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 Quand le passé et le présent s'emmêlent [PV Samy]

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Selene
Le Doute - Moi j'ai besoin d'amooouuur...
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MessageSujet: Quand le passé et le présent s'emmêlent [PV Samy]   Sam 15 Nov - 17:31

La pluie ne cessait de tomber, drue et froide, rendant le paysage encore plus morne et triste qu'avant. Le ciel pleurait et ses larmes venaient doucement tomber sur ses terres qui, pourtant, semblaient peu à peu reprendre vie. Là, perdue au milieu de ces lieux abadonnés et grisâtres, une silhouette errait. Ombre éthérée qui divaguait, laissant ses pas la mener sans même avoir l'air de se soucier de savoir où ces derniers finiraient par la mener. Ses prunelles de jade survolaient ces terres qu'elle savait connaître mais qui lui semblaient pourtant toujours aussi inconnues. Ces arbres, ces champs qu'elle venait de traverser, jusqu'à ce moulin qui se dressait devant elle... Oui, Selene connaissait tout cela elle en était persuadée ! Mais pourquoi la vision de ce moulin branlant faisait naitre en elle un tel malaise, cela elle l'ignorait !

Un instant elle demeura immobile devant ce batiment, laissant son regard en esquisser encore et encore les contours. Ses yeux s'étaient plissés, ses sourcils s'étaient froncés et son visage si doux s'était fait de marbre. En son esprit las des images commençaient à poindre, magma étrange où venaient s'entremêler formes indistinctes, visages pour le moins inconnus et couleurs familières... Selene voulait se souvenir sans pour autant y parvenir. Et puis... se souvenir de quoi à la fin ? Que s'était il donc passé dans sa vie ? Enervée et frustrée, la jeune femme se secoua lentement avant de se décider à , enfin, s'approcher du moulin. Si ce batiment aux apparences hostiles était devenu le gardien d'une partie de son passé et de ses souvenirs alors elle les lui arracherait ! Selene devait savoir ! Elle le sentait... C'est içi que se trouvait peut être les réponses à toutes ces questions qui ne cessaient de la tarauder, de la hanter presque !

D'un pas assuré, mais néanmoins frissonnante, l'Ombre qui s'était perdue et oubliée, avança. Un pas puis un autre... Sa respiration se fit plus sourde, presque saccadée, lorsqu'elle parvint devant la porte du moulin. Et ce fut d'une main tremblante qu'elle poussa la porte des lieux. Celle ci s'ouvrit lentement sous la pression, dévoilant un intérieur sombre. Selene n'hésita pas une seule seconde et pénétra dans le batiment. A nouveau ces visions qui l'assaillaient. Elle était déjà venue içi ! Maintenant elle en était certaine ! Elle se revoyait, entourée d'êtres dont elle distinguait les traits sans pour autant parvenir à se remémorer qui elles étaient ni surtout ce qu'elle faisait, là, en leur compagnie. Puis des voix lui revinrent, des paroles échangées, des noms... Mirahil, Chahid, Xarha... Maxime...Maxime... A l'évocation de ce prénom Selene sentit son coeur se serrer brusquement et une larme perla de ses yeux.

Essuyant d'un geste rageur cette larme qu'elle ne comprenait pas et ne tolérait pas, l'Ombre qui se croyait encore humaine, poursuivit sa progression dans cet antre ux souvenirs perdus. Maxime... Pourquoi ce prénom, qui ne lui évoquait pourtant pas la moindre chose, pourquoi ce prénom inconnu la perturbait elle autant ? Et pourquoi , elle qui se pensait un océan de tranquilité, pourquoi sentait elle grandir en elle comme une rage folle et destructrice ? Pourquoi cette colère patinée de mélancolie et de tristesse ? Pourquoi tout cela ? Tant de questions et si peu de réponses ! Elle enrageait à présent ! Furieuse de ne plus savoir qui elle était réellement, furieuse de ne pas se souvenir, furieuse tout court... Selene arpentait les lieux encore et encore, pareille à un animal que l'on maintiendrait enfermé dans une cage, la jeune femme se laissait à nouveau entrainer dans un tourbillon de pensées sombres.

Elle divaguait à présent, parlant à voix haute, tenant des propos sans queue ni tête, flirtant avec une douce folie. Selene s'enfonçait dans les abysses de ses propres angoisses lorsque, soudain, elle sursauta. La porte du moulin venait de claquer, se refermant brutalement. Comme mûe par un instinct presque animal de préservation, la jeune femme sortait une dague de son fourreau et se retournait, prête à bondir sur le nouvel arrivant, qui qu'il puisse être. Ses yeux étaient devenus aussi sombres que le jais et toute expression semblait avoir disparue de son visage qui n'était plus que de marbre. Un instant sur ses gardes, Selene laissa son regard se faire de lynx pour parvenir à distinguer, dans la relative obscurité des lieux, le visage de celui qu'elle entendait presque haleter. Alors elle sembla se calmer. Sa main vint ranger son arme tandis que ses pas se pressaient de l'emmener vers l'homme qui venait de la rejoindre. Une étincelle d'inquiétude traversa son regard lorsqu'elle remarqua la blessure de ce dernier. Passant un bras protecteur autour de ses épaules, l'entrainant plus à l'intérieur, elle tourna vers lui son regard de nouveau de jade avant de murmurer d'une voix qui laissait trop bien transparaitre son inquiétude :


- " Samuel ! Que t'est il arrivé ? Qui t'as blessé de la sorte ? Dis moi ! "
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Samuel
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MessageSujet: Re: Quand le passé et le présent s'emmêlent [PV Samy]   Lun 17 Nov - 17:05

=> La foret

Quel était encore ce mauvais coup du sort qui l'avait conduit en ces terres totalement inconnues à ses yeux ? Quel était ce lieu si dérangeant de réalisme et surtout tellement lointain de l'objectif qu'il s'était fixé ? Comment avait-il pu atterrir justement ici, alors qu'il avait pourtant focalisé si fortement ses pensées sur la bibliothèque... sur Mary et ses doigts de fée qui auraient si bien su le soigner, à n'en pas douter... et surtout sur ses deux prunelles d'émeraude qui avaient le don d'apaiser les tourments de son esprit à chaque seconde passée à s'y noyer ?... Ou au moins à chaque seconde qu'elle avait dénié lui octroyer...

Pourquoi tant et toujours tellement de questions et jamais une seule réponse à leurs donner ?...

Même le sens primaire des choses lui échappait sous cette pluie battante qui n’en finissait plus de tomber... Submergé par ses champs qui hauts qu'il en avait du mal à respirer... Combien de temps avait-il passé, immobile dans ce couloir oppressant de végétaux noircis, les relents acres de moisissures acides, s'insinuant dans la moindre parcelle de ses poumons ?... Ses yeux d'ordinaire si lumineux, qui avaient fini par se ternir derrière ses paupières épuisées de vouloir à tout prix les protéger... fixés très loin sur cet immense spectre vêtu de bois, déchirant le gris du ciel de ses interminables ailes obstinément figées dans le temps et l'espace de cette foutue vallée... Assez pour ne plus savoir de quel coté il était arrivé... Ni même comment sa jambe blessée avait pu le porter dans des contrées si éloignées...

