ses mains. Un visage auparavant banal, simple, harmonieux qui deviens plus animal par de petits détails à peine visible. Son sourire terrible, bestiale. Ses lèvres qui semblent parfaites, brûlantes comme le reste de son corps. Sa peau que l’on peut touchée douce, si douce et si chaude. Ses cils longs et sombres autour de ses frêles paupières. Ses cheveux longs qui s’étirent en boucles blondes, rousses, emmelés mais pourtant toujours là, semblant s’enflammer quand viens la colère dans ses yeux elle grandie ses pupilles, ne laissant plus l’iris visible. Celui-ci auparavant bleu devenu marron lors de sa transformation. Son allure est silencieuse, le moindre bruit elle l’entend alors elle évite le moindre geste bruyant. Elle marche comme une dame, une guerrière, sans peur, sans le moindre doute. Sur son visage passe ses émotions qui changent allant aux extrèmes en quelques secondes. Au contraire du gel, des ombres, elle est matérielle, charnelle, son corps sans formes très prononcés, est agréable au regard. Mais ce n’est que quand elle bouge qu’elle attire l’attention.

Seule la colère la rend belle et désirable.


Jasmin sa fraîcheur et son odeur, de la forêt envoutante, des fleurs et des feuilles, odeur de la pluie qui la mouille. Sauvage jusqu’à même son grondement, elle se laisse à ronronner doucement, comme une chatte sauvage avec douceur quand on la caresse dans le sens du poil.
Dame de l’automne, elle porte des habits trouvés dans une vieille malle, un assortiment de rouge, d’or et de marron, tandis que Léa prenait le vert, le bleu et les teintes froides. Des habits de grande dame en partie déchirés qui ont pour elle pourtant grande importance. Il lui rappelle la rose et la violette qu’en des temps anciens ont lui a volé.



Description morale: Jasmin avait trois grandes qualités : du cœur, une fraîcheur légère comme un souffle d’air de printemps et une façon toujours optimiste de voir le monde.
Violante a trois grands défauts : son manque de lucidité, de contrôle ainsi que le fait que sa transformation soit toute jeune. Elle reste donc sauvage et purement instinctive, sa colère l’anime en permanence, elle n’arrive pas à s’en défaire.
De Jasmin, Violante à garder son cœur, sa capacité à aimer si puissante, et ce besoin de protéger tout ceux qu’elle aime. La fraîcheur de l’humaine s’est transformé en un souffle lourd, brûlant, celui de la mort, de l’automne, de la rouge saison.
Le monde qu’elle voit n’est pas gris, des nuances de rouge assaille toute chose, le sang des combattants, des disparus que la pluie n’a pas réussi à effacer.
Purement instinctive on pourrait faire ce que l’on veut de la chimère si seulement on arrive à la prendre, lui parler c’est comme parler à une bête sauvage, on lui fredonne, on l’adoucie pour qu’elle cesse de mordre, de gronder ou simplement de regarder avec ses yeux haineux.
L’on dit souvent que les chimères n’ont pas de peur, elle si, mais cette peur est irraisonnée et illogique.
Les ombres ne lui inspire rien, les plus immatérielles lui semble sans substance, invisibles, elle pourrait passer à leur côté sans les voir. Alors que le moindre humain, la moindre chimère, la moindre bête, elle la sens venir de loin, par ses sens et par son instint qui lui souffle le chemin. Elle a total confiance en ses sens, sa sensibilité ne laisse rien passer. A part les ombres qu’elles ne comprends pas ou peu.
Quand à l’optimiste de Jasmin, peut-être est-il traduit par son manque totale de question, de remise en cause.
Ses propos sont de feu, jamais gelé, jamais froid, elle ne connais plus cette froideur que peuvent prendre les hommes parfois. Elle ne possède pas le moindre espoir, elle vit juste pour ce qu’elle doit vivre, elle suis ses pas dans la boue et ne se retourne pas. Elle pleure des larmes brûlantes qui sèchent aussitôt quand lui viens un choc, ou une perte. Elle ne croit plus en rien. Si d’aventure elle rencontre quelqu’un qui lui inspire respect sans doute le suivra-t-elle accrochant ses pas aux siens quelque soit ses pas. Mais elle n’a pour l’instant aucun désir ‘politique’. Hollow Dream est devenu son terrain de jeu. Et si au fond d’elle elle reste la fleur secrète de deux prostituées, il faut creuser longuement pour trouver encore du printemps.



