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 [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh

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~Echo~
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MessageSujet: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Ven 30 Jan - 23:00

Cinquième îlot
Cleo, Lynn, Cold et Soledad



    Ca brule, tout ce sable, toute cette flotte, qui s'est infiltrée sous vos
    vêtements, ce maigre rempart contre l'assaut des éléments. Vous
    vous attendiez à vous réveiller bien au chaud dans votre repaire, mais
    c'est sur une plage que vous ouvrez les yeux. Et avec à perte de vue,
    de l'eau, bleue fadasse, qui dégouline encore de vos chaussures. Froide, mais
    heureusement pas salée. Un rapide tour d'horizon vous fait rapidement
    comprendre que vous êtes dans une merde noire. Et que les corps allongés
    à coté du vôtre le sont aussi.





En progressant, vous allez découvrir...


Le Yacht : C'est vraiment une splendeur, surement le plus magnifique bâtiment qu'il vous ait été donné de voir (sauf si vous êtes de Saint Tropez). La peinture sent encore le frais, toute de blancheur virginale. Le sol est propre, pas une feuille posée dessus, pas la moindre poussière. Ca brille comme un miroir au point que vous pourriez vous y regarder. La cabine est luxueuse et séparée en deux endroits... assez pour abriter simultanément une dizaine de personnes. Il y a même encore un peu de champagne dans les frigos et un petit regain d'électricité toutes les deux heures. Mais pas d'eau, rien à manger.

Oui mais c'est planté au milieu de cette foutue île. Et là, vous regrettez amèrement le moindre kilos de luxe de ce bateau que vous allez devoir déplacer jusqu'au rivage.



Vous vous éveillez tous en même temps, à quelques minutes près. Au vu des circonstances, il est préférable de ne pas égorger votre camarade de malchance dans son sommeil, ni durant tout le séjour sur cette île paradisiaque. Qui sait, il pourrait vous sauver la vie plus tard .. ou au mieux ramer à votre place.
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Lynn Lenra
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Sam 31 Jan - 2:25

Ça y est, le produit commence à entamer ses effets sur l'esprit d'une jeune écervelée... Elle joue et elle a décidé de prendre le bonus, son bonus quotidien.
Elle a voulut que ça ne soit plus elle qui joue, mais que les images jouent dans son esprit, elle a voulut échapper à sa douleur.
La tête tourne les sens se confondent et la vue se trouble. Les meubles de la chambre ne sont plus que des taches colorées qui s'incrustent de manière liquide aux murs. Murs qui ressemble à une marée étrange, mue par le mouvement des vagues tournantes.
La tête tourne les jambes se dérobent et la chute en devient inévitable. Quelle joie! La petite cinglée n'a plus aucun contrôle si ce n'est celui de ses pensées, et encore il lui arrive d'en douter. Le sol n'est plus d'aucune stabilité, grande surface molle et gélatineuse, les choses inanimées dansent dans un espace qui n'obéit plus à aucune raison.
Tout ceci n'est qu'illusions, mais tout ceci libère l'esprit de la demoiselle en perdition, elle a trouvé une échappatoire à son enfermement, son issue de secours.

Seulement voilà, dans sa hâte et son énervement passé elle surement voulut s'en aller trop loin. La tête lui tourne tellement qu'elle ressent comme un mal de mer accru. La petite escapade dans l'irréelle se transforme peu à peu en cauchemar, ce la de mer s'accompagne de nausée et elle ne sait plus si sa tête est en haut on en bas. Elle a beau être assise, elle vacille et manque de s'écrouler. Elle tâtonne. Elle cherche un mur où s'appuyer sans pouvoir rassembler ses idées.
Ses idées. Parlons-en de ses idées! Déjà que ces dernières ne sont que très peu logiques à la base, alors en plus dans cet état. et pourtant! Oui, pourtant, elle arrive à retrouver une réaction qui est très courante chez elle, mais peu-être pas pour vous. En tout çà y est! Elle a trouver un mur et là, premier réflexe pour essayer d'en finir avec ce mal de crâne lancinant. s'écartant légèrement du mur en oscillant et sans vraiment pourvoir évaluer les distances, elle envoie son front en destination de la paroi dure de la chambre.
Le temps d'asséner encore trois ou quatre coup et les infirmiers débarquent en claquant la porte affolés.

La suite la fille ne pourra en dire grand chose, déjà qu'elle ne voyait presque rien avec ça, alors quand en plus on sa soulève pour la transporter et la tourner dans tous les sens, autant l'avouer: elle n'y a pas compris grand chose non plus. Et avec tout ce vacarme, son mal de crâne ne faisait que croitre.
C'est comme si la réalité s'était amusée à jouer elle aussi, chaque fois qu'elle arrive à en discerner quelques contours celle-ci s'échappe d'un seul coup laissant l'insouciante seule face à sa folie. Son extase avait viré à la douleur et sa douleur sombrait dans le cauchemar. Enfin elle se réveille. Enfin, non. Pas vraiment en fait, disons qu'elle est autant réveille que quelqu'un qui aurait aligné trop bouteille de vodka et deux de whisky juste avant d'aller dormir.
Par contre, Ô miracle! Le mal de tête s'était arrêté. Les yeux mi-clos et avec des mouvements lents et désordonnées, le regard de la nouvelle venue parcourut les lieux, il faisait terriblement froid et il pleuvait comme vache qui pisse. Franchement pas le décor idéal au réveil.
Et c'est qu'elle en avait pas encore tout vu elle mais voilà, ça u est, à peine elle prend le temps de se frotter un peu l'œil droit qu'elle se retrouve à la case départ. Tout du moins presque. Elle avait été décollée du sol et avait l'impression d'être dans un tourbillon tellement acharné qu'elle sentait qu'on allait lui arracher les membres un par un.
Petit problème encore plus inconfortable: manque terrible d'oxygène. Elle se voyait bien mourir démembrée et avec des poumons aussi fripés que des raisins secs et là elle ouvrit les yeux.

Haletante, tremblante, comme lorsqu'elle passe sa nuit à cauchemarder dans son lit, parfois préalablement sanglée pour éviter les possibles "complications"...
La clairière du premier réveil n'était plus, dans ses mains elle sentait le sable humides. Et sur toute la surface de son corps la morsure du froids, froid amplifié par ses vêtements détrempés.
Le souffle court et l'estomac noué, elle observe et tente de se calmer, tout du moins un minimum... Elle tenta de rassembler ses esprits et se rappelle la douleur irréelle mais tellement forte qu'elle avait ressentie, rien qu'à cette idée ses mains se portèrent sur les côtés de son crâne. La panique qu'elle ressentait en imaginant que ce mal puisse reprendre n'importe quand la fit délirer seule, elle crispa tant les mains que ses ongles s'enfonçaient dans la chair mais elle ne ressentait pas cette douleur là, elle ressentait le souvenir de la douleur passée.
Après un instant elle finit par se détendre t son souffle devint de plus en plus calme. ses muscles se relâchèrent et, assise, elle leva la tête à s'en tuer les cervicales et elle fixa le ciel d'un air presque vide...
Ça y est, elle avait retrouvée la sérénité, enfin pour l'instant.


...
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Rage
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Sam 31 Jan - 4:16

Sérénité, sérénité.

Pourquoi ce bête mot parait tellement bizarre à la prononciation? A croire qu'il ne devait pas exister réellement. C'était humide. De fait, ce fut la première pensée cohérente qui vint s'imposer dans le fatras désordonné qui envahissait la tête de la chimère. C'était brumeux, et sombre. Elle ne se souvient que d'un cri, d'un grondement, d'une main fine dans la sienne et d'une force démesurée qui la lui avait enlevée. C'était un crime ça! Et l'angoisse était palpable alors qu'elle frémissait sur le sable de cette plage. Un gémissement s'extirpa de ses lèvres, alors qu'une vague d'eau lui bondit à la figure. Là, ce fut enfin le déclique.

Brusquement, elle se redressa, recrachant l'eau qui lui avait bondit à la figure, se glissant entre ses lèvres, dans ses narines. Elle fut prise d'une quinte de toux, relevée à quatre pattes sur ses bras tremblant alors que, par réflexe, ses ongles devinrent des griffes qui se plantèrent dans le sable. Et enfin, elle ouvrit les yeux. Elle avança, pour s'éloigner de l'eau, avant de chuter sur le flanc, le soleil lui explosant proprement les mirettes. Ses pupilles fendues devinrent très fines alors qu'elle portait une main griffue et couverte de sable vers le ciel, ombrageant ce maudit soleil.

C'était bizarre, à première vu, ça n'avait rien à voir avec l'endroit où elle aurait dû se trouver. Lentement, elle se redressa assise, incrédule. Elle était trempée. Son haut sans manche lui collait au corps. Elle avait perdu sa veste, et son pantalon était en partie lacéré. Super... Au moins, elle avait encore ses boots, mais dans quel état... Elles étaient détrempée. Mais c'était très secondaire en comparaison du reste. Ses prunelles balayèrent frénétiquement l'espace autour d'elle. Il manquait quelqu'un... Elle fixa alternativement les trois autres personnes. Mais aucune ne correspondait à la fillette qui aurait dû se trouver là.

"Anthea!!!"

Sa voix était rauque, son cri nettement plus faible qu'elle ne l'aurait pensé. Elle se releva, chancelante, s'avançant vers l'eau, tournant sur elle-même au point de manquer de s'étaler. Ses boots plongèrent dans les premiers centimètres liquides. Elle cria à nouveau.

"Antheaaaaa!!!"

Cette fois, c'était un peu plus fort. Dégoulinante d'eau, du sable collé partout, Rage faisait presque pitié, si elle n'avait pas ajouté à son cri un autre son proche d'un rugissement animal.
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Cleo Donovan
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Sam 31 Jan - 19:00

Ce qui la sort définitivement du sommeil c'est le cri. Ce cri. Celui d'un animal avant d'être un homme et par un automatisme dont elle a dû mal à se défaire, même avec les années, elle ouvre les yeux et son corps est déjà prêt, les muscles tendus dans l'attente, dans la crainte. Elle est prête à bondir au moindre son car ce cri c'est celui de sa mère, de sa foutue mère qui n'a toujours pas comprit qu'elle a un réveil chaque matin et qui prend ce foutu plaisir de la réveiller en gueulant comme si Cleo avait été une plaie nouvelle chaque jour. Elle a déjà le réflexe d'ouvrir la bouche pour s'excuser, ce qui est en plus d'être illogique totalement inutile car sa mère s'est déjà tirée avec sa tasse à café sur le perron... non... Non ce n'est pas ça. C'est totalement inutile car sa mère n'est pas là. Elle a quitté la maison depuis un bail déjà et puis il y autre chose... Cette chose dont elle a manqué de se rappeler dans la forêt. Une chose horrible tant elle fait peur, un véritable monstre, le genre qu'on perçoit quand on a à peu près 8 ou 9 ans, qui nous fait angoisser certaines nuits avant qu'on ne l'oublie au fond de son placard.

Parfois ce monstre ressort avec les années, ou quand la vie fait qu'elle ne tient plus qu'à un fil. Quand on a ce moment de frayeur ou le cœur bondit et c'est comme votre corps qui est emporté avec... Voyons voir... Il s'appelle Tromal dans ce film là avec le gosse qui voit les gamines en sang et dont le père boit... Ouais tromal... Ca faisait trop mal aussi dans la forêt parce qu'elle a trébuché sur une branche. Elle n'y voyait déjà plus à cause de la pluie... La pluie... Et puis la vague mais avant ça. Avant ça son rire, un peu mécanique, quand elle avait pensé qu'il n'y avait pas d'orage accompagnant la pluie. Et il n'y avait pas eut de pluie pendant Cet Orage Là. Alors. Alors elle s'était rappelée. Juste une petite seconde avant que la terre ne tremble et qu'elle ouvre la bouche pour hurler quand elle avait vu l'ombre de la vague se dessiner au dessus de la cime des arbres. Et maintenant... Maintenant il y a du sable sous ses doigts et elle a envie de pleurer dans sa somnolence parce qu'elle sait, oh seigneur dieu elle sait qu'il n'y a pas de sable à Central Park et elle ne sait même pas si ça existe à New York et bon sang c'est vrai alors tout est vrai ce n'était pas un éclair mais un coup de feu et elle est... elle est...

Non !!! Non c'est pas vrai ! C'est pas ça ! C'est autre chose ! Ce n'est pas le paradis ici ! Ni même l'enfer ! C'est un autre monde et je ne vois pas y croire ! Pas encore... Ce n'est pas ça, ça ne peut pas être ça parce que... Parce que je ressens !!! Je le sens le sable sous mes doigts et puis l'eau sur mon visage et le froid parce que bon sang j'ai froid et mon corps frissonne encore comme dans la clairière... MAIS CE N'EST PAS AUTOMATIQUE ! Ah non vraiment là ce n'est plus automatique, on pourrait même dire que c'est naturel, pas vrai Cleo ? Oui c'est Naturel après tout il ne faut que quelques minutes au corps pour s'adapter à d'étranges situations alors tu penses, là c'est un jeu d'enfant et... Oh Cleo tu m'écoutes ? Oui en même temps t'es obligée parce que je suis comme qui dirait toi et puis oh là ça va plus depuis QUAND je me parle à moi-même ? Ca doit être la panique et puis il y a ce cri là et c'est ma mère ? Non ce n'est pas ma mère. Depuis quand je m'appelle euh... je m'appelle... Elle. Il. Ca dit quoi ? Théa ? Anthéa ? Connait pas non vraiment dites si vous pourriez arrêter de crier non parce que je ne sais pas si vous savez mais je me suis pris une balle en pleine tête alors bon...

Ah mais oui bien sûr l'humour noir, il fallait commencer par là. Ou alors se relever. Et puis regarder autour d'elle. Oui ça c'est une bonne idée. Il faut la mettre en pratique maintenant et bon sang que ce foutu corps pèse lourd. Allez... on se redresse sur les avants bras, on bascule sur le côté et la première chose qu'on voit c'est... Une femme. Ou une jeune fille au choix. Elle se tient la tête là et vu l'angle c'est pas facile de donner un âge. Et puis la panique n'aide pas et bon sang si elle pouvait arrêter deux secondes de sangloter hystériquement la Cleo ça aiderait certainement mieux ! Donc une femme et elle a dû se prendre une balle elle aussi pour se tenir la tête comme ça. Ah ben voilà, elle devient tarée, ou alors c'est l'hystérie la plus complète parce que pour rire en sanglotant faut vraiment pas être bien fraiche. Mais bon sang où est-ce qu'elle se trouve ??? Et où est passée la clairière et qu'est ce qui s'est passé ? Non non après ça merde APRES y'a d'autres personnes là. Donc la femme et puis... et puis... Attends c'est quoi ça ?????? Ca a des oreilles pointus et ça porte des fringues en lambeaux et puis ça pousse des cris de bête. C'est un monstre ? Peut-être qu'elle est en enfer. Oui ça doit être l'enfer et elle ressemble à un félin mais les félins humains ça n'existe pas. A part le Big Foot mais c'était pas un singe à la base ?

~N'oublie jamais Cleo. Pour toi c'est un monstre, mais pour lui tu es qui toi ?~


Papa... Toi et tes bonnes leçons, franchement t'as bien fait de devenir flic...

Oh ta gueule !

Il y a quelque chose d'étrangement humain de toute façon chez elle... Hormis les oreilles et puis les cris, et même si elle ne veut pas voir à quoi ressemble son visage, elle sait reconnaitre le désespoir... Et là cette bête... non cette personne. Bon sang c'est une personne, une femme ! Elle est peut-être bizarre mais c'est peut-être... ce... cet endroit qui rend comme ça et Cleo a le réflexe malheureux de porter ses mains à ses oreilles mais tout semble normal pour elle. Peut-être que ça vient avec le temps, ou peut-être que c'est juste une créature et non elle n'est définitivement pas sur Terre car ce genre de choses n'existe pas dans la réalité. Peut-être qu'elle rêve... Peut-être... Mon dieu il y a trop de peut-être, et trop de questions et elle aimerait lui dire d'arrêter de crier, et même poser une main sur son épaule mais malgré tout son physique ne la met pas en confiance. Une attaque... qui sait. Elle pourrait peut-être l'agresser, ça se nourrit de quoi ces créatures là et... Il y a une troisième personne. Un homme. Mais ses yeux ne s'attardent pas sur lui. Ils reviennent à la première jeune femme qui a cessé de se tenir la tête et Cleo se rend compte qu'elle a arrêté de pleurer sous le choc. Tout ça... c'est une immense beigne et son premier réflexe serait de se présenter mais il n'y a qu'un gargouillement intelligible qui sort de sa bouche.

Cela ressemble vaguement à...

- Qui... êtes vous ?

Mais surtout pas où sommes nous. Car la réponse serait peut-être trop précise et elle ne veut pas savoir non et s'ils veulent lui dire avant qu'elle ne soit prête elle fera l'enfant en se bouchant les oreilles et en chantant très fort et mon dieu maman... Ah non hein ! Tu ne vas pas l'appeler maintenant alors qu'elle n'a jamais rien fait pour toi ! Appelle ton père tiens ! Ou appelle Matthew... Mon dieu le pauvre Matthew, où est-il ? Pas ici en tout cas... Même si elle a envie de le voir il ne faut surtout pas qu'il soit ici. Il faut qu'il reste où il est, au restaurant et qu'il l'attende. Où qu'elle se trouve, elle finira bien par comprendre comment sortir de cette merde incommensurable pour le rejoindre et ils feront ce qu'ils ont à faire et bon sang comme elle a envie de faire l'amour avec lui juste pour sentir encore le poids rassurant de son corps sur le sien après l'acte. Tout ceci, c'est trop pour elle et si il y a une réponse elle ne sait même pas si elle va l'entendre car elle a encore sommeil et si elle pouvait juste dormir, ou s'évanouir hein c'est tout aussi bien, juste quelques secondes parce que là vraiment elle est à deux doigts de hurler comme une bête son incompréhension totale. Non, elle ne se trouve pas à Central Park mais pitié, par pitié faites qu'elle ne soit pas... Tromal.
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Cold
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Sam 31 Jan - 23:52

Trente sept ans et autant de jours. Presque quarante longues et interminables années que Cold était coincé dans cet endroit de merde. Il s’était successivement cru humain, puis la créature la plus puissante de la vallée pour découvrir avec horreur l’existence des bêtes. Tellement longtemps que tous les assassinés de 1983 étaient les cobayes de ce foutu purgatoire, autant de choses qu’on lui donnait pour lui reprendre ensuite.

Alors si on avait pu lui foutre la paix, sérieusement, rien qu’une fois. Il aurait pu aller se la couler douce dans un coin tranquille. Mais là, il avait enchainé la perte de son humanité et la grande vague qu’il n’avait pas vu venir, trop occupé à chercher la bague de Relena.