Ses poings se crispèrent brusquement alors qu'il tenta de réprimer une violente quinte de toux qui ne demandait qu'à ébranler sa déjà si fragile stabilité... Comme un douloureux retour à la réalité de cet enfer ou peut-être au contraire qui allait l'enfoncer encore un peu plus dans le chaos parsemé de folie furieuse qui semblait dominer cet endroit maudit...

Son regard vint soudain accrocher sa blessure à peine masquée par le sang coagulé qui la recouvrait...

Bha ! Trois fois rien ! Un peu de désinfectant, un joli bandage et le tour serait joué...
Ou peut-être pas...

Il ne pouvait pas rester là indéfiniment... C’était impossible... Il le savait et pourtant il n’osait toujours pas bouger... La douleur était là... Tellement omniprésente qu’il aurait presque pu s’y habituer...
Presque...

Et au creux de sa main, le froid du métal le rassurait... mais l’effrayait aussi peut-être tout autant, si ce n’était même plus... Cette puissance qu’il n’avait déjà que trop déchaînée... et d’instinct il savait qu’il ne pourrait plus désormais... que plus aucune de ses précieuses munitions ne viendraient se glisser dans la chambre qui la destinait à être tirée... Qu’elle n’était plus qu’une arme à feu que cette putain de Destiné avait décidé de rendre inutile, histoire de jouer encore un peu avec ses nerfs déjà trop malmenés... jusqu’au moment ou ils finiront par céder en déchaînant leur violence sur le premier quidam venu...

Mais pour l’heure il serrait encore un peu plus son éternel Desert Eagle entre ses doigts glacés... comme la bouée de sauvetage dans l’océan de sa folie... comme le dernier rempart contre sa volonté que nul ne pourra jamais se vanter d’avoir briser...
Jamais...

Comme cette extraordinaire fureur de vivre, plus inébranlable encore... qui le poussait à avancer au devant de l’adversité... qui lui donnait la force d’atteindre ce bâtiment et la tranquillité, même précaire, de ses murs. Le rythme de ses pas s’enchaînait à présent... pas vraiment rapide, ni même trop lents... juste empreints d’une infaillible détermination... Comme s’il avait craint qu’en brisant leur cadence, il ne parvienne jamais jusqu’à cette porte qu’il ouvra d’un geste sur la pénombre des lieux !...

Pour finalement se figer sur le seuil comme l’immuable course du temps dans les yeux de Samuel alors qu’il les posait sur une dague, solidement encrée entre des doigts finement féminins. Et presque aussitôt il sut, pour l’avoir déjà vu il n’y avait pas si longtemps de cela, l’identité de sa propriétaire avant même d’apercevoir les traits de son visage au détour d’un audacieux rayon de lumière, se frayant un chemin entre les lattes de bois jusqu’au nuances opalines de son teint délicat...

Sur lequel s’entremêlaient les doutes et les questions en une joyeuse anarchie...

Etait-elle redevenue l'ombre qu’elle n'aurait jamais du cesser d’être ? Ou bien l’humanité subsistait encore sous ses allures d’ange des ténèbres tombé d’on sait où et admirablement figés de glace en ces sombres instants ? Il était bien incapable de se prononcer vraiment, bien que son attitude qu’il ne pouvait qu’analyser comme étant agressive, ne présageait rien de bon...


-J'espère que tu ne compte pas m'achever !

Peut-être n'y avait-il pas plus douces mains que celles de Selene pour lui jouer son ultime requiem, après tout...

Il la jaugeait du regard en attendant la suite des événements comme l’ultime salut de son existence... Un pas dans sa direction pour accélérer la sentence, alors que contre toute attente, ce fut elle qui acheva de parcourir la distance qui les séparait, le forçant à revenir sur ses pas dans un pure mouvement de réflexe défensif, aussi inutile fusse-t-il...

Pas de lame acérée perforant son abdomen... Pas d'effroyables effusions de sang...

Le temps de comprendre la douce inquiétude dont elle le recouvrait de son ton le plus chaleureux... pour finalement se dégager de ses bras trop ettouffant à sa fierté d’homme blessé...


-Te sens surtout pas obligé de m’aider parce que je t’ai sauvé la vie...

Ses forces l’abandonnèrent encore une fois... une de trop... alors qu’il venait s’appuyer contre le mur le plus proche pour ne pas qu’elle le voit tituber. Ce qui ne l’empêchait pas d’avancer malgré tout, s’engouffrant plus encore qu’il ne l’était déjà vers les profondeurs obscures de ce moulin et finalement se laisser glisser quelques mètres plus loin jusqu'à son sol d’un air blasé... pour ne pas avouer qu’il était bien incapable de rester debout sur ses jambes plus longtemps...

-C’est une saloperie de putain de chimère qui m’a fait ça ! Puisque tu tiens tant à le savoir !

Il rejeta la tête en arrière, laissant ses vêtements et ses cheveux encore détrempés se coller au bois sur lequel il s’était appuyé... Il ne la quittait plus du regard... la dernière fois qu’il l’avait vu, c’était à la bibliothèque lorsqu’il lui avait donné des vêtements secs... lorsqu’il avait eu la décence de la laisser se changer seule...

Est-ce qu’elle aussi... tentera de le tuer lorsqu’elle decouvrira la dure réalité ?...


Dernière édition par Samuel Parker le Sam 22 Nov - 13:27, édité 1 fois
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Selene
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MessageSujet: Re: Quand le passé et le présent s'emmêlent [PV Samy]   Ven 21 Nov - 3:50

Le Moulin se faisait, une fois de plus, le théâtre bien involontaire mais néanmoins complice complaisant, d'une rencontre contre nature. Lui qui, il y avait bien longtemps de cela maintenant, s'était fait refuge pour ce couple improbable qu'une Ombre sanguinaire et un Humain militaire formaient alors, aujourd'hui il voyait cette même Ombre téméraire revenir vers lui. Pourtant, elle avait changé cette diaphane apparition ! Il ne sentait plus la même rage bouillonner en elle, ou si faiblement... Elle n'avait plus cette fougue qui l'avait poussée à défier toutes les lois de la Vallée pour l'amour de ce bel humain qui la faisait alors chavirer... Non, la poupée éthérée d'alors s'était muée en une femme aux apparences si humaines et au regard bien perdu... Pauvre marionette presque désarticulée qui semblait ne plus savoir où elle se trouvait ni même qui elle était réellement. La Vallée se vengeait toujours des affronts qui lui avaient été faits et Selene découvrirait bien vite le goût amer d'une telle vengeance !