Style de combat: Style ? peut-on parler de style ? Elle se bat avec ses lames, avec ses crocs, avec son corps, comme une bête. Sautant sur l'ennemi et ne pensant plus qu'à le mettre à terre. Une bête sauvage sans le gracieux. Ne la traitez pas comme une humaine, elle ne l'est plus. Faites donc comme si vous chassiez ...

Autres: Ses sens, son instinct la guident. Ils sont amplifiés, elle n'est plus maître ni de ses émotions ni de ses réactions. Elle est extrèmement sensible au monde qui l'entoure et aux sentiments des gens, elle est aussi extrèmement susceptible.

Comment avez-vous connu Hollow Dream ? Tour de jeu


Dernière édition par Violante le Dim 17 Aoû - 13:39, édité 6 fois
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Violante
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MessageSujet: Re: Violante [Validée]   Lun 4 Aoû - 15:27

Histoire:


Jasmin, je m’appelle Jasmin.
Comme la fleur, comme le parfum.
Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas autre que moi qui sens les fleurs sauvages, la rosée du matin, et l’odeur des arbres. Jasmin c’était mon nom, comme un dessin, comme une musique ensorcelante. Le nom d’une petite fille riant sur le chemin, pleurant sur le retour. Je n’ai jamais été très forte à l’école, je n’ai jamais eu de bonnes notes. Moi je savais juste chanter mais personne n’a su le voir. Alors je chantais en silence tout le jour attendant le soir devant un grand miroir, dans cette maison vide dès que la nuit tombe.
Jasmin comme un regret, qui roule, roule sur le pavé, sans s’arrêter.
Jasmin, un nom de Fleur, comme Rose ou Violette, c’était leurs noms à mes mamans. Mes mamans d’adoptions.



Regarde les, tu ne verras pas plus belles. Elles dansent comme le diable, elles m’ont appris aussi, mais juste le flamenco, pas le reste, elles ne veulent pas. Regarde, je danse avec elles à la saveur du jour, au chant de l’arbre, si doux, à l’unisson avec le vent.
REGARDE, la beauté de leurs visages, si pâles, leur ventre plat, creux même quand viens l’hiver et qu’elles refusent de partir le soir. Ce sont de gentilles dames, avec leurs habits qu’on dirait des duchesses. Pas de rose, ni de couleurs flash, des habits magnifiques, brodés en parti par leur main. Leurs cheveux longs, si longs. Rose les a jusqu’à la taille, bouclés, roux. Violette les a noirs, comme moi, et ils descendent jusqu’à ses cuisses, je le sais c’est moi qui les brosse. Ils sont doux, si doux que je perds mes doigts dedans et que je ferme mes yeux.
Des fois, elles me laissent maquillées leurs yeux, j’ai 10 ans mais il parait que j’ai un don pour cela. Je pose le mascara doucement, les enrobant de noirs, je farde leurs paupières de gris ou de couleurs parfois. Des fois leurs poignets sont bleus et leur ventre deviens jaune, elles ne disent rien quand je leur demande pourquoi.
Rose Violette et Jasmin. Des noms de fleurs, même si le mien est un secret, je suis leur protégée, à mes mamans. Je suis leur petite dame, à elles rien qu’à elles et quand elles pleurent on se serre toute les trois, et on reste immobile, des heures, des jours même. Il n’y a rien à dire.
Des fois elles parlent d’un homme, au début je croyais que c’était mon père, mais non m’ont-elles dit, faut jamais dire sa, il parait. A lui, elles donnent plein de noms d’oiseaux, mais je sais que c’est lui qui les protège, et chez lui qu’elles vont le soir.
Elles ne me mentent pas, c’est juste qu’elles cessent de parler quand elles ne veulent plus rien dire. Alors je me tais aussi.
Dans mes oreilles elles murmurent des mots doux, moi je me plais à les embrasser sur le visage dès que je fais une bêtise pour qu’elles ne me punissent pas. Elles n’haussent que rarement la voix, et ne me grondent jamais. Sauf une fois, j’avais mis leurs robes, m’était maquillée et avait même mi les talons de violette. Leur colère avait été terrible, en partie silencieuse, mais terrible quand même. Plus jamais je n’ai mis ces robes, plus jamais.
Moi quand je serais grande je ferais comme elle, je prendrais un enfant sous mon aile, un enfant trouvé sur le trottoir qui deviendra mon enfant.
Et ce sera beau.
Ce sera magnifique.
Je lui donnerais un nom de fleur peut-être Acacia. Et je lui apprendrais à danser, je lui apprendrais aussi à chanter et surtout, surtout je lui apprendrais à rire à la vie.