Et quand ses yeux s’ouvrirent sur un ciel clair, et qu’il recracha la moitié de ses poumons sur la grève, il constata amèrement, que non, il n’avait pas été oublié. La douleur était terrible, lancinante comme une plaie qui s’ouvre à chaque geste. Les eaux étaient la pire des tortures, pris sous cette masse compacte, le corps perdait toute consistance. Se tordant comme un minable bout de plastique sous la puissance mise en jeu. Les épaules se déboitaient, les genoux se retournaient, toute la cage thoracique se comprimait expulsant le peu d’air restant. Et pire, plus de haut, plus de bas, comment remonter à la surface quand vous nagez vers le fond ? Finalement, on en revenait toujours à la même chose. Dans une dernière gerbe de bulles opaques, on perdait connaissance avec l’absolue certitude de se réveiller avec la moitié du lac dans les poumons … tant est que le réveil fut possible.

Allez. Debout. Cold essuya du plat du bras le sang qui teintait sa bouche et qui venait droit de ses poumons, avant de se relever. De là, il put contempler avec une certaine incrédulité toute la scène. Deux femmes par terre, l’autre enfoncée jusqu’aux genoux dans l’eau et qui hurlait.
Putain.
Toute cette eau.
La seule pensée qui lui vint fut qu’il allait avoir du mal à retrouver la bague.

Cold cligna des yeux de longues secondes, réalisant un peu brusquement qu’il n’y avait à perte de vue que de l’eau. Encore et encore, de cette même couleur qui renvoie le ciel. Même pas vraiment bleue mais presque grise, menaçante et surement noir abyssal à certains endroits.
La tête tournait. Il ferma les yeux, gouttant un nouveau « Antheaaa » hurlé. Peu de chance qu’on vienne te rejoindre à la nage ma chère. Non vraiment peu de chance.
Alors si tu pouvais fermer ta gueule.

En quelques enjambées –qui se voulurent rapides mais qui furent plutôt hésitantes pour une chimère telle que Cold – il la rejoignit dans l’eau. Et la saisissant par l’avant bras, l’obligea à se tourner vers lui.

Une chimère.
Bien sur. La couleur de ce regard indéfinissable, ces oreilles profilées, ce visage un peu plus en avant.
Et il ne la connaissait pas, où tout du moins, elle ne lui avait pas prêté allégeance.

« Je ne pense pas que quelqu’un t’entende. »

Il relâcha sa poigne, conscient d’avoir heurté la jeune créature.

Les prunelles bleues se détachèrent du bouillant rubicond de l’autre chimère, pour venir chercher la silhouette des deux restantes (et qu’il avait superbement ignoré en essayant de ne pas aggraver son mal de crane avec les cris). Elles n’étaient pas de sa race, s’il était trop embrouillé pour savoir s’ils étaient des ennemies ou des repas potentiels, il réserva son jugement à plus tard. De toute façon, elles ne risquaient pas de se métamorphoser sous ses yeux.

Un peu décontenancé, il laissa couler de longues minutes avant de poser la question la plus sensée jusque là.

« Et quelqu’un sait ce qui s’est passé ? »

Oh sans doute le savait-il. Avait-il vraiment envie de s’en rappeler, c’était une autre histoire. Foutue vallée et foutue scénariste sadique.

[Ce n’est pas terrible, un moment que je n’ai pas joué. Je ferais mieux plus tard :p ]
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Lynn Lenra
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Dim 1 Fév - 17:45

Lynn rêvassait calmement, les yeux rivés sur la surface parfaitement bleue du ciel. Elle se sentait bien ici quand même, elle ne savais pas où elle était, elle n'avait pas encore remarqué les trois autres naufragés, mais elle se sentait bien et pour l'instant c'est la seule pensée qui occupât son esprit. L'esprit serein et dénuée de toute pensée parasite, ça ne lui était encore jamais arrivé lorsqu'elle était cloîtrée dans sa chambre...

Ses yeux se crispèrent d'un coup lorsqu'un voix non loin se mit à hurler.
Ah non! A peine trouve-t-elle un endroit calme que quelqu'un ne peut s'empêcher de hurler!? Çà, peut de chance de ça marche madame, alors s'il vous plait cesser de crier "Anthéa!!!" à tout bout de champ! Enfin, si "madame" s'accorde bien à la voix mi-humaine mi-bestiale que l'on pouvait entendre à quelques kilomètres à la ronde. Hum...
La petite cinglé émit un léger soupir contrarié avant de remettre sa tête à angle normal et d'enfin regarder QUI était là et, surtout, QUI hurlait comme çà!
Ses yeux mi-clos balayèrent rapidement les alentours. Ils y avais trois autres personnes: une jeune femme, un homme à la peau presque blanche et une autre femme dans l'eau qui de dos ne semblait pas vraiment humaine.
Quand au décor, on se croirait presque dans Robinson Crusoé si l'île n'était pas aussi petite et dépourvue de verdure. Et Crusoé, lui, n'avait pas un grand Yacht luxueux échoué au plein centre de l'île, quelle aubaine... mais c'aurait été plus utile s'il était marré et pas échoué en pleine terre.
En tout cas ils avaient là une possibilité de quitter si bien sûr il y avait de quoi faire tourner le moteur et si, plus important, ils trouvaient un moyen de le mettre à l'eau.

Enfin elle se décida à se tenir sur ses gambettes et donc se releva avec l'attitude d'une jeune fille qu'on aurait tirée de force hors de son lit. Lynn porta une main à ses yeux pour les masser un peu et se pencha légèrement en arrière. Chose qui créa un déséquilibre, mais elle eu la bonne idée de déplacer une jambe plus en arrière, évitant ainsi la chute.
Malgré le fait qu'ils soient perdus su une île déserte et pas énorme, au milieu de rien, elle ne semblait pas très désappointée et se comportait de manière naturelle et comme détachée de cette réalité.
En tout cas le problème qui occupait actuellement l'esprit de la jeune fille c'était qu'elle était frigorifiée et que ses vêtements trempés n'aideront pas à la réchauffer.
Et là, le seul homme présent posa LA question celle qui aurait frappé en premier lieux l'esprit de n'importe qui mais qui avait décidément pas choisit d'occuper Lynn. C'est vrai ça, qu'est qui s'était passé?!
Ça, c'était une colle pour notre petite déjantée de service, elle avait rien vu venir et s'était faite balayée par quelque chose venant de derrière. C'est tout ce dont elle se rappelait, et elle croyait pas que ceci aiderait beaucoup les autres.

L'écervelée se dirigea vers l'eau d'un pas nonchalant, elle voulait au moins se débarrasser de tout ce sable, et ensuite elle irait voir dans le bateau s'il y avait des vêtements. A peine l'eau recouvrit ses pieds nus qu'elle frissonna, l'eau était glacée! Punaise!
Elle continua cependant son avancée et une fois l'eau lui arrivant aux hanches, elle plia les genoux et s'y enfonça complètement. Elle resta en apnée quelques pleines secondes puis emmargea de l'eau en tirant des cheveux lourds d'humidité en arrière. Et puis conserva ses mains liées derrière sa nuque. avant d'abaisser les coudes ses doigts restant noués.
Elle revint à la hauteur des deux autres baigneurs puis elle regarda le jeune homme d'un air naturel pour lui répondre comme une évidence.


Moi j'en sais rien du tout, j'ai été emportée par de l'eau, enfin c'était liquide j'en suis sûre, mais ça venait de derrière...

Elle continua de ficher l'homme un instant puis son regard se dirigea vers leur îlot. Aussi loin qu'elle puisse s'en souvenir elle n'avait jamais quitté l'hôpital psychiatrique où elle vivait.
Tout ici n'était que nouveauté et inconnu et en regardant ce carrée de sable décoré d'un navire, ses lèvres dessinèrent un léger sourire.
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Rage
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Dim 1 Fév - 22:01

Les prunelles brûlantes détaillaient l'horizon frénétiquement. Elle ne pouvait pas l'avoir perdu. Pas comme ça. C'était trop soudain, trop improbable. Trop douloureux, surtout. Si elle entendait sangloter, et même bouger derrière elle. Rage s'en fichait. La seule chose qui comptait pour elle n'était pas ici, et c'était bien ça le pire. Qu'allait-il se passer si elle l'avait perdue? Cette simple pensée suffisait à provoquer une sensation de panique et de colère étouffante. Il fallait qu'elle la trouve, qu'elle hurle plus fort, pour qu'elle puisse l'entendre, où qu'elle soit. Qu'elle puisse lui faire comprendre qu'elle viendrait la rejoindre. Ce n'était qu'une question de temps, juste de temps. Elle voulu hurler, une nouvelle fois, mais quelque chose lui agrippa l'avant-bras, lui arrachant un gémissement plaintif. ça faisait mal, juste là, où la bête lui avait laissée une belle marque, là où elle avait eu une fracture, là où à présent il ne restait que cette cicatrice. Mais c'était toujours douloureux, à l'intérieur.

Par réflexe, elle se retourna, tirant sur son bras,tombant nez-à-nez avec l'un des autres échoués. L'homme. Non, pas un homme. Ces traits, elle les connaissait pour les avoir déjà aperçus, pour en avoir entendu largement parlé. Cold. Dire qu'elle aurait dû être terrorisée. Mais comparé à la peur d'avoir perdu sa petite, ce n'était rien du tout. Elle se fichait pas mal d'être entendue par d'autres personnes, une seule comptait à ses yeux. Que pouvait-il savoir de qui pouvait l'entendre, hein? Elle tira à nouveau, mais ce fut lui qui la relâcha et elle poussa un grognement frustré. Ici, elle se fichait pas mal de ce qu'il était, ou de ce qu'il devait être. Tout le monde était vraisemblablement dans la même galère. Lui-même avait l'air relativement mal en point, avec ces traces de sang au bord des lèvres.

libérée à nouveau, elle se détourna et commença à longer le rivage, toujours dans l'eau, dans un sens comme dans l'autre, sur quelques mètres à peine alors qu'il posait la question probablement la plus censée de la journée. Mais elle en répondit pas, l'autre jeune femme répondait à sa place. Elle, elle se contentait d'aller et venir, comme un lion devant les barreaux de sa cage. Et si elle allait chercher Anthea à la nage? D'accord, mais où aller? C'était trop vaste et elle se sentait pitoyablement inutile. Il lui fallait quelque chose, n'importe quoi, pour quitter cette île, ou ce semblant d'île, plutôt.

Elle se retourne, passa un regard rapide sur les deux jeunes femmes et Cold, et revint sur la plage pour... S'immobiliser. C'était quoi ce gros truc échoué avec eux, hein? La vallée avait vraisemblablement un bon sens de l'humour. Dommage que le yacht ne soit pas à l'eau, ça aurait été plus appréciable. Elle s'avança vers celui-ci, essayant de reprendre un minimum consistance en réunissant convenablement ses pensées. Alors... îlot, sable, flotte partout, yacht luxueux... Pour un peu, elle se serait cru revenue d'un naufrage en mer. Sauf qu'elle savait parfaitement que c'était non pas l'eau, mais les désagrément d'un feu qui l'avaient envoyée ici. Et qu'à en croire la douleur à son bras, elle était toujours bel et bien dans cette fichue vallée. Pensive, elle s'arrêta devant le yacht, passant une main contre son flanc, là où la suite naturelle de sa cicatrice était soigneusement cachée par le tissu de son haut. Elle maugréa à peine.

"Pas besoin d'être Einstein pour deviner qu'elle nous fait un beau remix de la bible..."

Elle? La vallée, bien sûr. Elle releva ses mains, pour les poser sur ses hanches, lâchant un soupire nerveux.

"Au moins, Noé a été sympa de nous laisser l'Arche."

Sympa, c'était relatif. A quatre, même en comptant deux chimère, il était très peu probable qu'ils puisse tirer un yacht de plusieurs tonnes jusqu'à l'eau. Il ne restait qu'une solution sommaire, amener l'eau à l'objet. Mais à mains nues, ça allait aussi être problématique.
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Cleo Donovan
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Lun 2 Fév - 10:32

Et le mouvement se met en marche, ce gigantesque mouvement de l'univers et assise sur le sable, elle ne peut que les observer, ces trois êtres (humains) qui se lèvent, et s'arrêtent, et s'avancent, et l'une va dans l'eau, et l'autre se saisit de cette étrange créature par le bras, et Cleo reste seule, sur le sable, à ne pas savoir quoi faire, comme d'habitude en sommes. Elle est perdue, totalement perdue et finalement l'endroit cadre bien avec l'espèce de magma brumeux dans sa tête qui se pose vaguement des questions mais a surtout envie de perdre son temps à crier un nom improbable comme la créature l'avait fait en courant sur l'ile pour tenter de trouver une sortie à cet univers étrange. Étrange et trop naturel et elle a froid bon sang, ça doit être pire dans l'eau. Ses bras entoure son buste et elle essaye vaguement de se réchauffer mais elle sait déjà que cela ne servira à rien tant qu'elle portera ses vêtements humides. Le sable s'est infiltré à l'intérieur et déjà cela la démange. C'est un cauchemar.

Elle reste ainsi, prostrée sur elle-même, tournant la tête quand un éclat blanc attira son attention. Elle préférait encore demeurer à l'écart des autres pour l'instant. Elle ne les connait pas, elle se connait plus, et pour l'instant la présence du yacht planté en plein milieu de cette ile... non de cet îlot vu la taille du banc de sable sur lequel ils s'étaient échoués était aussi, sinon plus, improbable que le reste. Elle eut envie de se lever pour aller le toucher, effleurer cette masse blanche et somptueuse, comme celles qui avaient attirer son regard un peu curieux mais pas envieux lors de cette balade au bord de mer en Floride pendant sa semaine de vacances avec Matthew. Un Yacht et ça devait être... un cauchemar ou alors un délire ou alors le purgatoire et cette scène ça lui rappelait vaguement quelque chose là aussi mais pas quelque chose de connu... Quelque chose qu'elle avait lu...

Elle était entrain d'y réfléchir, les sourcils froncés, la tête tournée vers le bâtiment car pour l'instant réfléchir à sa présence sur cet îlot reviendrait à se demander ce que eux mêmes foutaient ici et cela impliquait trop de chose oh non elle ne voulait pas se rappeler de ce coup de tonnerre, ce coup de feu qui avait retentit effroyablement fort dans sa petite boutique et... La voix. De l'homme. Elle manque de sursauter bien qu'il n'ait pas crié et elle tourne à peine la tête vers lui, fascinée dans son désarroi par la masse du bâtiment qui est planté, et non échoué, en plein milieu de cette bande de sable et bon sang comment pourquoi quand ? Toutes ces questions se rassemblent en une petite phrase que cet homme prononce mais elle ne peut pas, ne veut pas y répondre. Elle ne sait pas ou préfère ne pas savoir car bon sang... bon sang tromal est venu la chercher. Comme il est venu chercher ce pauvre gosse dans ce film d'épouvante. Elle déteste ce film en plus.

C'est l'autre fille, qui a l'air d'avoir atterrit ici après avoir prit le forfait vacances des étudiants d'un campus quelconque perdu aux fin fonds des États Unis qui répond. Elle a l'air... normale. Pas effrayée pour deux sous et même si elle ne voit pas son visage cela s'entend au son de sa voix. Elle ne sait pas ce que fait la créature, elle demeure là, sur le sable et elle entend cette fille répondre naturellement qu'elle ne sait pas, qu'une vague l'a frappé par derrière et qu'elle s'est retrouvée ici. Oui... oui c'est un bon résumé mais comment elle s'est retrouvée ici elle ? ... Attendez une minute, est-ce qu'elle avait atterrit elle aussi dans cette petite clairière ? Est-ce qu'elle avait emprunté le même chemin que Cleo ? Elle s'apprête à le lui demander mais là aussi elle s'arrête. Non... la vague l'avait heurté de front, pas par derrière... Mais l'idée qu'elles aient pût se retrouver juste à quelques mètres la fit frissonner.

C'était un purgatoire ou alors un enlèvement extraterrestre ou une expérience gouvernementale. Ils venaient chercher des personnes sur leur lit de mort juste avant qu'ils ne soient foudroyés pour jouer avec leur mental... Ou quelque chose d'approchant. L'idée qu'elle ait pût se retrouver entre les mains d'inconnus et sous le regard des caméras comme un rat de laboratoire lui glaça le sang mais après tout ils étaient aux États Unis et il y avait tellement de choses possibles dont ils n'avaient pas conscience. Qu'est ce qu'il s'est passé avait demandé l'homme ce qui sous entendait déjà qu'il savait comment elles étaient arrivées ici non ? Sinon il aurait demandé... leur identité. Quelque chose d'approchant. Il savait et elle eut envie de lui poser un milliard de questions... Mais elle n'en eut tout simplement pas la force. Et puis... et puis c'était cette foutue habitude. Celle qui avait fait qu'au secondaire elle restait toujours à la bibliothèque pour bosser, qui faisait qu'elle mangeait seule. Déstabilisée, cela revenait encore: ce foutu désir de rester seule et hermétique à tout... Tout du moins en apparence.

Une bulle, sa bulle et tant qu'elle demeurait seule, tant que rien ne venait détruire son petit monde avec une question plus précise ou un simple geste, alors elle pouvait prétendre qu'elle possédait tout le calme nécessaire pour affronter cette situation des plus invraisemblables. Intérieurement, elle enviait la jeune fille qui venait de se refaire une beauté juste en plongeant dans l'eau grise qui ne lui disait mais alors vraiment rien qui vaille. D'ailleurs... d'ailleurs ils auraient dût sortir de là, car elle avait un mauvais pressentiment mais elle d'abord. Il fallait qu'elle pense à elle, à sa survie, et tant pis si c'était foutrement égoïste. Elle était en vie, ou tout du moins pensait l'être, ou ça y ressemblait juste ou c'était seulement une impression en tout cas... ça y ressemblait et elle devait trouver un moyen de rentrer chez elle. Tout étrange qu'était ce monde il existait quelque part. Et ce quelque part pourrait peut-être lui donner une solution pour regagner New York et retrouver Matthew...

La voix de la créature, plus humaine déjà, retentit à nouveau et elle entendit quelques mots, pas tous, mais assez pour comprendre certaines choses. Cleo ne savait pas qui était ce "elle" dont la créature parlait mais elle aussi elle avait l'air d'être au courant de quelques trucs. Et c'était Noé voilà, c'était ça qu'elle cherchait tout à l'heure. Noé, l'arche de Noé... Alors... Alors ils étaient les élus de quelque chose mais ça devait être une immense blague car à son souvenir Noé n'avait pas dût tirer son arche jusqu'à l'eau il.... Ses yeux s'écarquillèrent soudain et elle se releva, s'apercevant aussitôt qu'elle avait les jambes en coton et les mains moites. Son coeur battait à tout rompre mais elle essaya de ne pas penser à son foutu automatisme car elle avait une idée... farfelue grotesque tout ce que vous voulez mais...

- Si c'était vraiment le déluge... et ça une arche... peut-être... Peut-être qu'il y a des gens à l'intérieur...
murmura-t-elle d'une voix brisée et elle toussa, ne quittant pas l'arche des yeux.