Le Moulin semblait pourtant pris de compassion pour cette créature, si chétive aujourd'hui, mais dont il connaissait la morgue et la détermination sans bornes, cette rage qu'il savait sommeiller encore quelque part dans son corps affuté et fait pour combattre... ou fait pour aimer ? Se faisant soudain malicieux autant que bienveillant, le bâtiment branlant regarda d'un oeil interessé et presque bienveillant ce nouvel Humain qui venait de faire son entrée en scène. Laissant si génreusement ses lattes, vermoulues par l'humidité, s'écarter il daigna permettre à quelques minces rayons de lumière de pénétrer en son sein. Ceux ci virevoltaient, jouant joyeusement avant de venir éclairer ces deux êtres que la bien facétieuse Destinée semblait s'échigner à faire se rencontrer encore et encore. Diffuse et bien pâle clarté qui venait caresser ces visages à la beauté angélique mais qui cachaient bien des tourments et bien des secrets. Puis l'un de ces fils de lumière vint accrocher cette méchante blessure qui déchirait les chairs de la jambe de l'Humain, faisant perler des gouttes de sueur sur son front si fier.

Le Moulin aurait sourit s'il en avait seulement eu la capacité ! Le partenaire changeait mais l'histoire semblait belle et bien se répéter...Histoire éternelle à laquelle serait condamnée cette Ombre un peu trop fière et audacieuse ? Ou nouvelle facétie de la Vallée ? Qui pouvait savoir quels sombres et funestes desseins celle ci réservaient à ses occupants, à ses prisonniers ? Il se fit protecteur et spectateur presque attendri lorsqu'il contempla la grâcile Ombre venir, si sincèrement et spontanément, offrir son aide et son soutien à cet homme qu'elle aurait du hair. A cet armurier qu'elle hairait peut être une fois sa mémoire retrouvée et sa vraie nature recouverte. Mais pour l'instant Selene baignait dans cet océan d'ignorance qui la préservait de cette folie destructrice qui était la sienne. Pour le moment la jeune femme n'était qu'une femme sincèrement inquiète pour le sort de celui qu'elle prenait encore pour l'un de ses compagnons. Celui ci connaissait la vérité et se méfiait de celle dont il ne savait encore dire si elle était une alliée ou cette ennemie jurée des siens. Méfiant, il repoussa la belle tout en lui lançant des propos qui heurtèrent de plein fouet l'Ombre qui s'ignorait.

Alors qu'il s'éloignait d'elle, refusant son aide, Selene resta un moment interdite. Parfaitement immobile, comme stupéfaite par une telle réaction à laquelle elle était très loin de st'attendre, elle le regarda clauquediquer plus que marcher, l'écoutant déverser ces mots auxquels elle ne comprenait rien. Un moment sa main s'éleva vers lui et ses pieds s'apprêtaient à s'élancer pour éviter à Samuel de chuter mais la phrase qu'il prononça alors la cloua sur place. "Lui sauver la vie" ? De quoi parlait donc son compagnon ? Certes il avait eu la gentillesse et la courtoisie de lui donner des vêtements propres et secs lorsqu'elle s'était retrouvée, totalement êrdue dans cette bibliothèque où elle ne s'était d'aulleurs guère sentie à son aise... Mais de là à prétendre lui avoir sauvé la vie il y avait de la marge !

Et les visions revinrent, saletés d'images qui envahissaient son esprit torturé sans qu'elle ne puisse rien faire pour les en empêcher ! Un lac gelé...Un cadavre mutilé...Du sang, son propre sang...Les visions s'accélérèrent empêchant Selene de voir et de comprendre. Tout devenait indistinct et si flou ! La bibliothèque, Mary penchée au dessus d'elle... Et encore ce visage qui lui était apparu lors de son arrivée au Moulin...Et ce prénom qui résonnait dans sa tête de manière si assourdissante qu'elle en avait le vertige ! Maxime... Maxime...


- " T'achever ? Mais pourquoi...Sauver ma Vie ? ... Que...Je ne comprends pas..."


Titubant presque Selene se secoua, comme pour mieux chasser ces visions cauchemardesques à laquelle elle n'entendait rien et ne voulait d'ailleurs rien entendre, puis se rapprocha de Samuel. Allant s'agenouiller près de l'endroit où il s'était finalement laissé choir, elle demeura un moment immobile, ses prunelles limpides tentant d'évaluer la gravité de la blessure. Au moment où sa main s'élevait dans les airs pour venir, si doucement repousser les fibres qui l'empêchait de constater l'ampleur des dégâts , la jeune femme eut comme l'impression d'avoir effectué ces mêmes gestes. Les mêmes gestes exactement et dans ce même lieu... Comment cela se pouvait il ? Repoussant une fois de plus ces pensées et images qui la rapprochaient pourtant un peu plus encore de la vérité, Selene se concentra et reprit son examen succint. Les chairs étaient bien lacérées et cette saloperie de Chimère, quelle qu'elle fut, n'avait pas râté son coup !


- " Quelles saletés que ces Chimères ! Pourquoi ne vont elles pas s'entretuer avec les Ombres plutôt que de venir s'en prendre aux notres ? "


Si sincères étaient ces mots qui s'évadaient de ses lèvres vermeilles ! Si seulement elle avait pu savoir à quel point pourtant ils étaient risibles ! Elle était l'une de ces Ombres qu'elle semblait pourtant si bien mépriser en cette heure. Pauvre petite marionette qui allait vite, si vite même, découvrir la triste réalité des choses, sa si triste réalité à elle ! Mais pour l'instant elle continuait de se leurrer, poursuivant à mi voix ces injures contre ces peuples qu'elle lui croyait si faussement étranger. Selene était occuppée, toute son attention focalisée sur cette plaie qu'elle s'était mise en tête de soigner. Relevant un instant son visage de nacre vers Samuel elle lui sourit presque tendrement avant de laisser sa main venir effleurer sa joue en une caresse bienveillante et presque chaleureuse. Elle aimait bien cet homme, oubliant tout ce qui s'était réellement passé entre eux deux, ne se souvenant que de sa prévenance à son égard dans cette sinistre bibliothèque où elle avait cru mourir détrempée. Elle avait été tellement surprise d'y voir Vincent qu'elle avait préféré fuir sans même prendre le temps de remercier Samuel pour ce geste qui l'avait pourtant touchée. Peut être aujourd'hui était ce l'occasion de le remercier ?


-" Au fait...Merci de m'avoir donné de quoi me changer l'autre jour... Dommâge qu'aujourd'hui il me faille mettre ces vêtements en pièces pour te soigner ! Mais c'est la moindre des choses que je puisse faire pour toi, non ?"
dit elle d'une voix si douce et si tendre.