Acacia, son Acacia, elle l’avait connu des années plus tard. Alors qu’il neigeait dans la vallée une petite fille affolée, effrayée, muette. Une petite fille qui ne pouvait rire mais à qui elle avait offert le sourire. Des années plus tard …


Revenons aux 10 ans de l’enfant Printemps.
Rose et Violette l’ont prise chacune par une main et sont sorties. Toutes les trois, sans bagage. Les deux femmes avaient mal au ventre tellement elles avaient peur.
Partir, comme le rire de l’enfant Printemps, elles avaient décidés, elles avaient choisies. Pour l’enfant, sans lui dire mais sans lui mentir non plus. En silence.

Une porte claque, la voiture démarre. Nous sommes au printemps, il fait froid. Elles ont froid. Un froid qui l'encercle déjà, elle ne devrait pas seulement comment pourraient-elles savoir ? Comment pourraient-elles continuer ? Elles n'en ont plus la force, plus le courage ...

Elles roulent pour sortir de la ville, vite, c’est ce qu’elles se disent. Et le chauffeur semble l'avoir compris. Jasmin aimerait donner des ailes à la voiture pour qu'elles s'élèvent au dessus des nuages. Pour ne plus voir l'angoisse sur leur visage.
Quelques rues encore. Encore trois, deux …. Trop tard. Une voiture leur rentre dedans, un homme que Jasmin ne connaît pas, un homme de main sûrement … ou pas, elle ne comprend pas. Elle comprends juste qu'il le voulait, elle comprends juste que c'était cela l'angoisse de ses mamans. Elle ne comprends pas pourquoi.

Ni ce froid plus profond encore, ni cette sensation gelée qui l’envahi, qui l’affaibli. Ses yeux se troublent pour ne pas voir le sang des femmes, ni entendre leur agonie. Ses femmes fleurs, celles qui sentent bons et qui dansent si bien. Mais les fleurs fanent, s’étiolent. Au moins elles ne verront pas les rides sur leurs joues, c’est ce que pense l’enfant.
La pensée la prend, aussitôt : Elle sera immortelle, toujours la petite enfant, sans jamais grandir, sans jamais rien perdre de son innocence, ni de prendre l’air grave des adultes. Cela la réjouit.
Les fleurs fanent toutes les trois, l’enfant restera à jamais inconnu de nom, d’histoire, le secret de deux grandes dames.
Cela lui plait aussi, elle se résous à attendre la fin.


Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
La fleur se referme sur le monde mais s’ouvre dans un autre.

L’enfant reste prostrée, sans se réveiller. Elle est si jeune. Un adulte arrive, gros bras mais cœur froid. Il la serre déjà et l’emmène au refuge. Pensant sans doute qu’il aurait du la laisser mourir de froid pour qu’elle n’a pas à subir. Des femmes l’entoure, on la réveille, on la réchauffe, on soigne ses plaies, désinfecte les égratignures.
La fleur vit mais reste quelques jours éteinte, fermée, il le faut bien : elle n’a pas l’habitude d’avoir froid, elle s’adapte doucement.

Et quand elle se réveillera elle pourra vivre, pas survivre, non.

Pas survivre.