Dans les textes, c'était ça le plan de Dieu. Noé construisait une arche et les eaux montaient, emportaient avec elles le navire remplit d'animaux et du couple élu par le Seigneur pour fonder une nouvelle ère. Elle ne croyait pas vraiment qu'il y ait des animaux dedans mais peut-être d'autres humains... ou peut-être juste quelque chose qui pourrait les aider. Son objectif était sûr, et peu importe qu'ils se foutent d'elle, Cléo n'en avait absolument rien à foutre. Elle ne les connaissait pas, elle se méfiait d'eux et son seul désir à présent était juste de s'en sortir. Les questions viendraient après mais elle savait déjà qu'elle ne resterait pas une minute de plus sur cette ile. Outre le fait qu'elle n'y comprenne rien, ils allaient bientôt finir par manquer d'eau et de nourriture. Et elle avait une idée assez précise de ce qui arrivait dans ces cas là, surtout avec une créature étrange à leurs côtés.

Quoiqu'à bien y réfléchir, l'autre homme lui avait semblé étrange mais il ne fallait pas s'attarder dessus, sinon elle paniquerait et elle ne serait plus bonne à rien. Non. D'abord aller au bateau et si la créature avait lancé une idée en l'air, elle la prenait au contraire très au sérieux. Ca se tenait... d'une manière tordue et assez bizzaroïde mais ça se tenait. Elle commença à avancer, ses baskets s'enfonçant dans le sable et manquant de la faire chuter tant elle avait les jambes faibles mais elle garda un rythme soutenu et se dirigea droit vers le bâtiment, le souffle déjà un peu court, mais surtout d'excitation et non de fatigue. Quelque chose, quelqu'un à l'intérieur, un espoir de survie, une explication, ou tout simplement un truc pour s'accrocher et ne pas perdre totalement la boule et penser à ça, ce cauchemar délirant qui sous entendait une véritable horreur. Elle DEVAIT grimper dans ce bateau.
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Cold
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Mar 10 Fév - 19:37

    [ Ma réponse ! Désolé pour le temps d'attente. C'est aussi court mais j'ai essayé d'avancer un peu l'action. Lynn, si ça ne te va pas, tu me dis Wink]


Cold fronça les sourcils. Un bateau sur une île, ce n’était pas normal. Il venait seulement de le remarquer, alors que sa vision devenait moins floue, que ses poumons expulsaient lentement tout le sable qu’il avait pu respirer durant son petit sommeil le nez au sol. L’humaine avait raison, c’était bien une vague qui les avaient frappés. Cela ne pouvait-être que ça, et très honnêtement la réponse lui convenait. Pourquoi ressasser le passé si ce n’était que pour y trouver des « je crois que » et des « peut-être ».

« Le déluge qui noyait les infidèles ? Pourquoi avoir laissé les humains en vie alors ? Après tout, ce sont eux les réfractaires du coin. »

Pas réellement concerné par le fait que la jeune femme avait très bien entendu ce qu’il venait de dire, il balaya l’île du regard. D’accord, c’était un bateau récent car il ne se souvenait pas en avoir vu de tels quand il arpentait les ports du sud de la France. A Hollow Dream, le concept d’avancée technologique devenait tout relatif, surtout dans la tanière des chimères qui ne brillaient pas par leurs capacités d’invention.

Il ne croyait pas en cette idée d’Arche, sans doute s’agissait-il davantage d’un petit jeu pervers que la vallée –dont il ne doutait plus des capacités de conscience – avait inventé, histoire de s’amuser. Et s’il avait pu noyer ses pions qui avaient mal joués le scénario précédent, c’était une chose de plus.
Donc s’ils étaient là, c’est qu’ils étaient distrayants.

Les prunelles aciers se posèrent alors sur la troisième jeune femme. Circonspect, il l’observa balbutier avant qu’elle ne se lève et se diriger vers le bateau. Heu … mauvais idée, vraiment. Si Cold avait apprit une seule et unique chose depuis son séjour forcé, c’était qu’il y avait toujours des pièges. Un poulpe caché dans la cale, une colonie d’ombre installée là depuis des semaines, une invasion de crabe ou un milliardaire et ses pin-up. Enfin toutes les choses qu’on devait éviter.

Apparemment, l’autre n’était pas de cet avis. Et c’est en râlant que Cold se décida à la suivre.

« Venez »

Ce n’était pas plutôt un ordre, mais plus quelque chose du genre « si jamais ça se passait mal, vous prenez le milliardaire, je prends les donzelles ». Suivant la jeune femme jusqu’au bateau, il posa la main sur la surface lisse de la coque. Il n’y avait pas la moindre trace de liquide, ni même l’habituelle mousse verte qui se déposait à niveau de flottaison. Rien qui pouvait faire penser que ce bateau avait été en contact de la mer récemment.

Et pour cause, après un rapide tour de coque, la chimère remarqua qu’il n’y avait pas d’échelle pour monter à bord. En fait, pour être précis, il y en avait une mais elle était relevée, hors d’atteinte d’un bras levé.

Le chef des chimères se gratta la tête, n’écoutant pas vraiment ce que les autres femmes disaient.

« Il faut quelqu’un pour monter la haut. Quelqu’un de léger »

Sourire plein de dents. Bonjour Lynn, tu m’as l’air bien fluette. Cold l’attrapa sans ménagement par la taille – par surprise, sinon c’est moins drôle – et la lança en avant sur le pont.
Boom.
Ah ouais … tout compte fait, ce n’était pas forcément l’idée du siècle.

« Hey rien de cassé ? Fais descendre l’échelle maintenant »

Se tournant vers la chimère, il la gratifia d’un sourire en coin.

« Ne prend pas cet air inquiet, c’est plus solide que l’on ne le croit. En plus, j’avais bien calculé par rapport à la vitesse du vent... . L’embrun … enfin ce genre de chose. »

En réalité, question rapport poids/propulsion, il lui sembla que la femme rousse de tout à l'heure était plus à même de jouer les dames de l’air. Mais elle semblait bien trop perdue pour penser à descendre l’échelle une fois la haut. Cold ne savait pas si elle savait ce qu'elle faisait là, à quel point elle avait conscience de la situation; Et le fait de potentiellement tomber sur une personne vierge de toute connaissance du coin le fascinait. Mais finalement, il doutait même qu’elle pense à redescendre vite si jamais il y avait un danger une fois sur le pont. Après tout, Cold était là pour rattraper tout humain volant non identifié s’il y avait un quelconque danger.

Ce n’était pas que Cold portait une quelconque considération aux humains, ce n’était même pas un calcul inconscient. Il jouait, en tout bon public qu’il était, et les humains étaient une parfaite chair à pâtée, qu’on pouvait effectivement envoyer en avant d’un drame potentiel. Finalement, la deuxième chose qui lui avait été enseignée était la méfiance. On ne pouvait plus se servir uniquement de ses poings … il avait laissé tous ses doigts sur la dernière créature qu’il avait tenté de briser.
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Lynn Lenra
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Mar 10 Fév - 22:33

[Si ça me va pas?! Nan mais attends c'est une idée excellentissime que tu as eue là!]



Lynn était revenue à la plage, encore plus trempée et dégoulinante que tous les autres mais au moins elle s'était débarrassée de tout ce sable. Çà, elle s'en contentait pour pouvoir arborer un large sourire de bien-être, bon, évidemment ce n'était pas l'attitude la plus appropriée quand on est perdu sur une île au milieu de nulle part et sans vivres... ha ben peut-être pas totalement au fond.
Oui, il y avait peut-être quelque chose à dénicher au fond du navire, qui sait?

Elle n'avait qu'aperçut l'énorme embarcation jusque maintenant, mais à présent que son attention y était attirée, elle était tout simplement charmée. C'est grand, c'est spacieux, c'est mobile, c'est planté au milieu de rien et c'est iable! On ne pourrait dire si c'est que cette situation peu ordinaire ajoutait un charme aux yeux de notre petite timbrée, mais elle était émerveillée! Elle ne savait pas comment ils allaient le mettre à l'eau, ils ne savaient pas ce qu'il y avait dedans, ils ne savaient pas s'il y avait de quoi se nourrir à l'intérieur. Mais enfin, pour elle il était clair que ceci serait un lieu de vie idéal! Déjà dans sa petite tête tournaient des images auquel on ne pense pas d'abord dans la situation où elle était fourrée.

L'homme adressa un "venez", l'air un peu râleur.
Tirée hors de ses rêveries internes, notre petite déphasée préférée (enfin plutôt ma petite déphasée préférée!) se trouva, enfin, devant l'évidence. Damned, pas moyen de monter à bord de ce rafiot de luxe! C'est comme si on mettait quelqu'un d'assoiffé au bord d'une falaise, quelle idée quand même.
Sans vraiment réfléchir à quelque chose de précis son regard prit le temps de se baladé, il détaillait chaque partie visible du yacht tandis que son cerveau tournait à vide.
Oui, c'est possible!
Dans cette observation, son regard finit par descendre sur ses pieds quand un bras vint l'agripper à la taille. Hé, attendez, c'pas normale çà! Ses deux bras sont immobiles, ballants le long de son corps, mais alors d'où sort donc ce troisième bras!? Elle ne se rappelle pas avoir jamais eu d'hallucination pareille par avant, c'est du délire ou quoi!?

Elle a à peine le temps de réagir avec un léger "gné?" interrogateur que ses pieds décollent du sol. C'est de mieux en mieux! Elle est lancée en plein délire psychédélique avancé et pourtant elle ne se souvient pas non plus avoir user de LSD, d'héroïne ou autre stupéfiant du genre. La voltigeuse de fortune était propulsée, non seulement physiquement dans les airs, mais en plus, elle se retrouvait dans une de ses chansons phares.
Envoyée sur cette idée elle se mit joyeusement à entonner le refrain qui regroupait assez franchement l'ensemble du contenu.


Lucy in te Sky..

Aïe! Ben oui, ici c'est la vraie vie petite, pas un délire hallucinant des Beatles! Ici, on s'envole pas si facilement, oui, car ici, tout corps subit la force de gravité, donc, ici, on tombe!
Cette logique implacable n'avait même pas effleuré l'esprit tordu qui venait d'être éjecté en l'air comme une simple serpillière. Mais à l'instar de la erpillière, l'atterrissage fut... plus bruyant.
Et aussi plus violent.
L'objet volant avait "amorti" la chute, par un fabuleux atterrissage sur le crâne. Bon d'accord, vu ses antécédents, un coup en plus ou en moins, c'est pas vraiment çà qui fera une différence. Bon, ensuite? Ben elle s'est donc écrasée sur le pont du bateau et là, elle avait une vue envoûtante sur le ciel et... rien que le ciel!

Les bras en croix, étendue au sol et avec un léger mal de crâne, dont elle faisait totalement abstraction, elle aurait put aisément dormir un peu, c'aurait été si délicieux.
Et pourtant, oui pourtant, la voix de l'homme en bas la rappela à l'ordre et là elle se redressa avec un soupir de désarroi.
Dommage.
Elle reporta donc sa petite sieste à plus tard et alla s'appuyer sur la rambarde regardant l'homme se défendre face à la dame en chocolat avec l'air de quelqu'un qu'on avait sortit du lit à cause du bruit de discussion.
La jeune cinglée se mit dos aux personnes en bas, toujours appuyée sur la rambarde et elle chercha l'échelle, ben oui, elle avait pas vu où elle était donc...

Après toute cette charmante petite scène elle fit glisser l'échelle et sans
attendre que les autres soient montés, elle s'engouffra dans la première porte venue, trop avide de découvrir son nouveau logis que pour réfléchir à l'intelligence de ses actes, une vraie gamine! Non mais vraiment, cintrée jusqu'à la moelle celle là!
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Rage
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Mer 11 Fév - 7:27

Chacun devait avoir son sens de l'humour. Bien que la rousse semblait nettement moins prompte à se laisser dérider. Notons au passage que Rage non plus n'avait pas vraiment envie de sourire. Elle n'était certaine que d'une chose, il lui fallait foutre le camps de ce bac à sable si elle voulait retrouver sa petite. Hors de question de s'éterniser ici. Elle ne prêtait dès lors plus vraiment attention au reste de la troupe d'échoués, toute intéressée par le bateau dont elle faisait le tour à présent. Un beau modèle, assurément.

Elle se souvenait avoir vu brûlé un de ces machins aux abords de Manhattan. Elle et ses collègues avaient d'ailleurs bien rigolé en entendant le proprio hurler pour avoir des nouvelles de son truc de luxe, sans même se soucier une seconde de sa femme qu'on avait emmené à l'hôpital, heureusement blessée légèrement. Bref, un beau salopard, comme la majorité de ces riches exhibant leur argent de manière indécente.

Mais là, le luxe, c'était pour bibi! Enfin, fallait partager, ce qui déjà la ravissait nettement moins. Quoique la main d'oeuvre était toujours bonne à prendre, surtout que pour traîner ce machin jusqu'à l'eau, ça allait demander pas mal d'effort. Et malgré sa condition chimérique Rage doutait très sérieusement d'avoir la force nécessaire pour le faire seule. Même à deux, avec Cold, ça risquait d'être sportif. Déjà ce dernier semblait avoir un regain d'énergie, du moins il laissait tomber les questions.

Et tant mieux, parce que très franchement, Rage en avait absolument rien à carrer de la bonne volonté de la vallée. Elle fixait, visiblement agacée, l'échelle hors de portée. Il fallait pourtant bien voir de quoi il retournait sur le pont de ce truc. Mais pour grimper, ça n'allait pas être évident. Quoiqu'en s'y mettant à deux, c'était jouable quand...

"Gné?" Comment ça, "gné"? Elle eut à peine le temps de se reporter sur Cold et la naïade que... Ah ben un humain ça vole bien, pas de doute! ça se crash aussi très bien d'ailleurs.

Rage rentra la tête dans les épaules au son de la chute de la jeune femme. ça devait faire mal, et... Le bâteeeeeaaaaaauuuu! Un peu de respect pour le pont luxueux, quoi! En plus le sang, ça tâche. Un air quelque peu outré sur le visage, elle se reporta sur Cold.

"Mais pas la résistance du bois du pont..."

Nan, elle n'avait décidément qu'une considération très relative pour l'espèce humaine. Un seul représentant de cette race avait grâce à ses yeux, et cette personne n'était pas là, ce qui était un sérieux problème pour elle.

"... With Diamonds"

La chanson des toxicos présumés. Elle était encore consciente là-haut? Incertaine, Rage recula de quelques pas pour essayer d'apercevoir quelque chose, n'importe quoi, un bras qui pendouille, du sang qui dégouline. Ah non, elle était parfaitement consciente et s'était relevée à présent. Quoiqu'à sa tête, le choc avait tout de même dû être violent. Elle haussa les épaules, désabusée. Au moins elle pourrait baisser l'échelle, le reste lui semblait superflu. Dans un bruit métallique, 'échelle descendit enfin. Rage n'en attendait pas plus.

Elle sauta pour attraper le premier échelon, et se hissa sans le moindre mal jusqu'à pouvoir grimper tranquillement sur le yacht. Non pas qu'elle pensait le lieu dénué de piège, mais s'il y avait eu un truc, la jeune femme n'aurait même pas pu atteindre l'échelle pour la faire descendre, donc...

Elle se releva, humant un instant l'air. Déjà l'accro du LSD s'était engouffrée par une porte, à en croire le mouvement qu'elle aperçu du coin de l'oeil. Enfin peu importe. Lentement, les ongles de rage se firent griffe. Il fallait palier à tout imprévu. Elle s'avança gentiment. Première étape, faire le tour de ce truc et s'assurer qu'il n'y avait pas d'autres passagers clandestins.
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Cleo Donovan
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Mer 11 Fév - 13:33

Le bateau. Il n’y avait plus que ça dans son esprit désormais. Ce putain de bateau et dans sa tête le lien était très clair, comme la mission d’un soldat qui ne cherche pas à comprendre ce qui se passe autour de lui et se concentre uniquement sur l’ordre qu’on lui a donné. Son ordre personnel était de grimper dans ce foutu bateau, de vérifier s’il y avait assez de fioul dans ce maudit yacht avant de chercher une solution pour le remettre en l’eau. Et ainsi, comme un lien logique, elle pourrait atteindre le rivage d’une ville, d’un pays, d’un endroit quelque part dans le monde et alors… Alors tout irait bien. Ne plus se poser de question car ce qu’elle ne savait pas ne pouvait pas lui faire de mal. Agir tout simplement, continuer dans la même direction, ne pas se demander pourquoi l’autre avait dit « humains » et non « êtres humains », ne pas se demander si elle ne commettait pas là une effroyable erreur, si elle ne se lançait pas droit dans la gueule du loup. Pour une fois, oh bon sang une seule et unique fois elle pouvait bien se le permettre, agir sans réfléchir dans le but de trouver une foutue solution qui l’a sortirait de cet endroit de merde ! Elle précipita encore une fois son pas sans tourner la tête pour voir si les autres la suivaient. Ils faisaient ce qu’ils voulaient, elle s’en foutait totalement. Agir sans réfléchir et égoïstement, parfait ! Qu’elle continue de faire bande à part si ça lui chantait de toute façon était-ce si important de se lier aux autres à un endroit pareil ? Peut-être pouvaient-ils lui donner un coup de main, peut-être étaient-ils tout simplement dans la même merde mais Cleo n’y pensait pas vraiment. Elle, elle seule comptait et son besoin irrépressible de revoir Matthew et de tout oublier. Juste fermer les yeux et sentir son odeur. Se sentir… rassurée.

- Merci seigneur merci, on va pouvoir sortir de cet enfer,
murmura-t-elle entre ses dents tout en s’arrêtant en face du Yacht qui lui parut alors plus immense que jamais.

Ce n’était pas Matthew, ce n’était qu’un bateau mais quand elle posa sa main sur sa coque blanche, brillante d’un étrange éclat, comme un bijou entre deux éclat de verre, elle eut un léger sourire. Voilà, elle commençait tout juste à reprendre son calme. Ce bateau était solide, avec un peu de chance il fonctionnait correctement et il n’y avait qu’à le remettre à la flotte. Cette étape ci s’annonçait des plus difficiles mais pour l’instant il fallait qu’elle monte à l’intérieur et vérifier s’il n’y avait aucune présence humaine… ou non humaine. Non. Juste humaine. Parce qu’il n’y avait rien d’autres ici, juste des êtres humains aussi paumés les un que les autres même si la femme aux vêtements déchirés semblaient tout de même assez étrange mais ce n’était pas de sa faute si son physique était ainsi. Il y avait une explication logique à tout mais ce n’était pas le moment de s’attarder sur ce genre de détails. Elle devait trouver un moyen de monter et tandis que les autres la rejoignaient, elle s’arrêta, tête levée en l’air, remarquant l’échelle… hors de portée. Ses poings se crispèrent si soudainement que ses ongles marquèrent les paumes de ses mains presque jusqu’à l’en faire saigner. Merde de merde, déjà ça commençait… mais si elle s’arrêtait à ça alors c’était foutu. Il suffisait de grimper… ou d’être porté et aussitôt elle tourna la tête pour accorder enfin son attention aux trois autres personnes présentes sur l’île. L’homme. Oui il possédait certainement la force suffisante pour l’y envoyer. Heureusement il avait suivit son regard et avait pensé exactement à la même chose qu’elle. Malheureusement, quand il prononça cette vérité à voix haute, il ne se tourna pas vers elle tout d’abord mais vers la jeune fille encore trempée de son petit bain pour lui sourire d’un air presque machiavélique qui manqua de la faire frissonner.