Les yeux de l'Ombre oubliée pétillèrent de malice tandis que, sans fausse pudibonderie ni gêne aucune, elle ôtait son haut dévoilant sa peau d'albâtre que gainait encore un fin bustier de cuir noir. Puis la lame de sa dague étincella dans l'obscurité avant de venir taillader le tissu pour mieux en faire naitre de fines bandelettes. Délaissant un instant celui qu'elle venait de prendre pour patient, Selene se releva prestement et sortit quelques instants le temps d'imbiber ces pansements rudimentaires de cette eau dilluvienne qui, pour une fois, se révèlerait des plus utiles ! Sourire aux lèvres, plus sereine que jamais, la jeune femme se remit à genoux devant Samuel et entreprit de nettoyer cette vilaine plaie. Ses gestes étaient doux et son regard des plus tendres. Selene s'ignorait et, se prenant encore pour cette humaine qu'elle n'était plus depuis bien longtemps, elle apportait toute sa douceur à cet homme auprès de qui, étrangement, elle se sentait déjà si bien.
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Samuel
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MessageSujet: Re: Quand le passé et le présent s'emmêlent [PV Samy]   Sam 22 Nov - 4:04

Pourtant encore si sauvage, l'homme blessé se fit soudain modèle d'obéissance pour mieux se soumettre à cette envoyée de la providence, apparemment si prompte à faire son possible pour le remettre sur pieds rapidement. Avait-il seulement le choix ?... Il en doutait sérieusement en déposant sa fidèle compagne de métal à ses cotés en signe, même factice, de rémission... Qu’avait-il fait pour mériter autant d'attention de la part de cette femme qu'il connaissait finalement encore si peu ?... Et de plus, ne trouvant rien de mieux à faire en guise de remerciement que de lui balancer à la figure l'acidité de ses paroles. Samuel n’avait jamais su utiliser le poids des mots comme il se devait... Sa voix pourtant d’ordinaire si captivante de sincérité n’avait jamais été qu’une succession de maladresses qui finira sans doute un jour par le mener à sa perte...

Mais pas aujourd’hui... Pas avec elle...
Et surtout pas face à ses questions qui le heurtaient plus qu’il n’aurait cru cela possible... plus que ce que lui dictait sa raison...


-Pardonne moi s’il te plaît... sans doute la douleur me fait-elle divaguer... Tu as raison... tellement raison... si seulement tu savais...

Il releva tout de même l’ironie d’un sourire à peine esquissé au coin de ses lèvres blêmies et adoucissant par la même occasion le coté dramatique de la scène qui avait tendance à le mettre mal à l’aise...

Non, bien sûr qu’elle ne comprenait pas ses propos... ou plutôt qu’elle ne pouvait pas comprendre ce qui pour Samuel était au contraire si limpide qu’il ne pouvait se résoudre à accepter le sort qui semblait lui être réservé. Les mensonges, la trahison... N’importe quoi plutôt que de devoir supporter la haine, la souffrance ou que sais-je encore dans ce regard encore si doux... tellement chargé de tendres promesses. Il était assez lucide, l’armurier pour savoir que c’était une erreur... et pourtant rien d’autre ne comptait en cet instant que cette main si chaude sur son visage glacé, alors que cela aurait normalement du être le contraire... Tant de bien-être insufflé dans une simple caresse... qui sonnait pourtant déjà comme autant de sinistre glas dans son esprit...

Comme autant de prénoms si odieusement murmurés par sa conscience si agaçante de prévenance...


-Selene...

Rien qu’un léger souffle... à peine un murmure plus éloquent encore que bien des discours... Comme une supplication silencieuse qui ne l’aurait même pas convaincue lui-même s’il avait fallu... Pour qu’elle arrête d’être aussi troublante de désir, qu’elle cesse de répandre sur lui cette sollicitude qu’il savait pertinemment ne pas lui appartenir ! Tout aurait été tellement plus simple si seulement elle avait eu l’occasion de recouvrer ses souvenirs et sa venimeuse personnalité depuis leur dernière entrevue... Il n’aurait pas été contraint de se faire violence pour ôter avec délicatesse cette aérienne tentation de sa peau encore frémissante de ce contact dont elle avait tant besoin... Sans pour autant que sa main elle, ne se résolve à le rompre aussi rapidement...

-Ta seule présence ici et maintenant, vaut bien plus pour moi que n’importe quel remerciement... Finalement c’est moi qui devrais te remercier d’être là pour moi alors que tu ne sais même pas ce qui c'est passé...

Aurait-il du laisser le sang de la belle ombre suicidaire se déverser sur cette neige qu’il haïssait peut-être tout autant... l’abandonner encore agonisante sur les rives gelées de ce lac ? Cette simple question avait hanté ses nuits si longtemps... A tel point qu’il avait cru devoir vivre avec ce tourment à jamais... Mais aujourd’hui il sentait que la réponse était toute proche et qu’il n’avait plus qu’à tendre la main pour s’en saisir... vers cette femme au corps insolent de perfection sur lequel il ne pu s’empêcher de promener le gris intense de son regard... Quel homme digne de ce nom n’en aurait pas fait autant à sa place ?...

Alors qu’elle le délaissait un instant de ses caresses pour mieux revenir apaiser sa douleur d’un si merveilleux sourire... Il en profita pour ôter son T-shirt détrempé et le tordre de toutes ses forces afin d’en extraire le maximum d’humidité... pour finalement renoncer à le remettre tant qu’il n’aurait pas correctement séché...


-Tu ne t’en souviens pas bien sûr, mais il n’y a pas si longtemps de cela, je t’ai vu inerte sur cette rive de glace... tu perdais du sang... tellement... Je n’ai pas pu me résoudre à te laisser...

Au diable les convenances ! Au diable sa conscience ! Plus rien de ce qu’il avait aveuglément cru essentiel autrefois n’avait de valeur dans cette vallée... Sa vie ne se résumait plus qu’à un maigre fil tendu qui résistait tant bien que mal aux assauts auxquels personne ici ne pouvait de toute façon réchapper... Ce fil devait être semblable à la soie des cheveux de Selene dans laquelle ses doigts à peine réchauffés se perdaient à présent avec délicatesse...

-Dit moi que j’ai eu raison... Tu es si belle que je n’ose te croire réelle...

Sa main descendit lentement sur son cou jusque sur ses épaules dénudées... Et il l’attira doucement contre lui... contre son torse encore mouillé pour l’entourer de ses bras si cruellement avide d’étreintes passionnées... pour laisser aller son visage contre ses cheveux et y déposer un tendre baiser...

Et finalement se relever brusquement et partir aussitôt à la recherche de quoi se réchauffer... Il était certain d’avoir encore le briquet de Xarha dans le fond de l’une de ses poches et il ne tarda pas à le confirmer en y plongeant l’une de ses mains pour en extraire le précieux objet...