Jasmin a 16 ans, comme d’autres, ou presque, du même âge. Ils traînent en bande, la jeunesse dans le coma qui ne cesse de vivre. Pourtant devant ce qu’il reste de Dilan ils osent à peine respirer. Tellement la mort est forte, le rire si loin dans la gorge, amer.

Des mots claquent, sans appel.
Des mots claquent, giflent la jeunesse.
Puis les adolescents s’en vont, à jamais hanter par l’image de leur ami à moitié dévoré.
En silence.
Il n’y a rien à dire.
Ils voulaient juste vivre.
Ne pas rester enfermer et s'aimer, oui s'aimer sans avoir peur.

Comme des damnés ils ont hantés le refuge, aux portes du désespoir ou de la haine. Ils avaient juste choisis d’aimer. Aimer est-ce si difficile ?
A comprendre, pour les adultes oui.
Déjà dans le regard de ses amis, Jasmin voit l’adulte se réveiller. Ils s’écartent les uns les autres, par peur de devoir souffrir, encore, si fort.
Alors elle parle, elle explique. Ils se prêtent à l’idée, et le soir même ils auront tous disparus.


Pour vivre, pour rire encore et ne pas vieillir.

Le plan est simple, ils avaient repéré un petit espace, à l’abri, un creux, un tunnel où ils pourraient vivre. Oui tout était simple. Ils savaient chasser, cuisiner, se battre –à peine- mais ils pouvaient vivre, vivre encore avec un cœur chaud et pas celui si froid des adultes.

Un jour Jasmin avait même recueilli, une petite toute petite fille, son Acacia, ainsi elle l’appelait. Elle était devenue leur mascotte, leur secret. Ils lui avaient retrouvé le sourire.

Acacia. Un si joli nom.
Si joli, joli.

De belles années, au rythme de leur espoir jeune et sauvage, 3 ans, 3 années parfaites en dehors des soucis du monde, en dehors du temps. Comme si la vallée les laissait vivre que pour mieux détrôner leur espoir ensuite.
Pour avoir des créatures parfaites à sa merci.

Jasmin était partie, à la chasse, elle aussi avec Léa. Pendant que Thierry et Nolan partaient plus loin, et que Gondrand s’occupait de la petite.
Ils n’auraient pas du ce jour là.
Non pas du.
Les garçons avaient vu le diable, aux portes de la mort ils avaient cédé, tout deux au désespoir.
Ils n’auraient pas du, non pas du.
Car ils étaient revenus, tout deux, bien avant les filles.
Et ils avaient torturé, torturé à mort, sans souci d’amitié, dans leur désespoir et leur rage, ils avaient oubliés, oubliés leur promesse, oubliés de protéger l’enfant l’ami des méchant.
Pas du, non pas du.
Et ils avaient disparus, disparus …

Quand les deux jeunes femmes étaient arrivées, il ne restait plus rien, pas de cadavre, pas de sang, juste un vide béant et l’amère sensation d’avoir tout perdu.
Elles avaient attendus deux jours entiers, dans l’angoisse, dans la peur.

Puis le jour du grand appel, elles avaient senti des gens passé au-dessus du tunnel, et au lieu de se cacher, elles étaient sorties, pleine d’espoir.
C’était les créatures, qui marchaient comme des zombies, doucement en silence, sans les voir. Comme obnubilé, les yeux tournées vers un lointain dans la forêt, vers quelques choses qu’elles ne pouvaient voir ni comprendre. Elles avaient peur et si au loin elle n’avait vu la silhouette des deux garçons jamais elles ne seraient restées dehors.
Mais l’espoir encore, l’espoir qui les titillait. Leurs cris dans la tourmente de cette nuit qui resta gravé dans les mémoires comme un secret, une mystification, quelque chose d’incroyable, d’impossible.
L’espoir de nouveau, l’espoir revenant en masse dans la vallée entrainant avec elle les créatures pour les rendre comme elle était avant.
Et seules à parler, Léa et Jasmin, pris par les larmes, en train de hurler crier aux deux garçons de s’arrêter, de venir, qu’il ne fallait pas partir, qu’il ne fallait pas. Pas.
Mais rien ne pouvait les détourner du chemin qu’ils prenaient. Refusant de voir leurs visages trop pâles, leurs allures si volatiles, elles s’accrochèrent à leurs mains et les suivirent.
Bien sûr, là où la vallée amenait les créatures, il n’y avait pas de place pour elles. Elles n’avaient pas le droit de passage. Pourtant, malgré leur corps de plus en plus douloureux, elles restèrent prêtes à tout pour être ensemble.
On ne se joue pas de la vallée, la nature ne pouvant les contenir, leur fit perdre connaissance.
Elles s’effondrèrent toute deux, côte à côté, s’enfonçant dans un sommeil qui dura toute la nuit.