- Et comment tu…
commença-t-elle avant de s’interrompre brusquement quand l’homme se saisit brusquement de la rousse par la taille.

Quelques secondes plus tard, et sous son regard effaré tandis que la vacancière de Lost ne se permettait qu’une brève exclamation pour dévoiler sa surprise, et Lucyyyy in the skyyyy with diamonds tiens des diamonds, cette dernière s’envola dans les airs en direction du point grâce à l’aide pour le moins inattendu du parfait étranger qui n‘avait pas l‘air de se rendre compte de la portée de son geste. Cleo voulait bien admettre que cette fille avait l’air mince presque à ne rien peser mais… mais comment avait-il fait pour l’envoyer à une telle hauteur presque sans effort ??? C’était tout bonnement impossible ! A nouveau ce regard perdu et elle détailla rapidement cet homme pour la première fois, se demandant si c’était un genre de surhomme ou bien s’il était du même gabarit que Sylvester Stalone et autres adeptes des salles de musculation. Mais même si la silhouette du jeune homme laissait entrevoir une musculature certaine, rien ne prouvait qu’il était capable d’envoyer une jeune fille d’au moins 18/19 ans sur le pont d’un bateau presque sans ahaner sous l’effort. Serait-il du même genre que la femme chat qui se tenait à ses côtés et qui devait tirer la même tête elle pour qu’il la rassure ainsi ? Un boum violent la tira de ses pensées et elle manqua de sursauter. Sur le coup elle ne s’était pas demandé si la jeune fille en retombant n’allait pas se faire mal et elle releva la tête à toute vitesse, assez inquiète, et oubliant pendant un instant sa pauvre petite personne pour s’occuper de celle qui venait tout bonnement de se ramasser sur le pont. Elle ouvrit la bouche pour lui demander si tout allait bien, si elle ne s’était pas blessée, ne prenant même pas la peine d’engueuler ce gars pour sa totale inconscience mais elle dût reculer d’un pas quand l’échelle glissa vivement vers le sol, prouvant que cette fille n‘avait rien de cassé mais qu‘en plus elle savait obéir aux ordre qu‘on prenait la peine de lui donner, ce qui était une excellente chose.

Elle aurait voulu attraper l’échelle la première pour grimper mais la femme chat n’attendit pas que cette dernière soit totalement descendu pour sauter d’un bond, attrapant les premiers barreaux et grimpant à toute vitesse sur le premier pont. Courroucée, Cleo essaya de ne pas s’attarder sur le fait que ces deux personnes avaient tout de même l’air bien trop sportive que ce que leur physique laissait envisager et la suivit aussitôt, un air décidé sur le visage. Ne pas perdre de temps, surtout pas. Enfin, elle aurait bien voulu traiter cela avec une certaine indifférence et se précipiter à la suite de la jeune fille qui avait déjà disparu dans les entrailles du navire mais à la vue des griffes ah oui ça c’était des griffes pas des ongles de sûr oh bordel dans quoi elle s’était fourrée de la brune elle n’eut aucune hésitation, toutes bonnes paroles de son cher papa oubliées, à s’écarter d’elle prudemment. Oh bon sang il fallait qu’elle se reprenne ! Oui il se passait des trucs bizarres ici ! Oui les deux autres étaient les personnes les plus louches qu’elle n’ait jamais rencontré mais le bateau Cleo ! Le ba-teau ! On s’en fout des autres, enfin au moins pour l'instant, il faut agir pour sortir de ce merdier t’as oublié ? Faut que je crie pour que tu te bouges les fesses ma parole ou tu vas t’en sortir toute seule comme une grande ??? Oui ??? ALORS AGIS ! Elle en eut presque un léger sursaut et s’arracha à la contemplation des mains de la femme pour se précipiter sans attendre vers l’arrière du navire, à l’endroit où l’autre fille qui avait tout d’un être humain elle avait disparu. Elle y découvrit alors une petite porte déjà ouverte preuve que quelqu’un était passé là très récemment et s’y engouffra sans ralentir le pas, découvrant alors une longue coursive. Elle ne remarqua même pas et ce fut sans doute mieux ainsi que sous la panique elle haletait légèrement.

Les mains moites de sueur, revenant finalement à une certaine prudence, elle regarda les 4 portes placées à sa gauche et à sa droite. Elle aurait aimé les ouvrir, héler la jeune femme rousse ou tout occupant potentiel de ce foutu yacht mais quelque chose lui disait que ce n’était pas à elle de le faire. Les deux autres là avec leurs capacités de X men sauraient certainement mieux se débrouiller et elle continua d’avancer, arrivant presque aussitôt dans une grande salle certainement pour les quelques réceptions qu’on pouvait y faire ici comprenant un canapé, quelques éléments modernes comme un écran plasma et une chaîne hi-fi mais aussi un mini bar avec quelques chaises hautes dans le coin de la pièce. Elle entendait vaguement le remue ménage que causait non loin d’elle la presque adolescente immature à ses yeux, quoique ça tenait plus de la légère folie à ce stade. Bon, elle était toujours en pleine forme donc elle n’avait pas de soucis à se faire… Ce qu’elle devait trouver de toute façon c’était cette foutue cabine de pilotage et une bonne nouvelle. Les deux choses fut faites quand elle avisa une petite porte à l’arrière de la salle. Elle s’y dirigea sans l’ombre d’une hésitation et l’ouvrit à la volée, s’engagea dans le petit escalier menant certainement au pont supérieur… et au post de pilotage. Pour la première fois depuis qu’elle s’était réveillée, Cleo se permit un petit sourire vainqueur qui s’affirma quand elle aperçut les clés accrochées au montant. Elle était là, sa bonne nouvelle personnelle qui lançait des petits éclairs à chaque fois que le métal rencontrait un faible rayon de lumière provenant de l’extérieur, comme un clin d’œil malicieux et la bijoutière se surprit à oublier tout égoïsme quand sous l’allégresse elle retourna dans les escaliers dans le but de crier d’une voix plus qu’enthousiaste:

- Venez voir par ici ! J’ai trouvé quelque chose !


Bien évidemment, ils n’allaient pas tester le moteur maintenant vu que le yacht était échoué sur un banc de sable mais c’était déjà plus qu’une excellente nouvelle de savoir qu’ils avaient de quoi faire démarrer ce foutu engin de luxe. La suite maintenant était de savoir si le bâtiment possédait assez de fioul pour démarrer mais aussi pour les conduire à bon port. Mentalement, elle croisa simplement les doigts pour que la chance ne la quitte pas encore et elle s’empressa de découvrir d’un regard plus qu’assuré le poste de pilotage qui se présentait sous ses yeux, essayant de comprendre les différents éléments pour prendre en cas le contrôle de ce bâtiment quand ce dernier aurait enfin rejoint cette maudite flotte. Elle ne se débrouillait déjà pas trop mal avec une voiture même si c’était Matthew qui possédait la seule qu’ils avaient, Cleo ne voulant pas s’embarrasser d’un tel puit financier, alors… alors peut-être que piloter un yacht de luxe certainement d’origine européenne, français ou italien mais certainement pas américain oh ça non, était aussi simple. Tout du moins, elle l’espérait de tout cœur et si par malheur elle ne pouvait pas le faire, alors peut-être que les 2 X men ou bien la jeune scout allez savoir possédait les capacités nécessaires pour piloter un bateau. Juste un peu de chance, elle avait bien trouvé les clés après tout et si ça se trouvait, il se cachait peut-être dans un recoin de cette cabine le mode d’emploi… Si un bête milliardaire qui n’avait que faire de compter ses sous avant de les dépenser pouvait manipuler un tel engin, alors sûrement à eux quatre ils pouvaient en faire de même. A eux 4... Oui. A 4 quatre car il fallait bien reconnaître qu’elle allait avoir besoin d’eux pour rejoindre un rivage plus prometteur et ainsi retrouver son ancienne vie. Elle pinça doucement ses lèvres, les yeux rivés sur les clés sans qu’elle n’ose les toucher, écoutant d’une oreille distraite les pas précipités de ses 3 colocataires d’îlot.

Agir ensemble pour réussir, ça aurait été un parfait slogan pour ton père tiens.

Merde, fallait vraiment qu'elle arrête avec ça !


Dernière édition par Cleo Donovan le Sam 14 Fév - 1:12, édité 1 fois
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Cold
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Ven 13 Fév - 15:48

Allez y passez moi devant ! Un poil contrarié d’avoir été doublé par deux fois –honneur de mâââle en jeu, tout ça – Cold fronça les sourcils, attendit que l’échelle soit débarrassée de toute trace vivante et la grimpa en une enjambée. Sur le pont, il vérifia au sol que personne n’avait perdu de viscère et autre organes plus ou moins utiles… mais il fallait se rendre à l’évidence, personne n’avait été répandu sur le pont du yacht. Un bon point. L’autre chimère faisait le tour du bateau, s’assurant qu’il n’y avait personne d’autre, et en bon chef, Cold lui laissa faire le travail.

De nouveau, il se demanda qui elle pouvait être. L’absence des deux humaines était propice à la réflexion. Il apparaissait évident qu’elle n’était pas dans l’ancienne meute. Mais qu’elle ne pouvait pas non plus être une séparatiste auquel cas elle se serait montrée plus agressive. Alors quoi, une toute récente chimère, morte de noyade ? Cela se tenait mais Cold n’était pas capable de pousser le cheminement plus loin. Au diable les détails.
Stoïque, il s’approcha de Rage, murmura à voix basse.

« Les humaines ne nous sont pas utiles »

Bien sur qu’elle comprenait, il n’y avait pas d’a priori dans ce genre de phrases. S’ils arrivaient à mettre le bateau à l’eau… vers une destination aléatoire, ils allaient forcément devoir se procurer de la nourriture. Et quoi de mieux que des pains de viande qui se gardaient eux-mêmes à 37 degrés ?
Quand la voix d’une des jeunes femmes vrilla le silence, Cold détourna le regard de Rage et suivit la source du bruit.

Trouvé quoi ?

Cold déboula dans les escaliers, sans même faire attention au danger et s’engouffra dans la première porte laissée ouverte. Là il resta un moment silencieux devant la cabine de pilotage, c’était chic. Sur l’extérieur du bateau semblait un peu vieillit par une quelconque intempérie, cet endroit était d’un luxe affolant. Si on oubliait la légère couche de poussière qui transparaissait là et là.
Okais, pas mal du tout.
Ses iris dévièrent vers la jeune femme, suivirent son propre regard pour aller se poser sur les clefs encore dans le contacteur. Sans réfléchir, il allongea le pas et un bras pour aller s’en saisir et les glisser dans sa poche juste avant que les deux autres femmes n’arrivent. Non, monsieur ne faisait pas confiance aux humaines. Tout le monde avait l’air de s’apprécier dans une ambiance bon enfant mais il ne doutait pas des alliances à venir, qui se termineraient dans un choix très cornélien entre – abandonner les chimères sur la plage après avoir piqué les clefs, où se faire bouffer.

« Si le moteur marche. C’est déjà ça … personne n’aura à ramer »

Sous entendu. Les deux humaines auraient ramé. Avant d’être mangées. L’ordre inverse posait quelques problèmes d’efficacité.

Avisant que la plupart des personnes dans la pièce – et surtout Lynn – goutaient allégrement sur le beau bois ciré, il crut bon d’ajouter.

« Mais il faudra le mettre à l’eau. Le faire ce soir serait inutile, on réussirait juste à coincer quelqu’un en dessous »

Là encore, petite lumière clignotante. Steak écrasé comme de la vieille semelle voulait aussi dire nourriture froide… et écrasée comme une vieille semelle. Davantage, il reconnaissait qu’il fallait toute l’aide possible. Bien qu’il se sentit capable de déplacer lui–même le yacht – démesure, gloire et beauté – il doutait fortement de sa capacité de le mettre précisément à l’eau sans passer en dessous (la pire situation imaginable… que ce soit lui le Steak).

« Donc, il faut surtout voir ce soir si ce bateau sera capable d’être navigué une fois à l’eau. Un trou dans la coque, ou autre connerie ? »


Ce n’était pas génial comme idée, il fallait l’avouer. N’importe qui l’aurait eue, mais finalement autant dire les choses.

« C’est quoi vos noms ? »
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Lynn Lenra
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Sam 14 Fév - 1:54

Lynn eut, il faut bien l'avouer, vite fait de visiter les lieux. Elle fouina un peu partout, regarda dans les tiroirs, sous les lits, ouvrit les diverses armoires et bien entendu toutes les portes. Geste vifs, gestes maladroits, on pourrait croire qu'elle cherche quelque chose cette petite tarée. oui, si ça se trouve elle cherche. Peut-être, pas sûr. Elle ne pouvait cherche quelque chose de précis, elle était entrée ici pour la première fois!
Ce qui est certain c'est qu'elle fouine partout. Il y avait une fine pellicule de poussière un peu partout, Mais comme elle se contentait de tourner ou tirer les différentes poignées, elle laissa cette petite trace de temps intacte.

Elle fouilla encore un peu, tripota divers boutons et interrupteurs... une véritable gamine oui! Mais pardonnons la donc! Faut-il préciser que dans un asile le mobilier est restreint au stricte minimum? Laissez donc cette petite déviante en paix avec ces histoire de politesse, de maturité ou même de comportement adéquat! Elle n'a jamais eu l'occasion de sortir de sa chambre capitonnée, elle, alors pour une fois qu'elle goûtait à autant de découvertes, désolée, mais c'est normal un peu. Va falloir vous y faire les gens, car en plus avec son caractère bien a elle c'est pas n'importe qui, qui arrivera à lui faire changer d'attitude.

Tout ça pour expliquer qu'elle a vite fait d'avoir observer chaque endroit des pièces intérieures du navires, ben oui, elle a pas encore entamé l'extérieur. Et elle en fut vraiment très fière vu qu'elle semblait avoir trouver son petit bonheur, un petit objet simple. comme beaucoup de choses ici c'était la première fois qu'elle voyait une chose pareille, c'était un petit trésor simple, discret si magique pour elle, mais si banal pour les autres.
Elle fourra sa trouvaille dans sa poche. Puis là elle se rappelle quelque chose... ses vêtements étaient trempés et en y prêtant plus attention elle grelottait pas mal...
Elle se mit donc, cette fois, en quête d'un élément précis: vêtements secs!
Elle n'eut pas énormément de mal, ayant ouvert chaque tiroir précédemment. Mais voilà, une de ses colocataires de yacht semblait avoir trouvé quelque chose d'intéressant. Laissant sa tâche à plus tard, elle monta dans la cabine de pilotage, enfin, plutôt de l'endroit d'où provenait la voix.

Arrivée elle vit l'homme et la rousse devant les commandes, et quoi!? C'est quoi cette trouvaille si importante? Elle voyait pas grand chose d'extraordinaire ici, de quoi naviguer mais aucune clé, géniale, franchement!


Euh...


Elle allait demander ce qui avait valut l'appel, mais l'homme prit la parole, faut dire après l'avoir faite voler sur quelques mètres il semblait vouloir prendre la direction des opérations à venir. Bon, de toute manière tant qu'il l'ennuie pas et qu'il la supporte, elle, elle s'en fiche un peu de qui contrôle. Et puis d'ailleurs aller y pour tenir notre déjantée sous contrôle, dur, dur. Les infirmiers elle en a vu passer pas mal et elle était rarement innocente dans leur décision.
Seulement là elle ne savaient rien de ces gens et préféra commencer en tant que spectatrice et sans conflits, quand elle aura comprit comment ils fonctionnent, elle pourra y aller si elle veux. Elle attendit donc son tour, son regards tourna dans toute la pièce et elle ne semblait pas prêter une forte attention à ses idées. C'est bon? finit? Bon, maintenant on passe le bâton de parole et hop!


Lynn.
Bon, j' comprend pas trop comment on met quelqu'un sous le bateau si, au départ, on le pousse, ce bateau...


Çà, c'était juste pour l'anecdote, elle trouvait ça quand même étrange comme manière d'imaginer la chose.

Mais pour pousser ce truc...

Elle pointa le sol de l'index.

... va falloir être superman. C'est surement spécial comme raisonnement pour vous, mais creuser moi j'dit, on coupe l'île en deux morceaux.

Mais oui, l'embarcation est sur terre et pour la faire passer de terre à eaux: on creuse un trou! Génial comme plan bravo!
Surtout qu'en divisant l'île n deux part ça résous bigrement le problème du bateau!
Devant cette possible incompréhension elle défends son hypothèse.


Ben oui! Si on creuse assez sur la largeur de l'île hé bien c'est comme couper l'île en deux.Et puis le bateau sera dans le passage et alors il sera dans l'eau non?

Couper l'île en deux! Mais oui bien sûr!
Mais il faut dire qu'en remettant ces idées en place et avec de meilleure termes, ça pourrait être une idée. Mais vas y donc pour creuser et puis quand il faudra creuser sous l'eau? Ha-ha t'y avait pas pensé à çà !?
Bon elle avait proposé l'idée du jour ici, youpi.

Par contre, comptez pas sur elle pour faire tout ça seule! Non va falloir s'organiser en tournantes, elle tient à son repos, namého!


[Désolée, ce post aide pas trop pour faire avancer le tout mais j'voulais laisser l'occasion aux deux autres de réagir à ce qui se passe là ^^")
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Rage
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Sam 14 Fév - 3:20

Trois petit tours et puis... Ouais, on la connait, c'est bon. Il n'y avait personne d'autre sur ce bateau. Enfin, hors de l'eau, c'était une épave. Très luxueuse, mais une épave quand même. Comment remettre ça à l'eau? Rage fouinait, humait, cherchait, s'il y avait quelque chose d'autre de vivant ou dans un état relativement similaire, mais rien. Ils étaient effectivement quatre échoués. Et la question se posait à présent, alors que, revenant par l'autre côté, ses docks spongieuses et pleines de sables foulaient sans le moindre remords les lamelles de bois parfaitement disposée du pont, comment remettre ce truc à l'eau? Ses griffes se rétractaient alors qu'elle revenait à son point de départ. Apparemment, tout le monde s'était déjà engouffré quelque part. Par tout le monde, entendant les représentantes de la race bétail. Plus de rousse à l'horizon, juste une chimère blanche.

Cold paraissait dans une vague réflexion. Si elle avait pu deviner ce qu'il se demandait, elle aurait sans doute rigolé. Enfin si elle pouvait encore rigoler. Si si, c'était bien une séparatiste. Mais elle n'avait rien de virulent. Ou du moins, les circonstances l'obligeaient à se maîtriser un minimum. Dire qu'elle aurait pu rejoindre la meute au printemps. Mais la pluie avait dû semer le chaos à peu près partout. Et elle? Elle ne pouvait pas rejoindre les chimères. Il fallait qu'elle veille sur sa petite. Elle n'avait pas confiance envers les humains, ni envers les ombres d'ailleurs. C'était fou comme, en se contentant du minimum, et en restant à l'écart, le reste du monde pouvait ne même pas soupçonner une quelconque autre existence. Cependant, elle se serait bien laissée à hurler et tout démonter sur son passage. Mais ça ne ferait au final que lui poser des problèmes pour atteindre le seul but qu'elle avait en tête: retrouver Anthea.