Et sourire fièrement au bel ange qui l’accompagnait...
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MessageSujet: Re: Quand le passé et le présent s'emmêlent [PV Samy]   Sam 22 Nov - 22:16

Les murs branlants de ce vieux Moulin vermoulu semblaient n'être que bien minces et faibles remparts contre ces éléments déchainés que la Vallée, avec sa perfidie habituelle, ne cessait de commander tel le plus macabre des chefs d'orchestre. Quelques temps auparavant c'était la si pure, mais si dangereuse, nive immaculée qu'elle avait appellée, nimbant de son manteau éclatant ces terres qui étaient siennes et sur lesquelles cette maudite Vallée entendait bien régner jusqu'à la fin des temps. Aujourd'hui la neige avait fondue et la Nature semblait peu à peu s'éveiller comme après un long, très long sommeil. Les arbres se gorgeaient de feuilles et la Vie elle même semblait lentement renaître. Mais c'était sans compter sur la sournoiserie de la Maitresse incontestée de ces lieux qui entendait bien plonger, encore et toujours ses "invités" dans des tourments pires que jamais ! Alors ses mains impalpables s'étaient levées et, commandant au ciel lui même, elle lui avait ordonné de se parer des plus ténébreux cumulus et de laisser ces derniers déverser leurs torrentielles et bien venimeuses larmes sur ses flancs. Et la pluie était apparût... Plus drûe et cinglante que la plus effilée des lames. Plus empoisonnée que n'importe quelle cigüe. Plus traitresse encore que cette nive qu'elle remplaçait. La Vallée, cette fourbe, avait fait de l'eau, fluide source de toute vie, la plus redoutable et la plus mortelle des armes.

Et la pluie continuait de tomber, venant si brutalement s'abattre sur les murs de bois de ce bâtiment perdu au milieu de nulle part. Elle se faisait pure violence, frappant encore et encore ces si minces parois vermoulues qui, pourtant, et malgré ces assauts répétés, ne cédaient pas. Le Moulin se faisait forteresse imprenable pour mieux protéger ce couple improbable, et bien incongru, qu'il abritait en son sein. Que la Vallée déchaine ses foudres et envoye ces plus puissants émissaires, le Moulin, lui, persisterait à lui tenir tête comme il l'avait déjà fait par le passé. Il avait déjà pris sous son aile ce groupe hétéroclite où des membres de chaque race s'étaient réunis pour, en une bien rare occasion, oublier leurs divergences et allier leurs forces contre leur seul véritable ennemi : la Vallée. Le Moulin s'était fait complice et il avait abrité leurs querelles, leurs amours si complexes, osant se dresser contre cet enfant maudit de la Vallée, tenant à distance cette Bête assoifée de sang qui avait voulu se repaître de la chair de ses protégés. Et aujourd'hui le Moulin se dressait à nouveau pour protéger de ce torrent de goutellettes assassines cet Humain et cette Ombre qui semblaient si bien, et contre toute logique et attente, être sur le point de se trouver. La Vallée ne gagnerait peut être pas cette fois çi. Peut être pas non...

Mais ils étaient encore bien nombreux les obstacles qui se dressaient, intangibles mais presque infranchissables frontières, qui séparaient encore ces deux êtres dont les regards se perdaient déjà l'un dans l'autre et dont les mains avaient, si délicatement, commencé à se frôler pour mieux s'effleurer. Qu'il semblait long, sinueux et parsemé d'embûches, ce sentier escarpé sur lequel Selene et Samuel venaient si bien de s'aventurer ! Inconscients et bien téméraires êtres qui ne réaliseraient sans doutes que bien trop tard cette erreur qu'ils s'apprêtaient à commettre. L'Ombre qui s'ignorait n'était que doux âtre où venait se mêler flammes de douceur et étincelles candides de sensualité. Mais le resterait elle encore longtemps ? Que se passerait il lorsque ces souvenirs qu'elle semblait, de plus en plus volontairement, refouler referaient enfin surface ? Pourrait elle seulement encore supporter la vue de cet Humain que, pour l'instant, elle ne cessait pourtant de couver de ses mers de jade ? Et lui ! Cet armurier si désespérément Humain ? Celui qui aurait pu, de quelques simples mots, aider cette femme à redevenir celle qu'elle n'aurait jamais du cesser d'être... mais qui préférait si étrangement se taire. Pourrait il encore longtemps étouffer dans sa gorge ces paroles et ces vérités odieuses que ne cessait de lui sussurer sa, bien trop pesante, conscience ? Que pouvait seulement réellement naître de la rencontre de la plus parfaite amnésie et des nons dits et autres mensonges par omission ?

Mais que leur importaient bien à ces deux êtres, isolés du monde et de ses sordides réalités, toutes ces interrogations ? Réalisaient ils seulement que, de celles ci, allaient pourtant dépendre leur futur, si fragiles destinées dans ce monde cruel où rien ne semble pouvoir durer ? Non, bien sûr que non ! Aucun des deux ne réalisaient encore et, même s'ils en avaient seulement eu la possibilité, le Moulin doutait que cela eut pu changer quoique ce soit ! L'Avenir est déjà écrit dans les pages de ce grand livre qu'un facétieux écrivain noircit de sa plume aussi tendre que maléfique. Le destin de cette Ombre amnésique et de cet Humain cloîtré dans son silence était d'ors et déjà scellé et rien ni personne n'y pourrait plus rien changer... Alors, doucement et insidieusement, le futur commença à s'esquisser, à se profiler au travers des gestes, si tendres, qu'une jeune femme accomplissait. Et elle se faisait si terriblement humaine, cette diaphane apparition, tandis que ses prunelles émeraudes venaient si, timidement presque, caresser ce visage déterminé et si fier qui lui faisait face. Selene n'avait pas prémédité cette caresse qu'elle venait si bien d'offrir pourtant, faisant naître sous ses doigts effilés un si impercetible frisson qui venait, tel le plus incompréhensible des échos, répondre à celui qui parcourait son échine. Et cette vague d'émotions si violentes qui la submergea presque lorsque Samuel referma délicatement sa main sur la sienne, l'emprisonnant à peine. Leurs deux mains enlacées en la plus sulfureuse et légère des étreintes. Puis s'élevèrent des mots dont elle ne saisit malheureusement pas toute la portée mais qui se faufilèrent jusqu'à son coeur, jusqu'à cette âme que l'Ombre qu'elle était jadis avait, bien faussement , cru étouffer à tout jamais. Suspendant alors ses gestes, laissant sa main grâcile enchassée dans sa comparse virile, elle leva vers lui son regard pour aussitôt l'abaisser, comme troublée.


- " Tu ne me dois rien Samuel et certainement pas des excuses dont, de toutes façons, je ne saurais que faire
; dit elle dans un léger éclat de rire ; Et même si je ne comprends pas grand chose à ce que tu évoques j'ose espérer, qu'un jour, tu auras la gentillesse de m'éclairer. Mais pas maintenant... Pas aujourd'hui et pas içi : il y a mieux, je pense, pour pâlabrer sur mes bien étranges perte de mémoire, tu ne penses pas ? " acheva t'elle dans un sourire espiègle.