Le matin, ou peut-être était-ce déjà l’après midi, Jasmin se senti, happé de toute part, le corps endolori. Elle ouvrit les yeux doucement, prête à se voir morte ou proie à une créature mais rien d’autre que Léa pleurant toute les larmes de son corps alors que la neige avait fondue.
Léa qui la regarda et lui murmura les mots qui firent mal, si mal que la colère enflamma son corps, que la rage sécha sur son corps la pluie et les larmes de son amie. Deux, elles étaient deux à ressentir pareil rage, pareil désir de vengeance. Jasmin s’enflammait devant l’horreur de la scène qu’elle imaginait déjà, qu’elle s’imaginait encore et encore au-delà du supportable au-delà de l’espoir.
Désespérée, avec la vengeance comme seule amie, toute deux, plus droite, plus forte.
Léa laissa éclater la rage auparavant contenu, elle mourut la première et aussitôt apparurent sur son corps les traces de chimères. Ses yeux devinrent reptiles, son corps plus froid vit naître une peau plus dure en écaille, toute petite écaille. Elle brillait désormais au pâle éclat du pauvre soleil perdu derrière les nuages.
Existait-il seulement ?
Jasmin la suivit, moins froide, moins habitué à garder ses sentiments pour elle. La trahison, le meurtre de son petit acacia lui fit perdre tout ses moyens.
Son corps semblait prêt à s’enflammer, elle était brûlante, bien au-delà des limites humaines. Son corps tout entier deviens plus animal, grâce à des détails, son allure plus charnel, plus séduisante, ses sens plus forts, plus puissants qui la faisaient réagir au quart de tour. Dès l’instant où elle mourait elle put voir plus loin, sentir comme une bête les fleurs et les êtres de la forêt, entendre le moindre craquement la moindre goutte contre son corps. Son visage prit une grimace mauvaise empli de colère qui au lieu de l’enlaidir la rendit plus sauvage et plus désirable encore. Elle n’était pas belle, non, pire encore, une créature en colère, une mère a qui on avait volé son acacia.

La fleur s’était enflammée au lieu de se faner, acceptant la mort, la désirant même, tellement le gouffre de son cœur, toutes ses décisions lui semblait vaines et morbides. Ils avaient choisis le danger, elle l’avait proposé. C’était de sa faute.

Sa faute, non la leur, c’est que lui murmura Léa, si froide alors qu’elle brûlait. Léa qu’elle embrassa sur la bouche longuement avant de lui mordre la main. Léa qui lui offre quelques gouttes de son sang avant de rire.

« Ils vont payer, payer, payer. Rien ni personne ne pourra nous en empêcher. »

Des furies, qui courraient, l’une semblant ondoyé tandis que l’autre courrait en rugissant. Il n’y avait plus de créatures, juste elle deux, encore jeunes, guidés par leur seule instants.
Leur tunnel fut le théâtre de leur terrible vengeance. Le sang qu’elles burent, la chair qu’elles avalèrent était bien humaine.
Et quand il ne resta plus rien, plus rien du tout, les chimères repartirent. Sans peur avec juste leur fureur et leur désir de vengeance. Vengeance elles n’avaient que cela à l’esprit. Digne créature de la vallée elles détruisirent, tuant sans même manger car elles n’avaient plus faim. Un massacre, un massacre qui ne pris fin que devant une bête, un loup affamée géant. Devant son immensité, elles rirent sans prendre la fuite. Devant le suicide d’une attaque, elles se jetèrent à corps perdu.
Sans la moindre chance.