Elle en était à peu près là dans ses réflexions, le regard à nouveau porté vers l'étendue d'eau. Au loin, elle voyait les montagnes, mais rien d'autres. Pouvait-il exister d'autres îlots? Ou peut-être des débris de la vallée, des restes des habitations sur lesquelles dérivaient d'autres personnes. Oui, à bien y réfléchir, il devait nécessairement y avoir d'autres personnes. Sans quoi, le temps de survie des quatre personnes présentes sur ce tas de sable n'allaient pas vraiment survivre bien longtemps.

La voix de Cold l'obligea à se détourner de cet horizon décidément glauque. Pas besoin des humaines. Cette simple remarque soulevait un torrent d'indifférence chez la sud-américaine qui n'eut qu'un vague haussement d'épaules. Sur le long terme, effectivement, les humaines ne seraient pas utiles. Mais dans le cas présent, ils auraient besoin les uns des autres pour mettre se rafiot à l'eau. Après... Bon, ça devait pas être trop difficile à piloter ce truc. Ou au pire, à deux chimères, avec des rames... Ce serait long, mais pas impossible.

Ce fut à ce moment-là que la voix de l'une des humaines retentit. Et à l'instar de Cold, Rage se reporta dans la direction d'où venait ces paroles. Nettement moins pressée, elle suivit tout naturellement à son tour, passant la porte laissée ouverte. Ah ben au moins, la cabine de pilotage avait été trouvée. Rage s'écarta de l'entrée, s'appuyant contre le mur, juste à côté de la porte alors que l'autre rousse déboulait à son tour. Le geste de Cold ne lui échappa pas. Mais effectivement, mieux valait éviter de laisser les clés de tout ce luxe entre d'autres mains que celles des humaines.
Aussi farfelue que pouvait paraître.. Lynn, "couler l'île en deux" était loin d'être stupide.

"La tranchée... Il faudra la commencer demain à l'aube. Et s'il y a des cordages sur ce truc, on devra les utiliser pour essayer de stabiliser un minimum le yacht, et éviter qu'il ne roule."

S'y mettre ce soir ne servirait effectivement à rien. Il faudrait s'en occuper dès le lendemain, quand tout le monde aura pu se reposer et récupérer du choc de la situation. Même si, en vérité, elle s'y serait bien mise tout de suite. Elle devait essayer de rester le plus calme possible, pour réfléchir correctement. Un mauvais choix pris à la hâte pourrait l'empêcher définitivement de retrouver Anthea.

"Je vais aller vérifier la coque depuis l'extérieur."

Sur ce, elle se redressa, décroisa les bras. Le luxe, les vêtements, tout ce que renfermait ce bateau ne l'intéressait pas pour le moment. Quant elle aura fait tout ce qu'elle pouvait faire pour aujourd'hui, alors elle prendrait peut-être le temps d'aller faire trempette, de nettoyer ce qu'il lui restait de fringues, de se sécher convenablement et de se reposer un minimum. Au moment de franchir la porte, elle se figea, resta immobile quelques secondes, puis se retourna.

"On m'appelle Rage."

Elle avait failli oublier. Elle savait qui était Cold. Lynn venait de se présenter, d'ici à ce qu'elle ait franchit la porte, le nom de l'autre humaine aura probablement été prononcé. Dans le cas contraire, peu importe. Elle n'avait pas besoin de nommer le bétail. Sans rien ajouter, elle rejoignit le pont, puis l'échelle, et regagna le sable de l'îlot.
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Cleo Donovan
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Sam 14 Fév - 3:38

Cold lui rappelait ces mecs du lycée faisant partie des joueurs de football américain et régnant avec leurs foutus vestes rouge et or sur les autres élèves comme les maîtres d’un monde rudimentaire et effroyablement immature. Nul doute que ce petit souvenir était loin mais alors très loin de lui être agréable et quand sa surprise fut passée, elle se sentit envahie d’une colère qu’elle n’avait plus connu depuis le jour où elle avait retrouvé sa tirelire en miettes et ses économies envolées grâce aux bons soins de sa toxico de mère. Inutile de préciser que la chimère venait de passer en tête de liste de toutes ses préoccupations premières et vu l’intérêt qu’elle portait à ce foutu navire, c’était sans doute un exploit que le jeune homme venait de réaliser. Elle s‘adossa à la cabine de pilotage, le laissant donner ses ordres en parfait petit mâle dominant, et attendit simplement que ce dernier eut finit pour s’avancer d’un pas. Autrefois, Cleo avait été une femme charmante et très compréhensive. Oui mais autrefois, elle n’avait pas la balle d’un 9mm enfoncée dans le crâne et elle ne s’était pas retrouvée dans une situation aussi abracadabrante en compagnie d’une femme chat, d’une dégénérée et d’un petit con. Et si ce dernier pensait avoir à faire là à de gentilles petites femelles au regard énamouré prêtes à combattre entre elles pour exécuter au plus vite les ordres qu’il aurait daigné leur donner, il se gourait totalement. De très mauvaise humeur, presque à se blesser de nouveaux avec ses ongles rongés tant elle serrait les poings, elle prit quand même le temps de se placer à quelques centimètres de lui avant de souffler d’une voix basse et pas vraiment amicale, dans le but de bien faire comprendre à ce mec qu’il y avait là un sérieux problème et que ce problème ne les concernait pour l’instant que tout les deux. Enfin, elle était presque certaine que les deux autres femmes se rangeraient de son côté mais il valait mieux ne pas trop compter dessus.

- Je t’ai laissé prendre ton pied avec tes ordres à la con, mais je pense que ton rôle se termine là. Y’a pas un chef et ses sbires ici, y’a 4 personnes qui ont peut-être leur avis à donner. Et personnellement j’aimerais déjà que tu reposes les clés là où tu les as trouvé. Elles ne sont pas à toi, elles sont
/A moi c’est MOI bordel qui les ai trouvé !/ à nous tous. Et j’espère pour toi que ce geste ne trahit qu’un manque flagrant de confiance, ce que je pourrais accessoirement comprendre, et non pas la stupide idée que tu gouvernes désormais ce petit îlot en petit prince viril et machiste.

C’est pas Matthew qui disait qu’elle était sexy en colère ?
Non putain de… C’EST PAS LE MOMENT !

- On doit se bouger. Mais en attendant…

Elle tendit simplement la main, attendant que le jeune homme au teint aussi blafard que celui d‘un vampire lui rende la clé tandis que l‘autre jeune femme faisait son apparition dans la cabine de pilotage. Elle espérait secrètement que ce mec ne dispose pas de canines particulièrement acérés car elle doutait de préserver sa santé mentale plus longtemps avec ce genre de surprises. Déjà que la femme chat avait manqué de la rendre cardiaque quand elle avait aperçu ses quelques petites particularités, alors avoir un suceur de sang dans la place, non. Non merci, vraiment. Il était déjà assez antipathique pour en rajouter du côté monstre de foire. Le pire, c’est sans doute que sans son petit numéro, Cleo l’aurait certainement approuvé sur toute la ligne, ou presque. Il est vrai qu’il était bien trop tard pour songer à déplacer le yacht car le soleil commençait doucement mais inexorablement à décliner. De plus, ils risquaient un incident à travailler ainsi dans le noir, que ce danger vienne de ses petits camarades ou du travail qu’ils allaient devoir fournir pour remettre le bâtiment à l’eau. Elle n’avait pas envie de perdre son temps à se méfier des autres. Elle était presque certaine que la jolie jeune fille tout aussi rousse qu’elle ne représentait pas vraiment de danger, sauf peut-être pour elle-même mais elle s’était montrée particulièrement têtue à défendre le quartier dans lequel elle avait installé sa boutique au point de ne pas faire installer d’alarme donc… S’il y avait une personne ici à laquelle elle ne faisait pas du tout confiance, plus précisément au niveau de l’instinct, c’était bien elle, Cleo Donovan, petit bout de femme trop joli pour être prise au sérieux selon certaines personnes.

Étrange comme elle venait en quelques minutes d’oublier ses idées égoïstes… Mais certainement le fait que l’un de ses colocataires forcés essaye de prendre le pouvoir devait y être pour quelque chose. Elle avait envie de quitter ce foutu îlot, mais certainement pas sous le joug d’un imbécile à l’allure des plus dérangeantes même si ça ne comptait, presque pas, dans l’idée qu’elle se faisait de lui à cet instant. On ne lui donnait pas d’ordres de toute façon et s’il y avait bien une chose qu’elle avait comprit en trouvant ses clés sur le tableau de bord, c’était bien qu’elle n’y arriverait pas toute seule, et encore moins en manipulant les autres pour arriver à ses fins. Ils voulaient tous quitter cet îlot et rejoindre le rivage, ils désiraient tous remettre à l’eau ce foutu yacht pour rejoindre leur propre demeure, leur vie d’avant… Sur ce point, ils étaient tous d’accord alors tant que ça n’allait pas plus loin, la coopération était certainement de mise. Une vérification du navire s’imposait, d’accord, ainsi qu’une bonne nuit de sommeil malgré l’impatience qui la rongeait de l’intérieur. Elle ne ferait rien de bon tant qu’elle n’aurait pas une bonne nuit de sommeil, même si elle ne s’était réveillée que quelques heures… ou une heure auparavant, elle ne savait même plus. Le temps s’étirait et elle n’avait pas de montre pour connaître l’heure. Et nul doute qu’avec le déluge, si elle en avait possédé une certainement se serait-elle arrêtée. Ils allaient aussi devoir réfléchir très sérieusement à ce qu’ils allaient faire pour déplacer le yacht. Il était grand, luxueux et malgré un design plutôt dynamique pour gagner de la vitesse, il devait être très lourd. Trop lourd pour eux quatre, malgré les capacités surhumaines que semblait posséder l’homme aux cheveux blancs.

« Euh... »


Ah tiens la petite voulait dire quelque chose ! Cela changerait certainement un peu l’atmosphère qui avait l’air, inexplicablement, d’être un peu tendue à cet instant. Cleo se détourna du jeune homme au teint pâle pour accorder à la jeune fille son entière attention. Si ça se trouve, elle voulait revenir à un sujet tout aussi important et assez primordial pour l’instant soit le yacht et sa remise à l’eau. Cleo croisa les bras et la fixa de ses yeux bleus sans ciller, attendant que la jeune fille continue dans sa prise de parole, l’encourageant même d’un discret sourire. Elle poursuivait un but assez égoïste mais ça devait être le cas de chacun ici donc autant écouter les idées, les rassembler et en faire un joli plan bien ficeler mais les sortirait de ce merdier malodorant. Et que l’autre petit chef de clan ne s’avise pas de rigoler ou de foutre tout en l’air ou cette fois-ci elle allait vraiment s’énerver. Niveau de patience: Zéro. Sauf envers les jeunes filles possédant la même crinière rousse qu’elle. Tiens, ça serait plutôt amusant si elles avaient un lien de parenté mais c’était impossible car du côté de son père, elle n’avait jamais entendu parler de filles. Une famille de mecs avait même dit un jour sa grand-mère quand elle avait 4 ans. Mais bon, connaissait-on vraiment sa famille ? Son père s’était-il un seul instant douté que la femme qu’il avait épousé deviendrait une effroyable mégère aigre de jalousie ? Non… Non ne pas penser à elle, elle qui en ce moment même devait se réjouir de sa disparition. Et peut-être faisait-elle du mal à Matthew comme elle lui avait fait du mal avec sa putain de langue de vipère… Non. Non ne pas y penser. Le bateau Cleo, pas elle, surtout pas elle car tu risques de te sentir mal très vite si tu continues sur cette voie là. Concentre toi et tu le retrouveras bien vite, et tout ça sera bien vite du passé.

« Lynn. »


Joli nom.
Et ce n’était même pas moqueur.

« Bon, j' comprend pas trop comment on met quelqu'un sous le bateau si, au départ, on le pousse, ce bateau... »

- Et bien… C’est juste qu’en fait si on le tire vers l’avant, on risque de le voir débouler sur nous à une trop grande vitesse pour l’éviter et donc se retrouver écrasé. Enfin ça ne risque pas d’arriver si on se montre prudent… Et on le sera.


Ca ne demandait pas vraiment de réponse car Cleo y veillerait personnellement.
Elle voulait rentrer chez elle en un seul morceau, merci bien.

« Mais pour pousser ce truc... »


Ah ça y est. On y était et Cleo se rapprocha sensiblement de la jeune femme, comme pour mieux l’écouter. On rentrait enfin dans le vif du sujet, que l’autre gars ait essayé de couper court pour ce soir ou non. C’était le seul intérêt que trouvait Cleo à cette situation inexplicable: comment s’en sortir le plus vite et le plus efficace possible. Ils n’avaient pas l’air très cons et certainement allaient-ils rapidement trouver la solution miracle. Cela prendrait certainement du temps, malheureusement, pour remettre le yacht à l’eau mais la jeune bijoutière était prête à patienter le temps qu’il faudrait, enfin pas trop non plus, si elle avait l’assurance de retrouver son foyer à la fin de leurs efforts. Une récompense durement mérité. Elle se voyait déjà retrouver ce petit appartement un brin merdique mais si accueillant, avec sa chambre à coucher donc les rideaux multicolores laissaient dessiner un véritable arc en ciel à l’aurore sur les murs blancs. Elle avait envie de boire à nouveau son café en écoutant les conneries de cette émission radio à 8h tandis que Matthew rigolerait comme un bossu de la salle de bain, en manquant de se couper avec son rasoir comme à chaque fois. Des matins ordinaires qui avaient faillit la lasser mais à présent elle aurait tout donné pour revivre ça. Pour sentir encore l’after sheive de son fiancé et s’en plaindre mentalement. Pour pester contre la voisine qui mettait sa musique à fond pour se mettre de bonne humeur le matin… Seigneur, elle râlait trop. Cette constatation lui arracha un simple clignement des yeux et elle revint à la jeune femme. De la concentration Cleo, tu attendras ce soir pour chialer si tu veux bien. Elle n’avait pas envie de se montrer désespérée face à des inconnus, sa pudeur naturelle l’emportant… Elle n’avait envie tout court d’être désespérée de toute façon. Si elle perdait espoir une seconde, alors elle perdrait tout.

« ... va falloir être superman. C'est sûrement spécial comme raisonnement pour vous, mais creuser moi j'dit, on coupe l'île en deux morceaux. »


Dernière édition par Cleo Donovan le Sam 28 Fév - 21:05, édité 2 fois
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Cleo Donovan
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Sam 14 Fév - 3:39

Après un instant de silence où le regard de Cleo se fit clairement hébété, comme quoi non elle n’était vraiment pas mais alors pas du tout au bout de ses surprises, elle finit par murmurer d’une voix très douce, cherchant surtout à comprendre la théorie de la jeune femme plutôt que de se montrer prudente face à un énervement soudain ce qui pouvait se révéler assez dangereux pour eux tous. Oui, elle avait apprit à se méfier des fous mais là pour l’instant elle était plus absorbée par ce qu’ils allaient faire pour remettre le yacht à l’eau que de prendre certaines mesures envers la jeune femme. Mesures qui seraient plus à même de l’énerver qu’autre chose si cette dernière le remarquait…

- Comment ça couper l’île en deux ?

« Ben oui! Si on creuse assez sur la largeur de l'île hé bien c'est comme couper l'île en deux. Et puis le bateau sera dans le passage et alors il sera dans l'eau non? »

"La tranchée... Il faudra la commencer demain à l'aube. Et s'il y a des cordages sur ce truc, on devra les utiliser pour essayer de stabiliser un minimum le yacht, et éviter qu'il ne roule."

Ravie que la jeune femme au visage félin participe à la conversation, Cleo prit le temps de lui adresser un sourire sincère, soulagée que la situation se débloque enfin. Elle prit le temps de réfléchir une seconde à l’idée proposée, qui était vraiment des plus intéressantes avant de formuler à voix haute ce qu’elle avait déjà en tête concernant le Yacht. Ce n’était pas une décision définitive et elle ne se battrait pas bec et ongle pour la faire accepter d’eux tous mais elle tenait tout de même à la défendre. Après tout, des points positifs pouvaient être relevés dans toutes les propositions. Tout ce qu’ils avaient à faire était de construire un plan qui tenait la route.

- Et bien… On pourrait peut-être faire plus simple… Pourquoi ne pas amener le yacht à l’eau ? En creusant une pente naturelle devant lui avec le sable jusqu’au rivage, on devrait pouvoir le tirer plus facilement. Non ?


Ils auraient été certainement mieux dans le grand salon pour discuter de ça. Pas qu’elle se voyait déjà sur le canapé entrain de siroter un cocktail pour travailler ce plan d’évasion à la manière d‘un milliardaire qui raconte ses dernières vacances d‘un ton nonchalant, mais s’asseoir et se reposer un peu pour assimiler tout ce qu’ils avaient découvert jusqu’à présent leur serait certainement bénéfique. Cleo se sentait particulièrement épuisée mais elle essayait de tenir le cap, de ne pas flancher. Le yacht abritait certainement de spacieuses cabines et après avoir retravaillé plus en précision cette ébauche d’idées, ils pourraient aller piquer un petit sommes. Son corps se plaignait déjà, surtout au niveau de la nuque et elle tourna légèrement la tête de gauche à droite jusqu’à entendre un craquement de ses vertèbres des plus satisfaisants. S’étirer comme l’avait fait tantôt Lynn serait un peu trop mais elle se promit de se relaxer à la méthode bouddhiste s’il le fallait quand elle se retrouverait seule avec ses idées, même si elle n’avait jamais essayé ça auparavant. En même temps, difficile d’imaginer qu’elle se serait retrouvée dans un tel endroit… Elle passa une main dans ses cheveux roux plus emmêlés que d’habitude et regretta de ne pas avoir un élastique pour les attacher. Pas que cela serve grandement à quelque chose mais cela aurait au moins le mérite de lui occuper les mains pendant quelques instants… Elle se permit de jeter un regard circulaire pour observer comme à la dérobée ses nouveaux compagnons de voyage. Elle n’avait jamais apprit la méfiance mais cela serait certainement le cas… Elle en soupira d’avance mentalement. Allez. Un peu de nerfs ma fille, c’était loin d’être terminé.

"Je vais aller vérifier la coque depuis l'extérieur."

- D’accord… euh…

La jeune femme marqua un temps d'arrêt et consentit à répondre à la question implicite:

"On m'appelle Rage."


Chérie j'espère pour toi qu'elle porte très mal son nom...