Elle riait le petite Ombre qui se prenait pour une Humaine. Elle riait mais, derrière ces cristallins et si mélodieux éclats de rire, se cachaient tout ces choses que ses lèvres ne parvenaient à exprimer. Elle riait comme pour mieux chasser de son esprit ces doutes et ces angoisses qu'elle sentaient s'immiscer en elle comme le plus glacial des vents. Elle riait encore mais, déjà, Selene se sentait changer. La mémoire lui revenait peu à peu même si elle se débattait comme la pire des furies, tentant de reculer ce moment qu'elle pressentait aussi inéluctable que terrifiant. Les images affluaient, plus distinctes au fur et à mesure que les minutes s'égrénaient, si effroyables messagères d'une catastrophe annonçée. Selene soignait Samuel et se concentrait de son mieux, refusant d'admettre ces vérités que lui dévoilaient ses visions éveillées. Elle n'avait jamais étudié la médecine mais, pourtant, savait exactement quoi faire. Elle se revoyait, en compagnie de Vincent, dans un endroit qui lui paraissait pourtant inconnu, l'écoutant lui expliquer patiemment comment était fait le corps humain. Au début elle pensa que son ami lui montrait comment soigner mais elle réalisa bien vite qu'il n'en était rien. Les images continuaient de défiler, tel le plus macabre des films, et Selene se revoyait apprendre à repérer chaque tendon, chaque muscle, chaque articulation... pour mieux les trancher et les lacérer après ? Non ! Cela ne se pouvait ni ne se devait ! Elle n'était pas une meurtrière ! Tout juste une Humaine soucieuse de conserver intacte, cette dernière flammèche d'espoir qu'elle pensait encore vivace en son sein. Et pourtant... Pourtant, et pour la première fois, Selene se mit à douter que la réalité fut vraiment telle qu'elle l'envisageait.


- " Qui ... Qui est Maxime ? "

se surprit elle à demander alors d'une voix si ténue qu'elle en était tout juste audible.

Puis son regard vint se poser sur cet éphèbe au corps à demi dévêtu et qui l'attirait sans qu'elle comprenne seulement pourquoi. Etait ce à cause de cette façon, si douce, qu'il avait eue, quelques minutes avant, de murmurer son prénom ? Ou était ce à cause de cette tristesse et de cette perdition qu'elle sentait en lui et qu'elle connaissait si bien pour vivre avec elles aussi ? Ou était ce juste l'envie d'offrir et de recevoir un peu de cette tendresse et de cette chaleur humaine qui faisaient si cruellement défaut en ces terres maudites ? Allez savoir... Selene désirait cet homme mais c'est pourtant le prénom d'un autre qui l'obsédait. Ce Maxime dont elle ne se rappellait, qu'à grand peine, les traits du visage... Cet homme qu'elle était certaine à présent de connaître... Celui aussi qu'elle sentait avoir soigné lui aussi et en ce même lieu. Souvenir brûmeux d'un homme qui avait dû compter pour elle et qui revenait la hanter alors que son coeur se mettait si bien à battre pour un autre aujourd'hui ! Comme si ce Maxime cherchait à la rappeller à l'ordre, à la mettre en garde contre cette erreur qu'elle s'apprêtait à faire. Mais que lui importait donc de tels avertissements de la part d'un spectre jaillit d'elle ne savait où ? Selene s'en contrefichait éperdûment ! Tout comme elle se contrefichait, pour l'instant, de ces paroles dont l'abreuvait son compagnon et qui tentaient d'éveiller en elle des souvenirs qu'elle s'efforçait encore de réprimer. Non ! Selene ne voulait plus se souvenir... Pas encore. Pas maintenant. Pas alors qu'elle trouvait enfin une raison d'espérer !

Puis les mots de Samuel se firent soudainement si audacieux. Mais tellement doux aussi... Océan de tendresse dans lequel l'Ombre amnésique se laissa glisser de la plus volontaire des manières. Elle n'eut pas le moindre mouvement de recul lorsque les bras de son compagnon Humain s'élevèrent et que l'une de ses mains vint se perdre dans la masse soyeuse de ses cheveux de jais. Puis le contact si troublant de ces lèvres qui vinrent déposer ce si fugace baiser. Selene sentait toute rage et toute appréhension l'abandonner. Peu importait ce que serait demain. Peu même lui importait cette Vérité qu'elle était pourtant venue chercher en ces lieux mais dont elle doutait sincèrement, à présent, de vouloir seulement se souvenir. Comme si, déjà, elle savait que celle ci ne pourrait que venir gâcher cette autre réalité que Samuel et elle faisaient si doucement naître. Qu'importait la Vérité ? Selene se ferait âpre combattante s'il le fallait mais pour elle, désormais, la vérité ne serait plus que ce qui se passait, içi et maintenant, dans ce vieux moulin. Cela et rien d'autre !

Elle se leurrait mais n'en paraissait que plus émouvante encore. Elle se mentait, fuyait cette Réalité qui finirait, tôt ou tard, par la ratrapper. Elle reniait l'évidence alors qu'elle se laissait glisser entre ces bras qui maintenant l'enlaçaient de la plus belle des façons. Déjà sa peau s'embrasait contre cette autre si chaude et palpitante. Ses mains vinrent doucement se poser sur cet emplacement où elle sentit un coeur d'homme battre la chamade. Elle aurait voulu que ce moment s'éternise mais, déjà, Samuel se levait pour, quelques instants après, exhiber ce briquet qui leur apporterait sans nuls doutes un peu de chaleur. Se relevant doucement, se fut à son tour de venir vers lui. Une de ses mains vint se poser sur ce briquet dont, à l'instant précis, elle se moquait bien. L'autre s'éleva à son tour et vint retrouver cette joue qu'elle aurait voulu ne jamais quitter. Et, sans même réfléchir, sans même songer un seul instant aux conséquences que son acte ne manquerait pas d'avoir, Selene laissa ses lèvres venir déposer un tout premier baiser sur celles de Samuel. Puis elle se recula légèrement et, son regard plongé dans celui de l'homme, murmura simplement:


- " Si tout ce qui nous entoure n'est qu'apparences et mensonges alors je ne veux les voir. Oublions ce qui plâne au dessus de nos têtes comme la pire des épées de Damoclès et contentons nous de jouïr de ce qui est bel et bien réel. Je ne suis pas une illusion Samuel. Je suis aussi réelle que toi. Touches moi... J'existe. Et je suis là avec toi... Pour toi même..."


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Samuel
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MessageSujet: Re: Quand le passé et le présent s'emmêlent [PV Samy]   Dim 30 Nov - 19:39

Maxime ?!...
Que les flammes des enfers dévorent Samuel à l'instant s'il n'avait pas tout tenté pour taire ce nom qui planait tel le plus sournois des fantômes dans ce taudis depuis que ces deux âmes en peine y avaient fait irruption...

Peu importait au final, ce qui avait bien pu réunir ces deux êtres qui auraient normalement du s'opposer... se défier... se déchirer... et qui pourtant en cet instant s'étaient si bien trouver... sans doute, trop même... dans le réconfort d'un sourire, la chaleur presque indécente d'une caresse à peine esquissée. Une ombre amnésique et un homme espérant sans jamais se lasser pour de meilleurs lendemains, parce que pour lui cela signifierait mourir que de renoncer... Et même s'il devait transgresser tout ce en quoi il croyait. Mais à Hollow Dream, nul ne pouvait prétendre détenir les secrets de demain ou même simplement être certain de pouvoir encore ouvrir les yeux au petit matin. Il n'y avait qu'une horde de visages, parfois à peine plus que des anonymes vers lesquels on espère se raccrocher pour ne pas sombrer mais qui finissent quand même par s'estomper un jour ou l'autre sans que l'on puisse rien y changer... Tout comme la pluie avait balayé en une seule nuit le sinistre manteau de glace dont la vallée avait pourtant pris tant de soins à se parer... Tout comme il avait suffi de quelques minutes à peine pour que son existence toute entière sombre dans le chaos à jamais...