La bête est partie, les chimères n’osent le croire, sans doute qu’elle reviendra.

« Violante.
-Léa pourquoi m’appelles-tu comme cela ?
-Cela ne te plait pas.
-Au contraire.
-Dis toi que ce nom c’est notre colère réuni, c’est la rage, le désespoir et notre vengeance.
-Léa arrête.
-Tu tueras pour moi, tu danseras et enflammera tes sens. Ta colère n’aura d’égale que ton amour pour toute chose. Moi je n’aime rien, sauf toi, juste toi.
-Arrête. »

Sa voix gronde maintenant, la femme lumineuse perds son éclat, se meurt doucement.

-Violante ?
-Oui.
-Il ne faudra jamais, jamais blesser un enfant, tuer une âme vivante.

Sa voix s’éteins elle trouve quelques forces alors que le sang s’enfuit au fil de l’eau, au fil des mots.

-Mon corps comme un présent. A une des bêtes, à ce loup qui m’a vaincu. A ce loup. Dis tu vivras hein ? Et puis quand tu mourras nous danserons ensemble sur la vallée une dernière fois. Une dernière fois avant de partir.
Je t’attendrais ma douce, je t’attendrais mon amour. »

Avec le peu de force qui lui reste, elle se relève un instant, suffisamment pour embrasser les lèvres de Violante. Puis elle retombe sans le moindre souffle. Sans apaiser le cœur de Violante. Le cri de la bête raisonna dans la vallée, longuement, terriblement; Elle avais mal, incapable de parler, incapable de respirer quelque instants. Puis la nature reprends ses droits et lui offre de nouveau le souffle, la force de porter Léa jusqu'à l'antre des bêtes, jusqu'à celle du loup. De la poser sur le ruisseau.

Et de partir.
Sans un regard en arrière.



Dernière édition par Violante le Dim 17 Aoû - 13:32, édité 1 fois
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Vincent
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MessageSujet: Re: Violante [Validée]   Ven 8 Aoû - 0:05

Excellente histoire, originale, parfaitement en phase avec l'histoire ancienne et récente de HD. J'adore. ^^

Le délai de dix ans dans le coma est un peu long, mais comme tu le justifies extrêmement bien tant au niveau du caractère que de l'histoire, je te laisse faire sans soucis. ^^

Juste, histoire que tout le monde (y compris moi) comprenne bien: Violante et Léa sont mortes en suivant leurs anciens amis dans la forêt, et elles sont redevenues Chimères très vite après leur réveil, c'est bien ça?


Enfin, deux remarques d'ordre plus technique:

- Je te demanderai de passer ta fiche et tes messages au correcteur automatique de Word: ton style est plaisant, mais les nombreuses coquilles et fautes d'inattention qui le parsèment gâchent un peu le plaisir.

- Pour ton avatar, il faudrait qu'il fasse 170 pixels de large (question d'unicité). Si tu l'as recadré à la bonne taille, héberge-le en ligne avec ImageShack et copie-colle le lien "Direct" dans le troisième champ de ton panneau Avatar. Si tu n'as pas de logiciel de retouche graphique, envoie-moi l'url de ton image (grande si possible) par MP, je m'en chargerai avec plaisir. ^^

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MessageSujet: Re: Violante [Validée]   Ven 8 Aoû - 10:45

Merci

Non non Léa et Jasmin sont devenues chimère à leur réveil. le soir, lors de l'appel elles étaient vivantes mais troublées, paumées.
Ce n'est que le matin qu'elles ont compris.

Bon je vais travailler mes fautes
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Violante
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MessageSujet: Re: Violante [Validée]   Dim 17 Aoû - 13:42

J'ai corrigé une bonne partie des fautes d'orthographe, il doit surement en rester mais je n'arrive pas à les voir desolé ...
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Vincent
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MessageSujet: Re: Violante [Validée]   Jeu 21 Aoû - 16:33

Ne t'inquiète pas, montrer que tu fais attention me suffit amplement. ^^

Fiche validée! ^^

Et je te suggère de façon quasi subliminale d'aller manger Kàxo. Smiiile

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