- Moi… c’est Cleo. Cleo Donovan. Et il faudrait aussi voir le niveau de fioul qu’on possède. Une clé seule ne nous servira à rien et je doute que ce Yacht possède des rames. Et puis… je pense qu’une nuit de sommeil nous fera du bien…

Elle regarda la jeune femme sortir presque avant même qu'elle ait terminé ce qui la gêna quelque peu et se tourna vers Lynn, dans l'espoir de se rattacher à quelque chose dans ce paysage. Ils rediscuteraient certainement de tout ça plus en détail demain matin. Pour l’instant, la fatigue commençait à peser sérieusement son poids sur ses frêles épaules mais ce n’était pas encore le moment de se reposer. Elle sortit à son tour de la cabine, la tête un peu basse mais pleine de pensées. Voyons voir… Comment on vérifier le niveau d’essence dans ce foutu bâtiment ? Elle n’y connaissait absolument rien et l’idée qu’elle pouvait en profiter pour se servir un verre d’eau au bar histoire de reprendre ses esprits ou même de visiter un peu les autres cabines se fit une petite place dans sa tête pour ne plus en être délogée. Elle poussa un léger soupir fatigué et finit par se convaincre que 5 petites minutes de perdues histoire de se remettre un peu plus au point lui serait vraiment bénéfique. Elle traversa le bar, jeta un regard un peu perplexe sur l’écran plasma, à croire que les riches en vacances préféraient mater MTV que de faire la plongée dehors, et se dirigea vers la première porte. Une salle de bain. Elle se précipita sur le robinet et fut soulagée de constater que le bateau devait posséder un réservoir d’eau douce et potable par-dessus le marché. Elle se désaltéra longuement et mouilla son visage d’où tombèrent quelques grains de sable avant de ressortir pour entrer cette fois-ci dans une cabine de luxe où trônait un magnifique lit deux places. Cleo demeura un instant immobile, un vague malaise au creux du cœur puis elle se permit de fermer les yeux. Juste un petit instant. Histoire de se convaincre que tout ceci serait vite terminé… Comme dans un cauchemar.


(Désolée du double post u_u")
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Mar 14 Avr - 1:49

BANG!

Un grand bruit, sous vos pieds. Sans doute quelque chose de mal attaché dans la cale.

Et voilà déjà la Chimère dominante qui se précipite, arrache une porte plus qu'il ne l'ouvre, se jette dans l'escalier sombre comme il l'a fait pour atteindre le poste de pilotage. C'est qu'il est rapide, le bougre. Rapide et pas si con: il sait que s'il y a un intrus là-dessous, l'avoir par surprise ne peut que s'avérer bénéfique. Peut-être que ça leur fera une paire de bras supplémentaires pour mettre le bateau à l'eau. Et dans le pire des cas, ça fera un steack en plus.

Sauf que.

BANG! CRAAAAAAAAASH!

Oups... Je serais vous, j'irais vérifier ce qu'il vient de se passer: m'est avis qu'il n'y avait personne dans la cale, mais comme la première fois, quelque chose de très lourd vient de tomber. M'est avis que la Chimère se l'est pris sur la tronche, et qu'il ne doit plus être en état de faire grand chose. M'est avis que son crâne a quand même dû résister.

M'est avis que la coque, par contre...
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Lynn Lenra
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Mar 21 Avr - 22:34

Lynn avait bien intercepté le regard de Cléo, elle ne savait pas, par contre, exactement en définir la signification. Ce regard elle l'avait déjà vu oui, mais elle ne se rappelait pas où, cette question éveilla une certaine curiosité chez la petite folle, ce qui signifiait que la jeune New-yorkaise aurait droit à un certain intérêt de sa part. L'autre rousse sorti de la pièce et fit un tour dans le navire échoué, et pendant ce temps Lynn observa longuement l'homme au teint blafard. Elle essayait de déchiffrer quelque chose, ce qui étais sûr c'est qu'il avait eut une discutions légèrement farouche avec Cléo, oui c'est ça elle s'appelle bien Cléo, bravo miss tarée.

Ha tien? Y a du bruit là dessous... qui ça peut être? Ou quoi? Ce
qui est sûr c'est que "Monsieur Leblanc" est sacrément rapide, il est parti comme un coup de vent. Ce qui est moins sûr dans cette affaire: c'est la petite dingue, combien de temps ça fait qu'elle l'observait déjà? C'est dur de se rappeler de ce petit détail, surtout quand on est habitué à ces absences d'esprit et ce regard vide comme pas permit. Le fait est qu'il y a maintenant un autre bruit légèrement plus sourd et puis aussi un bruit plus creux... étrange... ou bien , non pas vraiment, enfin pour elle.
La jeune fille commença à descendre les marches d'escalier puis l'échelle pas à pas, précautionneusement et avec délicatesse, contrairement à toutes ses embardées et fanfaronnades d'il y a peu. Mais elle gardait pourtant son rythme rapide, les yeux fixé au sol.

Toute son attention dirigée vers le bon maintien et l'équilibre de ses petit petons, elle fut, étonnamment, la première
(suivie de près par miss Kitty) à découvrir que:
Ah bah oui, çà alors! C'est Mr. Leblanc qui fait la sieste! Quelle drôle d'idée dans un endroit pareil.

Et c'est quoi toutes ces grosse valises empilées de partout, en tout cas il semble y avoir mit pas mal de désordre là dedans! Dit donc le ronfleur, on t'as jamais apprit à pas toucher aux montagnes d'objets!? Imagine si t'en avais reçue une sur le crâne! C'aurait été bien bête çà non?
En tout cas elle le laisse dormir vu qu'il y tien et notre petite cintrée elle s'amuse à ouvrir cette grosse valise! Qu'est ce qu'il y a dedans? OooOooh des bouts de papier avec pleins de petits dessins! Par contre c'est pas drôle c'est tous les même dessins, ces riches, aucunes inventivité c'est désespérant quand même.
On referme cette caisse à paperasse et on regarde les deux autres dames faire ce qu'elles veulent dans leur coin, et là elle sort une phrase qu'elle n'aurait peut-être pas du dire.


Hé bien il a pas eu une si mauvaise idée, moi aussi j'attrape sommeil...

Ceci suivit, évidemment par un baillement dont le délicatesse ferait tenir un éléphant sur une feuille d'arbre. C'est à ce moment là qu'elle remarqua son erreur et tenta de s'éclipser.


Ah.. euh.. en tout cas dans ces valises y que de la paperasse inutile et sans intérêt et heum... si vous avez besoin de moi je serais dans un des fauteuils sur l'avant du pont ...

Et c'est sur ces bonnes paroles qu'elle remonta l'échelle et alla s'affaler sur les canapé du pont avant, comme elle l'avait dit. Occupant tout la banquette à elle toute seule, la tête dans les premières étoiles du soir, elle repensait à quelques rares images de la cliniques, à cette vague énorme comme un nuage d'orage, ses trois colocataires actuels, ce qu'elle avait appri jusqu'ici, ses gestes, ce qu'elle avait dit. Toutes ces choses encombrantes et inutiles pour un cerveau déjà déglingé de partout! trop de pensées, peut-être pas parasites, mais trop de pensées quand même.
D'un geste vif elle se retourna comme une crêpe et tendit les bras pour être face à la mousse de son lit de fortune. Et finalement elle envoya sa tête dessus aussi fort qu'elle put. Saleté de migraine! Saleté de mousse, fallait bien s'y attendre, elle atténue le bruit et le choc... dommage.
Du coup elle se remet sur le dos et se contente d'appuyer avec ses bras sur sont front, pressant sa boite crânienne entre ses mains et l'obstacle de mousse. Quand la légère douleur interne disparut elle regarda le ciel et son regard se fit aussi scintillant que ce qu'elle voyait, c'est quand même beau le ciel.

Et puis : tien, elle se sentait en colère d'un coup!
Oh vous savez elle a appris à pas chercher plus loin avec cette cervelle périmée! Donc si son incompréhensible logique lui dit d'être en colère, POUF, voilà! et tant pis pour les autres!
Rien à faire, c'est comme ça faut s'y faire, venez vous plaindre si vous voulez elle va pas sourire pour votre bon plaisir c'est pas le magasin de façades ici!
On ne vend pas ce genres de choses aller! Ouste! Non mais!
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Rage
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Lun 27 Avr - 20:25

Ce qui se passait derrière elle dans la cabine de pilotage la laissait profondément indifférente. De toute manière, elle avait du boulot, avant que la lumière du jour ne décline trop. Alors Rage avait refait le chemin inverse, direction l'échelle par laquelle ils étaient tous montés. Elle se laissa glisser plus qu'elle ne descendit, mais au moins son but premier était atteint, elle était au sol. Étrangement, le yacht avait de faux airs de cachalot échoué. Certes un cachalot luxueux, mais échoué tout de même. Si elle avait été encore humaine, sa première préoccupation aurait probablement été de se demander s'il y avait une bouteille de champagne au frais quelque part à bord. Mais pour le moment, il y avait plus important. Sa main se posa contre la coque, elle fit le tour du navire, lentement, plissant les yeux sur la moindre irrégularité, mais tout semblait impeccable, du moins pour ce qui en était visible. Pour le reste... Peut-être que quelque part sous le sable, la coque était abimée. Peut-être qu'elle ne pourra pas s'en rendre compte avant d'avoir mis ce truc à l'eau aussi. Et surtout, il valait aussi mieux faire le même genre de fouille minutieuse à l'intérieur du bateau pour avoir une certitude un peu plus poussée sur l'état de cette coquille de noix hors de prix. Elle en était plus ou moins là dans ses réflexions quand elle sentit une sorte de vibration dans les doigts.

"Bang?!?"

Il y avait quelque chose de pas très stable à l'intérieur. Ou peut-être une personne supplémentaire? Ou encore l'une des donzelles en train de fouiner allègrement dans la cale. Rage recula de quelques pas, tendant l'oreille. Les bruits de course ne tardèrent pas à éclaircir ses suppositions. Non, vraisemblablement ce bruit n'avait pas été prévu. Elle s'empressa de contourner le yacht pour revenir sur le pont, alors qu'elle ne pouvait que supposer que l'un des trois autres survivants s'était précipité dans la cale, et que celui-ci avait semé le chaos. Un deuxième bruit sourd, pas plus rassurant que le premier, avec un désagréable craquement sonore... La cooooqueueh!! Qui était le ou la rustre?? Vu qu'elle apercevait Lynn quelques pas devant elle, il ne restait plus que deux possibilités. Elle lui emboita le pas, descendant avec elle dans le fondement du bateau pour trouver...
Cold.

Ah oui, la réputation des chimères. Quelle idée de se précipiter tête baissée. Elle posa sur le corps inerte du chef de meute un regard quelque peu... Désintéressé. Ben oui, la collaboration raciale faisait parti de ces petites choses sans lesquelles elle vivait très bien. Cependant, face à l'incompréhension totale de Lynn, qui s'intéressait plus au contenu d'une malle, elle dû bien se résoudre à vérifier l'état du blessé. Sans un mot, ignorant le commentaire à côté de la plaque de la jeune femme, elle s'agenouilla aux côté de Cold pour le placer dans une position plus certaine, glissant ensuite prudemment ses doigts sous la nuque, prenant le pouls, bref, les premiers gestes de secours qu'elle avait toujours appliqué avec professionnalisme. A première vue, rien de casser. Juste un beau traumatisme crânien. Les chimères étaient solides, à ce stade, il fallait juste attendre qu'il daigne se réveiller. Mais en attendant...

"Il va s'en remettre... Enfin pas avant quelques heures. Vu que lui n'a rien de casser j'espère qu'il en va de même pour le yacht."

Elle se redressa sensiblement, une main toujours au sol, jetant un regard alentour alors que Lynn, était occupée à ranger des feuilles auxquelles elle n'avait pas prêté de réelle attention. D'ailleurs elle ne tarda pas non plus à s'éclipser. Non, elle n'était pas nette, c'était un fait. Le genre de personne qui serait probablement mieux dans l'estomac de Rage dans le long terme. Enfin chaque chose en son temps. Soulevant un bras de Cold, elle le releva prudemment, une main sous sa nuque pour secouer sa tête le moins possible et le faire ensuite basculer sur ses épaules. Il n'était pas de toute première légerté, mais Rage était habituée à ce genre de manipulation, et ça se voyait. Accroupie, elle commença à se relever lentement, prenant garde à ne pas balancer une bout de Cold dans un meuble ou tout autre partie du bateau susceptible de provoquer un nouveau "bang".
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Cleo Donovan
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Mar 28 Avr - 12:06

Deux chocs. Un instant elle croit que c’est dans sa tête, après tout dans sa tête il se passe de drôles de choses, des idées qui se bousculent et une voix qui ne cesse de répéter des bêtises comme quoi sa mère la hait, comme quoi Matthew ne risque pas de l’entendre et que face à elle, Cleo ne peut rien, mais alors rien faire. Elle se demande qui c’est cette femme dont parle la voix, elle se demande bien aussi qui est la voix mais les deux chocs, ces étranges chocs... Elle doit se reprendre et sa conscience alerte s’éveille comme on appuie sur un bouton rouge. Ca sonne, ça hurle, même pas le temps de sécher ses larmes qu’elle se tourne, le souffle court sous la peur, le ventre tordu au niveau des reins comme une envie d’uriner parce qu’il y a sans doute quelque chose dans le bateau. C’est une idée folle, une idée étrange, et totalement infondée puisque ça peut être les trois autres qui visitent simplement, qui se baladent en bas, dans la cale il semblerait, qu’ils fassent tomber des choses lourdes, une chose qui manque presque de faire trembler le yacht ou alors elle claque juste des dents qui sait ? Mais en tout cas elles sont lourdes et peut-être que le con qui fait chuter ça, la petite tarée ?, abîme le bateau et ça fera un trou et ils ne partiront plus.

C’est de la véritable panique, du genre à dilater les pupilles, comme un chat les oreilles repliées en arrière. Ca se bouscule ça lui arrache une grimace comme un hoquet, une envie de dégueuler, de courir mais ses jambes sont flasques. Ils ne vont plus pouvoir partir à moins… à moins qu’elle se bouge, qu’elle décolle du sol, qu’elle se précipite et qu’elle arrête ce taré, ou cette tarée, elle est certaine que c’est la petite rousse qui lui a semblé si bizarre avec sa drôle de chemise là comme dans les hôpitaux, qu’elle arrête tout et qu’elle protège le si joli bateau, fasse taire la voix qui rit, mais rit sans cesse. Elle va devenir folle à ce train, c’est la voix qui vous le dit, totalement folle de trop mal, à tomber par terre, à briser la coque comme l’une de ces choses si lourdes, mais quelles choses bon sang ? Si ce n’est pas l’un des trois autres, pas précipités dans les coursives, les deux, femmes, un homme peut-être ? Elle sort de la chambre avec précaution, jette un regard circulaire, les mains tremblantes. Elle n’a même pas eut conscience d’avancer, comment où a-t-elle trouvé la force c’est pas possible elle n’en est tout simplement pas capable ne se sent pas la force la hache.

Elle voit la hache sur le mur, pas une grande hache mais la couleur rouge la rassure la lame aussi qui se profile au coin de son œil tandis qu’elle avance, qu’elle se dirige vers les escaliers pour descendre en bas et affronter dieu sait quoi. Elle la voit, protégée par une petite paroi en verre, une hache de secours si petite mais qui pourrait bien briser une paroi en bois qui pourrait bien les saucer taillader la chaire d’un monstre d’un de ces trois forcenés. Prends le contrôle du bateau, murmure la voix, soumets les à ton pouvoir. Tu peux le faire scintille la hache il te suffit de briser la vitre de secours, de me prendre, de hurler, d’en blesser quelques uns et tu auras tout pouvoir. Mais ce n’est pas ce qu’elle veut, elle veut juste rejoindre Matthew et brise la vitre d’un coup de coude, verre brisé sur le sol qu’elle écrase sans écouter ses plaintes en se saisissant de la hache. C’est un poids plutôt léger dans ses mains, et la lame n’a jamais servit, si elle passe un doigt dessus il sera tout graisseux, peut-être fera-t-elle couler le sang ? Peut-être que le sang coule déjà. Ainsi armé elle avance à pas lent, guettant les bruits de pas au sous sol, prête à hurler, à tailler dans la chaire si on la surprend, prête à tout de panique.

Elle descend les marches, le regard rivé droit devant elle, la hache levée et elle attend quelque chose, s’arrêtant à la deuxième marche. Elle est dans un cul de sac, si « ça » remonte, « ça » la balayera d’un coup de patte de main d’arme de n’importe quoi. Ca l’enverra bouler à terre. Elle n’est pas très loin des trois même si elle n’entend que deux séries de pas, oreille affûtée par la terreur, reconnaissance de flic ça doit être génétique tout ça tout ça. Elle se perd dans sa tête, prête à relever des indices des empreintes, fais honneur à ton père raille la voix qu’elle fait taire d’un chut intempestif prononcé à haute voix. Elle veut être à l’écoute Cleo, savoir ce qui se trame, pourquoi deux sons de pas et pas trois ? Ou est la troisième personne ? Derrière elle ? Et qu’est-ce qui a chuté dans la cale si ce n’est pas la troisième personne qui l’a provoqué ? La hache glisse de ses mains moites et elle serre plus fort, la respiration sifflante, les tempes qui s’attachent de fils rouges, de ses cheveux qui s’assombrissent. Une voix une phrase bordel elle ne veut que ça pourquoi personne ne parle queEst-ce qu’il se passe en dessous elle va gueuler crier un eh oh provoquer sa mise à mort mais c’est beaucoup trop long et elle n’est pas patiente jamais bon dieu mais parlez !

Hé bien il a pas eu une si mauvaise idée, moi aussi j'attrape sommeil...

Un son assourdit comme un bâillement. Elle a reconnu la tarée, mais n’a rien comprit à ses paroles et descend petit à petit, écoutant la voix qui la guide, qui lui fait quitter les dernières marches de l’escalier avant de caler le manche de la hache dans son pantalon, à l’arrière pour que personne ne la lui chope, sa seule arme, et toutes les idées dominatrices prendre le contrôle assurer son pouvoir les clés reprendre les clés à ce connard qui se trouve dieu sait où. Avec la tarée peut-être, ou juste derrière elle. Elle glisse le long de l’échelle de service, écoute la voix qui parle de paperasse inutile et sans intérêt de l’aide elle sera sur l’avant du pont fauteuil tout ça. Cleo se fait dépasser par la rousse qui ne semble pas lui accorder la moindre attention, lui jette au passage un vague coup d’œil entre l’incompréhension et l’inquiétude avant de découvrir la scène. Méfiante, les sourcils froncés, et sa bouche qui s’étire jusqu’à s'entrouvrir mollement de stupeur. C’est une blague espère-t-elle sans s’en convaincre forcément. La hache la gêne un peu mais elle s’en fout totalement pour l’instant, pour toujours parce que devant ses yeux il y a la femme chat, des malles remplies de paperasses inutiles documents ou autre chose et un corps sur le sol, un corps endormit, pas vraiment un corps qui repose là inconscient surtout et elle devine sans peine que monsieur super héros vient de se foutre dans la merde.

"Il va s'en remettre... Enfin pas avant quelques heures. Vu que lui n'a rien de casser j'espère qu'il en va de même pour le yacht."
Déclare simplement la féline, extériorisant en quelques mots son inquiétude pour la coque.