Comme il aimerait pourvoir oublier lui aussi...

Sarah était morte sous ses yeux... Xarha avait disparu on ne sait où... et Mary ne lui avait pas adressé la parole depuis des lustres ! Et si ce n'était pas cela la vraie force dont il avait besoin pour avancer ?... Et si son avenir à lui n'était qu'obscurité et néant... alors que le présent se trouvait juste là, à porté de ses mains, trop réel pour l’être vraiment...

Et pourtant trop parfait pour n'être que du vent...


-Ce n'est qu'un spectre parmi tant d'autres dans cette maudite vallée...

Est-ce qu'il avait réellement prononcer à voix haute ces mots qui avaient presque foudroyé son inconscient ? Il avait l'impression que non, alors que pourtant il l'avait bel et bien fait et cette fois sans aucun regret pour venir troubler ce qu'il commençait de considérer comme la stricte vérité. Ces personnes si précieuses à vos yeux au point que rien ne puisse avoir assez de puissance pour effacer leur souvenir... pas même la course inébranlable du temps qui passe... pas même le sommeil aussi solide fusse-t-il... pas même tous ces gestes quotidiens que l'on exécute presque sans y penser...
On ne pouvait pas les oublier...
C'était impossible...

Et il sentait comme un mauvais présage que cette femme si troublante viendrait bientôt rejoindre les autres dans la tempête de ses cruelles obsessions. Alors il essaya de fuir ses démons mais en vain. Il quitta cette peau de douceur opaline, invitant sans cesse ses mains à de bien indécentes caresses et ce corps si tendrement étreint mettant bien malgré lui le siens à ce supplice qu'il ne se savait pas de taille à affronter. Comme s'il avait cru que ce feu qu'il semblait vouloir plus que tout faire naître de ce briquet, pouvait lui être d'un quelconque secours dans ce genre de situation...

Mais elle revint presque aussitôt l’enivrer de ces fantasmes brûlants qu'elle avait décidément le don de faire naître le plus simplement du monde... et d'embraser ensuite de ses lèvres qui venaient si délicieusement effleurer les siennes d'un bien trop sage baiser... pour finalement les maintenir en ébullition de ses mots, encore plus doucement chantés que le plus explicite des désirs... Avait-elle réellement employé les mots "jouir" et "touche-moi" dans la même phrase ? Ou bien était-ce encore son esprit qui se perdait en divagations purement et vulgairement masculines ? Il cherchait presque avec désespoir les réponses à ses questions qu'il n'osait formuler tout haut, de peur de voir s'envoler en un souffle le peu de contenance qui lui restait encore...

Et presque sans y penser sa main se souleva doucement pour venir se poser sur ce visage d’ange qui le fixait si intensément et qui déjà le hantait. Elle était si merveilleusement réelle qu'il ne pouvait plus en douter... qu'il ne parvenait même plus à penser avec lucidité... Il laissa la fougue de son désir le guider pour attirer ses lèvres contre les siennes et lui donner ce véritable baiser dont le précédent n'avait été qu'un bien fade avant goût... Comme l'amant qu'il s'apprêtait à devenir... Comme l'homme qui allait en perdre la raison s'il ne possédait pas cette femme dans l'instant...


-Je me fiche pas mal de ce qu'il arrivera... de ces personnes que tu crois connaître sans vraiment savoir si c'est le cas ou non... ce qui m'importe c'est toi et moi ici et maintenant...

Ses bras vinrent enlacer ces hanches si fines pour les attirer contre les siennes et laisser ses lèvres parcourir la peau délicate de son cou de poupée. Elle paraissait si fragile qu'il en avait terriblement peur de la brusquer. Mais les frémissements à peine perceptible de ses mains impatientes ne l'empêchèrent pas pour autant de défaire un à un les obstacles qui lui barraient le chemin menant à la nudité de ce corps d'albâtre... faisant déjà ressurgir ses plus bas instincts à la vue de ses seins ainsi dévoilés et qui se dressaient si fièrement sous les caresses de ses baisers...
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MessageSujet: Re: Quand le passé et le présent s'emmêlent [PV Samy]   Jeu 4 Déc - 21:12

Dehors la Vallée se faisait plus cruelle et amère que jamais, voyant se reproduire ce que, déjà, elle avait si bien tenté d'empêcher. La Reine des lieux enrageait, fulminait de voir ainsi cette Ombre, décidément bien contrariante, et un autre Humain, décidément bien faibles ceux ci, se retrouver dans ce Moulin de malheur ! Qu'il était agaçant ce sinistre et branlant bâtiment de bois vermoulu qui, non seulement refusait de s'écrouler, mais qui plus est se faisait si vaillant protecteur de ces amours improbables et impossibles qu'une Ombre savait si bien susciter et faire naitre au fond de ses prunelles de jade. La Vallée avait échoué une fois, une seule, elle ne permettrait jamais que cette, trop audacieuse, jeune femme vienne lui faire perdre la face une seconde fois ! Ah ça non ! Alors la Maitresse des Elements leva ses longs et décharnés bras et en appella à toutes les forces de la Nature. Que Zephyr se lève et se dresse ! Qu'il couvre de ses plus sombres stratus ce ciel qu'elle voulait plus abyssal et effrayant que les Ténèbres elles mêmes ! Que Jupiter se remette à l'ouvrage et fasse jaillir de sa forge ses plus mortels épieux de foudre ! Que les éléments se déchainent en coeur et rappellent à ces impudents "hôtes" quelle était leur réelle condition, le seul Avenir auquel ils étaient en droit de s'attendre ! Ne comprendraient ils donc jamais que tout Amour, tout Espoir resteraient à jamais vains en ces terres maudites ? Ne comprendraient ils donc jamais que leur salut c'est dans la Mort qu'ils le trouverait ? La Grande Faûcheuse ! Voilà qui serait, à tous, leur ultime et si funeste amante ! La Vallée les auraient ! Tous !