Et c’est cette pensée, cette putain de pensée qui déclenche un bang dans sa propre tête.

Alors la colère l’envahit, une rage comme son nom à l’autre là. Elle ne pense pas à se pencher, à vérifier son état de santé, il aurait mieux fait de mourir ce con ! Non elle le voit inconscient et puis la phrase de cette femme lui suffit, même si elle ne lui fait pas confiance. Elle s’en fout de ses blessures car le plus important là c’est que c’est désormais une force en moins pour bouger le yacht, pour les aider. Une force masculine qui est blessée semble-t-il, assommé par les deux autres ou par le choc. Vision d’une malle qui s’écrase sur sa gueule de beau gosse et la rage qui s’amplifie se fait plus folle tandis qu’elle pense qu’elle sait qu’il a fait le con, sans prendre ses précautions. Pire qu’un ado de 16 ans sans capote dans un bordel russe ! Ca doit sortir, ça veut sortir. Un grondement rauque et elle se tourne vers l’une des malles qu’elle défonce à coup de pied. Folle de rage, putain mais tellement ! Folle de rage de voir l’autre dont-elles devront s’occuper jusqu’à ce que la belle endormie décide enfin de se réveiller !! Et s’il est mort ça sera toujours un cadavre à se débarrasser mais elle ne pense pas qu’il soit mort parce que ça serait trop simple. Le verrou de la malle saute, dévoile des billets, argent de fric qui la répugne, qu’elle ne voit même pas. Elle s’acharne sans cesse jusqu’à haleter d’épuisement. Et Cleo se prend soudain au jeu de réfléchir à une solution. Les malles ne paraissent heureusement pas assez lourdes pour crever la coque… mais s’il y avait des dégâts ? De toute façon, l’autre dégage et puis c’est tout.

- On doit le bouger…
prononce-t-elle d’une voix assourdie avant de se tourner vers Cold.

Les idées remises en place par quelques coups de pieds bien placés, elle s’avance aussitôt pour palper son torse, ses poches, trouver les clés, sourire victorieux. Elle la fourre dans sa poche aussitôt, la hache blessant son dos légèrement, avant qu’elle ne se tourne vers l’autre femme, cherchant du soutien comme elle peut qui se penche aussitôt, obéissant plutôt à ses propres idées qu‘au regard de Cleo ou même à sa phrase, pour le hisser sur son épaule comme s‘il ne pesait rien. Mais sa force incroyable ne lui vaut même pas un coup d’œil surprit car là c’est juste hors de question qu’elle soit la seule à se casser la tête pour ce minable macho. Elle a la clé, ne compte tout de même pas la garder, pense la remettre là où elle l’a trouvé et le fera tout à l’heure, quand ils auront déplacé ce fumier qui les a tout simplement abandonné dans un faux acte stupide de bravoure inutile. Qu’il se réveille tient, il s’en prendra deux qu’il n’aura certainement pas volé ! Et à coup de malle remplies de dollars. Des dollars… ou quelque chose qui y ressemble, argent européen, des euros ? Elle voit assez mal dans le noir et s’en fout un de tout cet argent car ce n’est certainement pas lui qui va acheter leur liberté, les sortir de ce pétrin puant, bref les secourir. Elle repousse ses cheveux en arrière, dégageant les mèches engluées de sueur et fixe la femme, organisant ses pensées, les idées, tentant de trouver une voix juste pour ordonner à l’autre folle dingue qui fait dieu sait coin dans son coin de ramener ses fesses pour les aider.

- On va l’installer dans un lit en haut… ce con… dans l'une des chambres peut-être, mais il va falloir examiner la coque au cas où. On fera des tours de garde pour surveiller son état de santé… Mais je suis pas docteur Quinn.


Tintement des clés dans sa main. Ah oui...

- Je remets les clés là haut. Faut qu’on se serre les coudes… okay ?


Le con... mais quel con !!!


Ca doit être okay, même si elle ne donne pas vraiment d’ordres, juste des conseils. Le déplacer serait totalement fou, et risquerait de le condamner, mon dieu quel rêve ! Non agir avec logique taire la petite voix la hache le yacht tout ce qui la perturbe. Donc non ne pas le déplacer mais peut-être le poser, le déposer avec une grande douceur, pas de coup de pied vengeur, sur le matelas et pousser ce dernier dans le fond de cette maudite cale, où il pourrira à jamais ! Non où on le soignera tout simplement désinfecter les blessures potentielles avec le peu d’eau qu’il leur reste et faire des bandages trouver la trousse de secours ou même les draps, une couverture pour le réchauffer… ce genre de choses. Pas perdre le temps à jouer les infirmières mais au moins le stabiliser. Elle y connaît rien en secourisme de toute façon. Elle s’approche de l’échelle, après un dernier regard haineux, s’assurant premièrement de la présence de la clé dans sa poche puis de la hache dans son dos, avant de penser à un truc, oh juste une idée comme ça qui va qui vient qui n’a pas l’air très mauvaise. Cleo ne lâche pas le premier barreau de l’échelle mais prend le temps de se tourner vers elle, la féline.

- J’ignore quel est ton régime alimentaire, et je te demande d’avance pardon si tes traits sont dû à... n’importe quelle anomalie génétique humaine. Mais si ton appétit diffère du notre, je te conseille le paquet de viande inanimé. Nous on est en pleine forme, et lui il a merdé.


Remontant les escaliers sans un regard en arrière, elle sent sa haine s’accroître pour cet endroit de merde qui ne cesse décidément de leur mettre des bâtons dans les roues. Mais soit, elle est déjà prête à agir et inspirant une bouffée d’air frais, grimpant les marches deux par deux, le pied droit vaguement douloureux, juste pour se donner courage, elle se surprend à sourire, d’un air de défi qui ne lui ressemble pas du tout, qui lui fait vaguement peur. Elle se dirige aussitôt vers la cabine de pilotage, enclenche la serrure d‘un geste sec, se prend à rêver que le yacht tangue déjà dans l‘eau pour qu‘ils puissent enfin se tirer de cet îlot à la con, caresse un instant la barre de pilotage à regret avant de se détourner, dans un soupir muet, le regard colérique. Elle calcule tout en revenant vers Lynn la perte de temps occasionnée par une paire de bras musclés en moins et même si les maths ce n’est pas vraiment son fort non plus, elle devine déjà que les efforts qu’elles devront fournir pour compenser le manque ne la rendra pas particulièrement à l’égard de l’imbécile de service. Quelle idée de jouer les gros bras garde du corps pour se foutre aussitôt dans une telle situation. Ah ça pour sûr elle va lui sonner les cloches le frapper l’assommer de nouveau le tuer à coup de hache le… Elle sort la jeune femme de sa pseudo rêverie, boudage, tout ce qu’elle veut elle en sait rien elle, d’un léger tapotement sur le bras.

- J’ai besoin de toi pour trouver la trousse de secours... C’est pour la belle au bois dormant.


Besoin de tout le monde grande lassitude reposer les clés et puis dormir putain vite.
Et peut-être ouais peut-être qu’elles, ELLES, arriveront à mener le yacht vers son fiancé.
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Lynn Lenra
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Mer 29 Avr - 15:46

Tient? Ça a l'air de discuter dur là en bas. Tant pis, elle, elle fait la gueule point à la ligne.

Hé oh là en bas! C'est pas finit oui? Y'en a qui veulent dormir, si c'est pour réveiller Blanche Neige au bois dormant alors bravo mais tentez plutôt le coup du baiser ce sera plus sympa pour le vilain petit canard taré. Déjà qu'elle se sent frustrée car franchement, se sentir obligée de bouder sans trouver à y échapper et, plus on essaie plus on s'énerve et plus on s'énerve plus on est de mauvaise humeur, çà, c'est vraiment le genre de chose qui vous rend.... fu-rax!
Maintenant il est l'heure de la sieste alors chut!

...

Et merde.... c'est pas le jour pour se taper une insomnie! Elle tourne, se tourne et se retourne dans tous les sens. Assise, genoux pliés, en petite boule, sur le dos, le ventre, le côté, la tête en bas... Raaaaahhhh!!!! Ça y est c'est fait, on s'énerve on en oublie tout le reste et on ne pense plus qu'à sa petite personne mais bon, çà, après l'asile et la chambre capitonnée, on s'y est habitué. Premier rappel à l'ordre, ha oui c'est vrai çà, l'asile... elle l'avais oublié, étrange, elle a pourtant une bonne mémoire. Toujours la tête en bas elle commence à fixer un point situé sur le plancher, à l'autre bout du pont tout en se fixant sur l'idée que "Ah ouais le "centre de soin psychiatrique" !"... ils doivent se demander où elle est, quoique... non en fait peut-être juste l'infirmière qui est arrivée il y a à peine quelques mois. Alors elle se rappela tout ces aides soignants qui la traitaient comme une ado en crise, qui lui riaient au nez quand ils étaient seuls, qu'il disaient qu'elle devrait arrêter d'essayer de partir qu'elle y arriverait jamais. Ah s'ils la voyaient maintenant, elle, sur une île en pleine mer, sur un yacht de luxe. Elle sans savoir ni pourquoi, ni comment, elle est là manque plus que le maillot de bain et le soleil et elle serait sur ces cartes postales qu'ils recevaient d'amis et surlesquelles ils pestaient de ne pouvoir s'offrir des vacances! Et voilà, elle se met a pouffer toute seule, toute rouge d'être encore et toujours la tête en bas depuis presque 10 minutes.

Ooooohhh c'est quoi qui s'approche? Ooohhh une paire de pieds! Ooohh ils s'arrêtent juste en face de son visage et Oooooohh ils lui parlent! C'est nouveau, elle savait pas que les pieds pouvaient parler, ils doivent cacher une bouche à l'arrière de la cheville, ou bien sur le creux de la plante du pieds... mouais... ça doit être plutôt çà. On lui secoue l'épaule. Mais Ô quelle surprise, ils ont la voix de Cléo et Ô ils s'adressent à elle... mais ? Ah ouiii, voilà qu'il y a des jambes au dessus des pieds, et ô une Cléo en haut de jambes. Elle aurait dut y penser tout de même, oups... elles disaient quoi déjà ces chaussures, retour à ce regard perdu et vitreux qu'elle attribuait au pieds depuis le début de leur "conversation", ha oui c'était ça qu'elle disait.


- J’ai besoin de toi pour trouver la trousse de secours... c’est pour la belle au bois dormant.

Miss la-rousse parlait de trousse de secours et de belle au bois dormant. Et voilà, non contentes de discuter quand certaines veulent dormir, voilà que la rousse en face d'elle, et qui, non, cette-fois c'est pas un reflet auquel tu peux envoyer un bon gros poings, non c'est pas une si bonne, NON! On a dit que non on ne frappe pas les gens, et que non même si le reflet du miroir c'est pas un vraie personne: on ne peut pas la frapper cette connerie de reflet! Et là bien que la couleur des cheveux fasse jouer à une très faible ressemblance: on ne frappe pas! C'est PAS un miroir même si tu t'en convainc c'en est pas! Et comme c'est une personne çà rend les coups! Mais çà tu t'en fiche on sais mais merde non tu te calme!

Encore plus énervée par cette horrible confrontation interne, c'est horripilant quand même la conscience, si seulement y avais un moyen de s'en débarrasser. Quel bonheur quand même tuer cette foutue conscience qui vous emmerde et puis tant qu'à faire autant aussi tuer le bon-sens. Ah celui-là, cette saloperie de bon sens, de toute manière elle l'avait jamais apprécié même si elle en est assez dépourvue, c'est cet idiotie qui freine les gens, c'est cette idiotie qui empêche les gens d'être eux-mêmes. A quoi ça sert de se considérer comme une personne si on fait que jouer un rôle insipide!? Jamais, non jamais elle n'avait été dans ce cas, mais elle en avait vu des gens avec du bon-sens. C'est assez horrible à voir surtout quand en plus ils sont hypocrites, crétins d'aides soignants!

Bon, on se calme un peu et on choisit, soit on l'envoie bouler comme une vieille plaquette de médicaments vide, soit on l'aide pour qu'elle nous fiche la paix et pour éssayer de DORMIR! Bien que vu comment elle a commencer cette nuit, elle risque d'être très longue. Surtout que, à y regarder en face, la décision n'est plus vraiment à prendre. L'autre rouquine avait les yeux presque rouges tellement on pouvait y voir la colère et l'énervement, et çà pour sûr elle s'y connais, la dernière fois qu'elle a défier quelqu'un d'aussi énervé, juste comme çà par ce qu'elle ne voyait qu'un clown, c'est ça quand on voit al vie en couleurs, ces gros monstres affreux avec un rouge à lèvres trois fois trop large et ce teint blanc et ce nez rond comme la balle qui roule et qui roule et qui roule...
Ca y est, voilà déjà qu'elle divague! Et zut!


Mmmmmhhhh....

Fort grognement en se relevant c'est que la tête là elle est bondée de sang depuis le temps. Tête de déterrée, rouge comme le nez des clowns là... Et puis y a toujours cette boule rouge qui lui roule dans la tête maintenant, elle tangue d'un côté à un autre, l'autre tarée elle voudrais presque s'ouvrir le crâne et y plonger sa main pour l'en sortir. Alors là, ... elle sait même pas ce qu'elle en ferait.

Je sais même pas à quoi ça ressemble ta "trousse de secours", puis c'est pas mon bateau!

Et voilà c'est dit, c'est fait.
Desormais, la jeune fille en furie en face d'elle le sais que ca changera pas grand chose qu'elle vienne ou pas avec, par contre Lynn n'aurait pas idée d'ennuyer quelqu'un avec des yeux colorés comme ça , elle avait encore en tête son dernier passage à tabac et non, elle ne voudrais pas en avoir un deuxième même pas si c'est Cléo seule qui s'y met.
Donc elle se lève même si sa tête tourne, même si elle marchera pas droit, même si ça l'énerve encore plus de devoir chercher apres cette fichue trousse dont elle sait rien, même si elle veut juste dormir, rien que çà, une nuit de sommeil.
Ca se respecte le sommeil quoi! C'est quoi ces manières ici?
Elle avait, là tout de suite, l'envie tout à fait normale, de lui crier dessus, de l'engueuler, de lui dire que NON elle n'est pas un clown!!!!!

Elle se lève sans aucune conviction, elle se met doucement à la recherche de ce... elle ne sais même pas quoi chercher, et elle fait comme si. Comme si elle était vraiment en train de cher, comme si elle n'avait pas la tête qui tournait autant comme si ... comme si .... elle VEUT dormir! sinon elle va fondre un fusible!
Trop d'insomnie tue l'insomnie.
Hé oh! Toc-toc, c'ets la periode hiver dans la case cerveaux, vite le gros mammifère pas poilu c'ets l'heure d'hiberner, on dort en hibernation! Et en plus cette fichue tête qui en fait encore qu'à la sienne elle vire, elle chavire, elle marche pas droit du tout, elle souffre aussi et puis elle en dirais rien. C'est son affaire, elle s'en sortira comme toujours seule, si les gens viennent "l'aider" elle va pas pouvoir supporter.

Elle arrive dans une salle de bain, et se regarde dans le miroir avec cette envie folle que l'image en face vole en éclats, que ces éclats s'écransent au sol, qu'elle marche dans ces morceaux d'elle-même. Respirer un grand coup: inspirer, expirer. Cette tête qui tourne c'ets comme si tout le bateau était sur l'eau et qu'il tanguait comme un petit bateau en papier, tout autour se met à tourner comme rien, la porte elle l'a verrouillée, elle est coincée et va s'écraser entre les murs de la minuscule salle de bain. Comme si un truc pareil pouvait s'appeler une salle, elle a l'impression d'être Alice dans lma maison du lapin vert, oui il était vert le lapin. Seul problème ici il n'y a ni porte ni fenêtre par lesquels ses bras pouraient dépasser, elle respire rapidement et ce crâne, ce crâne qui la tue à petit feu. Son crâne qui est occupé à faire ce qu'elle voulait voir son poing faire, bruit de glas et voilà, retour à la "réalité" ça tangue toujours un peu mais elle le supporte. Tient il y a une armoire sous l'évier, elle l'ouvre et trouve un amoncellement de boites avec pleins de choses écrites, une boite plus grande avec une grosse croix rouge, celles qu'elle avait vues quand trois ou quatre infirmières entraient dans sa chanmbre avant, qu'elle flanque au sol et elle fouille un peu dans ce petit placard. Tient sur cette boite y a écrit "migraines".

La petite folle en sortit une plaquette et là elle revoit des centaines d'images de cachets, ça défile tout comme ça défilait chanque jours là-bas. Elle les sortit un par un, et les rasembla dans sa main puis elle fourra tout dans la paume de sa main et elle fout tout en bouche avant de se relever et de boire abondemment au robinet. Elle rangea toutes le sboites sauf celle à la croix rouge et ramasse les debris qu'elle place soigneusement dans l'évier.
Lynn sort le plus naturellement qu'elle peut, elle referme la porte dérrière elle et sent du sang secher sur son crâne ce sang rouges se mêler à ses cheveux tout aussi rouges de couleur. Elle cherche l'autre rousse pour lui dire que cette boite là serait peut-être pas ce qu'elle cherche mais qu'elle est peut-être utile.
Elle la trouve et ne pense qu'à dormir.


Tient, c'est peut-être pas çà mais ca va aider.

Maintenant elle veut juste qu'on la laisse dormir!
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Rage
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Lun 4 Mai - 22:13

La rouquine saine d'esprit prenait ses aises de plus en plus visiblement. Il faut faire ci... On va faire ça... Ce con... Ah, les humains. Des êtres délicieux, quand ils n'étaient plus en mesure de parler. Et si elle lui tranchait les cordes vocales? Un simple geste, ce serait si facile... Vaguement redressée, un Cold avachi sur son dos, le regard de Rage n'avait décidément plus rien d'humain. Il se perdait un instant sur la gorge humaine, cette gorge d'où sortaient des mots qu'elle n'écoutaient à vrai dire pas tout à fait. Une gorge où le sang devait passer, fluide, liquide, chaud... Si chaud... Elle calculait, estimait. Combien de seconde pour mourir d'une hémorragie? Aurait-elle le temps de voir Rage s'emparer de son coeur pour en faire son premier repas du jour? Rage avait faim, tout de même. Tellement faim. Elle l'avait vu prendre les clés, cette humaine. Non pas que la chimère avait fait confiance à celui qui s'était auto-proclamé chef. Mais passer d'un petit boss à un autre... C'était lassant. Atrocement lassant. Mais les clés seraient remises en place, elle le savait.

L'installer dans le lit? Brillante idée. Non parce que Rage pensait se le trimballer sur les épaules ad vitam eternam. Les prunelles animales repassèrent du fauve en chasse à l'indifférence alors que, sans même ajouter un mot de plus, elle se détournait vers l'échelle. Se serrer les coudes... Non, il y avait une erreur dans la donnée. Le bétail aidait les prédateurs pour s'assurer un minimum de survie pour l'instant. Rien d'autre. Il n'y avait pas d'entre-aide, pas réellement. C'était une belle utopie. D'ailleurs, la rouquine devrait le savoir, vu qu'elle avait le culot de parler de régime alimentaire. Il y avait un ou deux "i" sur lesquelles Rage devrait mettre les points. Croyait-elle que sa petite hache allait la protéger? Croyait-elle que Cold avait besoin de soin pour se réveiller? Elle était loin, si loin de la vérité. Mais si elle voulait aider son mangeur à guérir plus vite, pourquoi pas? Rage monta à son tour, lentement, mais sans problème. La force de sa nouvelle nature lui rendait bien des services.