Oh oui ! Ce jour là et la nuit qui s'en suivit, la Vallée se déchaina comme il lui était, si peu souvent, arrivé de le faire. Conformément à son bon vouloir le ciel s'était fait sombre manteau et les cumulus s'étaient gorgés de ces larmes dilluviennes que Zephyr projettait violemment contre les murs du pauvre Moulin qui, plus que jamais, résistait. Le protecteur de bois se serait voulu de fer et d'acier pour mieux abriter et isoler de la folie de cette Vallée, ces amants sur qui il avait décidé, si jalousement, veiller. Oui, ces deux là perdaient la raison, en oubliant chacun à quel clan ils appartenaient, à ce qui les attendrait dehors une fois leur passion consommée ! Oui, Samuel et Selene s'égaraient, se perdaient sur un chemin dont, le Moulin le pressentait, nul ne ressortirait indemne ! Mais même s'ils devaient en payer le prix, bientôt ou plus tard qui pouvait seulement prétendre le savoir, pourquoi les empêcher de, ne serait ce que pour un si infime fragment de cette si terrible Eternité que leur réservait cette perfide Vallée, faire naitre de leurs étreintes une étincelle, rien qu'une flâmmèche de cet Espoir après lequel tant de leurs comparses courraient sans jamais le trouver. Pourquoi les empêcher d'espérer ? Eux qui, plus que jamais, semblaient tant en avoir besoin ! Et demain serait ce qu'il était, d'ors et déjà, prévu qu'il soit. Demain cet espoir, plus fragile qu'une rose à peine éclose, plus fragile que le cristal le plus pur, oui demain cet espoir périrait peut être et ces heures de bonheur ne resteraient que vagues souvenirs, douceureuses chimères que deux amants auraient caressées du bout de leurs doigts enlacés. Ou alors, qui sait ? Peut être cette étincelle deviendrait elle feu puis brasier, réchauffant les coeurs de ce couple de tourteraux et ravivant en eux le plus fou et improbable des espoirs : celui de battre la Vallée elle même ! Qui pouvait seulement prédire ce qu'il adviendrait demain ?

Pour l'instant demain semblait encore si loin pour cet homme et cette femme qui se découvraient sous un nouveau jour. Y pensaient ils seulement ? Certes pas. L'Avenir leur importait peu mais le Passé, lui, refusait de s'estomper pour autant. Ou, du moins, était ce bien différent pour les deux jeunes gens. Autour d'eux les Spectres de ce qui avait été leur vie avant leur arrivée à Hollow Dream planaient, accompagnés dans leur macabre farandole par ces Fantômes d'un passé plus récent lui. Formes intangibles et éthérées qui erraient dans ce moulin, frôlant de leurs froides et cinglantes caresses les peaux de ces deux insouciants qui ne pouvaient les voir. Pas plus qu'ils ne pouvaient entendre ces murmures, ces si terrifiants et si douloureuses bribes de leurs histoires respectives que ces Démons du passé venaient, si inlassablement, leur conter. Les eussent ils seulement vus que Samuel et Selene n'auraient pas réagi de même. Selene, l'Ombre amnésique, aurait peut être fini par céder à cette nature belliqueuse qui sommeillait en elle et qui se languissait de s'éveiller à nouveau. Alors l'Ombre aurait elle pu chercher à se saisir de ces Souvenirs spectraux... Alors l'Ombre se serait souvenue... Alors l'Ombre serait redevenue elle même : totalement elle même ! Samuel lui aurait sans doutes chercher à chasser ces souvenirs maudits qui n'auraient eu de cesse de le hanter, lui renvoyant encore et toujours ces images de visages qu'il avait déjà perdus. Samuel aurait fui ces Spectres qui n'auraient pu que le ramener, si cruellement, vers cette sordide réalité qu'il tentait si bien, à présent, d'oublier dans les bras de cette femme de nacre. Le Passé tentait de s'imposer mais il se voyait chassé par cette étincelle d'espoir, et qui sait peut être d'amour, qui venait de s'allumer entre ces murs. Le Passé ni l'Avenir ne comptaient pour ces deux là. Le Présent leur suffisait amplement.

Selene ne répondit pas lorsque l'armurier évoqua, de façon presque laconique, ce Maxime dont la jeune femme ne parvenait toujours pas à se défaire. C'est à peine si ses yeux se plissèrent légèrement sous des sourcils arqués et froncés. Tout juste ses lèvres esquissèrent elles une moue des plus douces. Il lui mentait et elle ne le savait que trop bien. Et cette fois elle ne se contentait pas de le pressentir, non... Selene le savait. Ses visions le lui avait dit, montré, prouvé... La petite Ombre abaissa son regard un instant, celui ci venant si doucement balayer le sol poussiéreux et bien humide de leur refuge. Samuel mentait mais elle ne lui dit rien, ne lui fit pas remarquer, feignant si bien de le croire. Selene avait cessé de lutter et, peu à peu, ses souvenirs lui revenaient, plus cruels que jamais, la ramenant inéluctablement vers une Vérité qu'elle voyait, déjà, s'esquisser et se profiler au loin. Un long soupir s'échappa de ses lèvres tandis qu'elle levait de nouveau son regard vers son futur amant. Samuel... Ainsi elle lui devait la vie ? La jeune femme savait que ce n'était pas la fièvre ni la colère qui lui avaient fait prononcé ces phrases à son arrivée. Il lui avait sauvé la vie... Quand, comment et pourquoi ? Telles étaient les questions auxquelles il lui tardait de pouvoir, maintenant, répondre. Et l'Ombre qui commençait à se retrouver voulut, un instant seulement, forcer ses visions à le lui rappeller mais la vision de Samuel la stoppa net. Après tout... Après tout cela avait il autant d'importance ? Sa mémoire lui revenait peu à peu et, bientôt, Selene savait qu'elle l'aurait totalement recouvrée. Mais, en son coeur, nulle joie comme si elle savait, déjà, que cela ne lui plairait pas. Alors, si son monde devait une nouvelle fois s'écrouler, autant profiter de ce moment onirique qui lui était offert.

Déjà les corps s'étaient trouvés et les peaux commençaient à se frôler. Déjà les regards se faisaient plus profonds et de velours tandis que les lèvres se joignaient pour mieux s'embrasser. Les mains n'étaient pas en reste et elles s'activaient, de part et d'autre, tentant d'ôter ces vêtements à présent devenus si inutiles et même dérangeants. Déjà Samuel laissait le brasier de son bas ventre se répandre en lui, le faisant devenir cet amant empressé et fougueux auquel Selene abandonnait son corps d'albâtre. L'Ombre à demi éveillée se laissait faire, laissant l'étoffe de son bustier choir et dévoiler ses monts laiteux sur lesquels Samuel s'empressa de poser les lèvres. La jeune femme soupira doucement, laissant ses mains venir caresser et découvrir cette peau d'homme qu'il lui tardait de pouvoir embrasser, explorer pour mieux en jouir elle aussi. Puis les mots s'élevèrent dans la pénombre de cette alcôve immprovisée, venant virevolter en une symphonie sybilline dans les oreilles de l'armurier :

- " Aimes moi Samuel ! Aimes moi et remettons à plus tard ces explications que, l'un comme l'autre, nous savons inéluctables. Aimes moi et laissons derrière nous, et pour quelques heures, ces Spectres que tu nommes tels mais qui sont pourtant, je ne le sais malheureusement que trop bien, aussi réels que nous ! Aimons nous et oublions donc le reste. "
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Quand le passé et le présent s'emmêlent [PV Samy]
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