A son tour, elle s'engage dans un étroit couloir, Chargée d'un poids mort. Une petit chambre, sur sa droite, elle ouvre la porte, se dirige vers la banquette et y dépose Cold avec la prudence nécessaire, revérifiant que le transport n'avait rien abimé de plus. Non rien, sauf ce sang qui séchait sur le front. Elle écarta quelques mèches de cheveux pâles pour vérifier. Une belle plaie, trauma crânien. Probablement une fissure. Mais pour ce qu'elle pouvait en effleurer du bout des doigts, rien n'était cassé. Ou si ça l'avait été, ce ne l'était plus. A quelle vitesse Cold se régénérait? Était-il devenu plus performants que les autres chimères avec les années? Bonne question! Peut-être qu'elle le lui demanderait, un jour. Loin de cette île.
Régime alimentaire... Les paroles de Cleo lui revinrent en tête. Cold était mort depuis belle lurette. La vieille carne, trop peu pour elle. Il ne deviat pas être comestible. Qui plus est, les femmes étaient indéniablement meilleures à son sens. Et Cold était plus fort, donc plus utiles que deux donzelles dont une folle et une en pleine crise de féminisme à tendances paranoïaque (quoique la tendance parano était justifiée, elle).

Des bruits de pas. Elle entend distinctement les pas de Lynn dans le couloir entrant dans une pièce, farfouillant probablement. Elle les entend si bien... Et la cheftaine pourrait faire ce qu'elle voulait, il n'en demeurait pas moins qu'il allait falloir qu'elle se calme, et surtout qu'elle comprenne un peu où elle était tombée. L'autre avait une excuse, elle n'était pas vraiment saine d'esprit. Mais Cleo, elle... Aucune excuse. Sauf celle de la naïveté. Mais dès qu'elle sera mise au parfum, elle allait bien devoir apprendre à se la jouer un peu plus prudence que sur la défensive-agressive. D'ailleurs, elle se détourna de la couche de Cold, sans prendre la peine de la couvrir. Elle avait été pompier autrefois, pas infirmière. Rage de dirigea vers la porte qu'elle rouvrit complètement, s'appuyant dans le cadre. Les deux rousses n'allaient sans doute pas tarder à se pointer pour jouer les faux bons samaritains. C'était étrange comme un être humain pouvait se montrer hypocrite. Quitte à ne pas aimer quelqu'un autant le laisser crever, non? Mais Cleo devait être de ceux qui croyaient encore en cette fable qu'était la bonté humaine. Elle attendit d'ailleurs qu'elle arriva vers elle pour lancer, sur un ton d'une telle banalité que sa voix aurait pu en paraître menaçante dans le son grave qu'elle avait naturellement.

"Il va falloir que je t'explique deux ou trois petites choses. Parce que si ce n'est pas cette petite île qui nous tue, tu risque de crever avant de mettre le pied sur une autre rive."

Non pas qu'elle allait l'achever trop vite, après tout sa priorité, c'était Anthea. Et il lui fallait un équipage le plus complet possible pour y parvenir. Mais Cold, lui, ne serait probablement pas aussi patient.
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Cleo Donovan
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Dim 10 Mai - 17:00

Rouge, c’est la couleur de son regard quand cette sale petite garce la regarde l’air de dire qu’elle lui mettrait bien sa main en travers de la figure pour avoir osé la déranger dans un moment aussi crucial que celui de la sieste du soir. Cleo ne recule pas d’un pas mais n’en est pas loin, essayant de lui tenir tête, comme elle a tenu tête face à ces deux cons de voleurs, entrés dans la boutique avec un tintement de cloche, arme à la main, main tremblante, et regard mi apeuré mi excité de leur premier casse. Le souvenir la déchire et elle a une moue boudeuse, presque mauvaise, un peu dégoûtée tandis qu’elle parait soudain froide, distante. Qu’elle aille se faire foutre avec son regard colérique, elle ne baissera certainement pas les yeux, ne pliera pas devant la menace implicite. Elle lui a demandé quelque chose, et elle attend bien de Lynn qu’elle lui donne un coup de main, à elle, à eux tous, qu’elle bouge son petit cul tout frais sortit de l’adolescence rebelle et un brin attardé histoire d’aller choper cette putain de trousse de secours. Mais l’autre grogne, l’autre rechigne, l’autre parle comme une de ces adolescentes américaines, retroussant leur mini-jupe, en mâchonnant leur chewing-gum comme si leur vie, ou bien leur sexualité, en dépendait. Tu t’entraîneras pour le french kiss une autre fois ma jolie, pense-t-elle avec aigreur.

- C’est peut-être pas ton bateau mais tu as certainement mieux à faire que roupiller dans ton coin. On a besoin de matos pour remettre l’autre d’aplomb histoire qu’il nous donne un coup pour remettre à l’eau ce fucking yacht de milliardaire. Alors tu remballes tes fantasmes de princesse et tu. te. bouges. La sieste attendra.


Et voilà c'est dit.
C'est fait.

Cleo n’est pourtant pas contre le fait de prendre un peu de repos mais elle se braque, se drape dans sa dignité de petite cheftaine qui n’en a pas l’air pour la mater, cette sale gamine, cette petite peste pour ne pas dire autre chose. Ce n’est pas elle qui prendra ses aises et qui regardera les autres remettre ce foutu yacht à flot en paressant sur son canapé. Quand elle voit cette fille, elle repense à toutes celles dans les couloirs de son lycée qui envoyait des textos à leur amoureux du jour tout en vidant de l’autre main le compte de leur parent en commandant des fringues sur des sites de marque ou bien en programmant des teufs géniales. Cleo n’avait jamais été du genre à profiter de son adolescence comme les autres, ce qui ne lui donnait évidemment pas le droit de donner des leçons aux autres, mais cela ne l’empêchait pas de critiquer, de persifler dans ses propres oreilles des insultes à l’égard de cette sale gamine totalement lunatique qui se décidait enfin à se lever pour aller chercher ce qu’elle lui avait demandé. Il était temps vraiment, et elle-même commença à fouiller la pièce, attrapant une bouteille d’alcool ce qui pourrait servir de désinfectant provisoire, ainsi qu’une paire de ciseau. Elle n’était pas sûre de vouloir recoudre la peau de l’autre imbécile de service, mais cela servirait toujours à déchirer proprement les bandages dont on entourerait sa sale tronche de macho man.

Et tant pis si Lynn a l’air aussi motivée qu’un adolescent analphabète ayant passé une nuit blanche à boire des bières à deux heures de son examen trimestriel. Ce qui comptait c’était les sons qui provenaient de la cabine de toilette, le choc agréable des mains qui cherchent et trouvent, avant que quelque chose ne se brise. Elle ne s’en inquiéta pas non, fixant d’un air pensif la bouteille d’alcool qu’elle tenait toujours dans ses mains. Une petite lampée ne lui ferait pas de mal, à elle la chic fille tout bien comme il faut qui n’aimait pas vraiment la bière ou bien le vin. Elle laissa son index effleurer le bouchon, trépignant sur place sans s’en rendre compte, à deux doigts de rompre l’accord tacite qui avait été signé entre son inconscient et son foi quand la jeune femme revint dans la pièce. Cleo l’aperçu seulement du coin de l’œil, manquant de sursauter d’un air coupable en éloignant vivement ses doigts du bouchon, s’offrant pour quelques secondes la possibilité de retrouver son calme apparent avant de lui faire face. Malheureusement pour elle, ces quelques secondes ne suffirent pas à lui faire garder son calme quand elle remarqua le sang parsemant la chevelure de Lynn qui tenait à la main ce qui pouvait bien ressembler, hallelujah, à une trousse de secours.

Tiens, c'est peut-être pas ça mais ca va aider.

C’est pas vraiment quelque chose qui se remarque au premier abord, vous dira-t-elle par la suite, à vous la petite voix qui grignote encore son cerveau, poursuivant une course dont elle a oublié l’enjeu. Ses cheveux sont roux donc ce n’est pas si simple de distinguer le sang qui commence à former des croûtes pas vraiment appétissantes, pas au sommet de son crâne, mais là, juste au dessus du front. Cleo fixe ça, inspire une grande goulée d’air, ne s’étant pas rendu compte que pendant ce court instant elle est restée en apnée, réflexe salutaire qui aura épargné les oreilles de Lynn d’un hurlement aussi tragique que comique, un peu effrayé mais surtout rageur. Un réflexe qui commence doucement à céder sur la colère qui monte, comme la moutarde de ces délicieux hot dog près du port qu’elle s’achète parfois en compagnie de Matthew, son Matthew son futur mari bordel, quand ils se font un petit dimanche organisé en ballade et en baisers volés. C’est le genre d’image qui font péter le bouchon, pas à la manière d’un bouchon de champagne, ça serait bien trop bref, mais comme celui d’une flasque de whisky, que l’on dévisse pour relâcher la pression. Un putain de réacteur nucléaire se dit elle avant d’ouvrir la bouche et de murmurer:

- Tu te crois maligne ?


Penser à arracher la trousse de secours de ses mains.
Penser à la gifler de toutes ses forces.

- Tu crois qu’on a pas assez d’un inconscient sur les draps pour que tu en remettes une couche en te massacrant volontairement contre les murs ?


Penser à la prendre par les épaules pour la secouer une bonne fois pour toute.
La secouer jusqu’à lui arracher sa sale tronche de gamine de ses foutues épaules.

Elle serre les dents, ravale la colère et s’approche de deux pas, sans un regard, pas un coup d’œil sur sa chevelure. Qu’elle fasse ce qu’elle veule, qu’elle aille crever dans un coin. Là ça commence tout juste à faire un petit peu trop pour elle. Elle arrache la trousse de secours des mains, évite de la bousculer d’un coup d’épaule pour l’envoyer valdinguer contre un mur, la bouche entrouverte sur une respiration plus folle, plus paniquée. Cleo ne pense à rien d’autres qu’à la blessure de cette sale petite garce. Si elle a une commotion cérébrale dans les minutes qui suivent, elle se démerdera avec sa propre cervelle. Elle n’allait pas jouer les médecins de bord pour soigner cet équipage de dégénérés ! Elle ferme les yeux, se décide à rejoindre la féline qui attend près de la porte, la trousse pendant au bout de son bras comme un poids mort, la dérangeant à chaque pas. A deux doigts, de whisky ou de n’importe quoi, d’imploser, d’exploser dans une gerbe de sang, une vague de larmes, elle entend à peine la voix de cette femme au visage de chat qui d’un ton calme qui ne cache pourtant rien de la menace, se décide à en rajouter une couche pour parfaire le tout, les bras croisés, et le regard or posé sur elle, elle la petite Cleo qui ne sait plus quoi faire, qui doit trop en faire.

"Il va falloir que je t'explique deux ou trois petites choses. Parce que si ce n'est pas cette petite île qui nous tue, tu risque de crever avant de mettre le pied sur une autre rive."


Elle s’arrête, elle laisse ses dents la mordre, juste un peu plus fort.
Avant qu’elle ne se tourne, qu’elle ne la regarde dans un flou artistique.

- Oui bien sûr, et c’est toi qui me tueras je suppose ? Ou bien un monstre ignoble sortit… sortit de l’eau hm ? Ce monde est une espèce de prémices de l’enfer et je dois oublier tout espoir de revoir les gens que j’aime ? Tu vas m’expliquer quoi Rage ? Comment garder mon calme ? Comment agir avec sagesse et prudence pour survivre ? C’est toi le guide touristique de tout ce merdier ?


Le choc sourd de la trousse de secours qu’elle envoie chier contre le mur.
La peur et la colère et l’incompréhension qui noie étouffe et broie le désespoir.

- Okay Rage, je vais t’écouter me donner une petite leçon puisque cet endroit a l’air ton terrain de chasse. J’en ai sans doute bien besoin, parce que ça m’aidera à comprendre et peut-être à me sortir de ce merdier un peu plus vite. Mais j’aimerais d’abord que l’on m’explique POURQUOI on a un yacht planté au milieu d’un île, un mec au teint blafard inconscient et une tarée qui vient d'exploser sa propre tronche contre un mur… ou un miroir. Les bêtes elles sont pas encore là, et pour l’instant c’est VRAIMENT pas ma priorité.


Elle veut juste revoir Matthew, juste le revoir. C’est peut-être con de rêver simplement que votre fiancé vous prenne dans ses bras, mais c’est son rêve à elle. Non plus qu’un rêve, un espoir et elle ne risque pas de le décrocher du sommet de ses priorités à moins qu’on ne la foute vraiment plus bas que terre. Si cette femme veut la menacer en lui racontant les mille et une histoire horriblement horribles de cet endroit à la con qu’elle le fasse. Cleo est là prête à tout entendre, sans crier, sans s’énerver, sans user de « non » et de « je n’y crois pas ». S’il y a des monstres, et bien il y aura des monstres. S’il y a d’autres emmerdes, il y aura d’autres emmerdes. S’il y a les crocs de cette nana sur sa gorge, ils n’y resteront pas longtemps, pas sans qu’elle se débatte en tout cas. Elle est prête à avaler n’importe quoi, maintenant que la voix ait trouvé sa place tout au fond de sa crâne et qu’elle murmure qu’elle est la toute première, la balle meurtrière, celle qui l’a transpercé, qui a transpercé son père, et qui transpercera encore bien d’autres crânes. Elle veut bien tout entendre du moment qu’on la laisse serrer les poings et se révolter. Parce que c’est tout ce qui lui reste et que si elle doit attacher une corde à la proue de ce yacht pour rejoindre son rêve idiot de jeune fille amoureuse pour le tirer à main nue, et bien elle essaiera, à défaut de pouvoir y arriver.

Je suis la cheftaine du bande de boy scout et tout fout le con. J’aimerais écrire une lettre de réclamation parce que la bible n’a jamais dit que le purgatoire ressemblerait à ça. Mais si c’est le purgatoire alors il n’y aura pas de non retour mais elle veut juste retourner en bas, là bas, vers le nord le sud l’est ou l’ouest elle en sait rien, mais retourner là bas dans son petit chez soi, quitte à mettre la clé sous la porte. Elle avait vraiment rien ce soir là dans sa caisse, il n’y avait même pas de caisse de toute façon. Elle avait juste son courage mais aussi sa connerie de rester plantée là debout pendant que ça canardait. Le premier réflexe c’est de s’abriter mais elle a choisit de croire en une illusion en voyant ce flingue et ce beau costume de policier. Alors ma chérie tu as fais des rêves cochons ce matin ? Dans sa tête la balle s’échauffe et devient rouge, en alerte, parce que maman chérie n’est pas si adorable et que tu devrais commencer à penser à quelque chose de plus concret, même posée là dans un monde qui ne peut qu’être imaginaire bon sang. Elle ne sait plus croire, mais ne croit que ce que voit, mais être prête à écouter les histoires de la dame chat. Ca sera toujours ça à raconter à Zoe…

Elle a plus l’air calme, ni humaine, ni rien du tout.
C’est juste des pas juste des j’ycomprendsrienqu’est-cequejedoisfaire? La fin n’est pas très concluante.
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Lynn Lenra
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MessageSujet: Re: [ Îlot n°5 ] Cleo, Lynn, Cold, Soledad et Llugh   Mer 13 Mai - 15:40

Lynn sortait tout juste de sa salle de bain, trop petite à son goût, elle venait tout juste de filer à Cléo cette boite ornée d'une croix rouge, et elle croisait le regard de Rage adossée à l'encadrement d'une pièce. Le salon peut-être? A vrai dire pas facile de se souvenir, là elle est mais complètement dans le gaz la Lynn. C'est pas qu'une plaquette entière d'anti-douleurs ça vous assomme comme rien, enfin, elle y est habituée mais çà fait toujours son petit effet. Puis d'ailleurs parlons en de cet effet, quel pur délice. Finit la douleur, finit les emmerdes, on est une grosse masse gazeuse qui a oublié le sens du touché pour rester coincée comme sous un océan de teintes mauves.
Cléo s'approche et semble énervée, peut-être, elle est si lointaine, ah, que c'est bon d'être ainsi à l'écart, le couloir s'allonge, les deux autres s'éloignent sans bouger les pieds. Autant, tantôt, elle se sentait à l’étroit coincée entre quatre murs, autant, maintenant, elle se sent si légère qu’elle prend peur de s’envoler tout en haut dans le ciel. Elle ne prête pas attention à la lueur de colère des yeux devant elle, totalement déphasée, elle ne tient sur ses pieds que par un miraculeux équilibre qu’elle se décide à briser.

Elle se meut au ralenti, faisant à attention à chacun de ses gestes comme si on avait mit la vidéo en « slow-motion », elle place un pied devant l’autre, balade son regard avec toute l’attention du monde et tout l’émerveillement impossible pour les gens plein de bon sens. Comme si chaque seconde écoulée faisait que le couloir s’allongeait, comme si les choses autour voulaient faire durer le plaisir qu’elle éprouve à rejoindre Morphée, oui Morphée qui a prit la forme d’un canapé au milieu d’un pont, sur un yacht de luxe. Ce même canapé qui s’éloigne à chaque instant mais tant pis, rien à faire, il est là et il l’appelle. Ô quelle douceur que l’irréel, ces coussins si moelleux qui lui tendent les bras avec un sourire aux dents parfaites, et cet accoudoir qui se tord et ondule de manière à lui donner encore plus envie d’y poser la tête, ô que c’est tentant.
Maligne? Calmée: oui. Maligne: rien n'est moins sûr. Le regards bleu et vague de la petite droguée se figea en un instant sur celui de l'autre rousse. Elle resta une moment en suspends, ayant rompu tout contact avec le temps, le temps de réaliser, le temps que l'autre puisse lui assener une autre phrase. Ces phrases étaient comme des gifles reçues de plein fouet. Elle se trouvait en face de la réalité, vlan! D'un seul coup, comme si le magicien avait claqué des doigts, elle vient d'apparaitre devant une foules de gens éberlués. Son monde s'écroule elle ne veux pas en sortir, non, NON! Elle le savait qu'il ne fallait pas s'attaquer au miroir, elle le sait! Elle savait qu'il ne faut pas se faire mal, elle le sait! Mais c'est plus fort qu'elle! Quand elle voit cette personne en face d'elle elle ne pense qu'à la détruire, ce crétin de reflets qui ne cesse de la narguer depuis tout ce temps. Saloperies de glaces!

Le calme qui était devenu bien-être se change maintenant en peur, une peur effroyable, invivable. Ses yeux s'écarquillent à ne sortir de ses orbites, son souffle accélère, son pouls aussi rien n'est plus simple tout n'est que crainte et horreur. Et c'est là que soudain elle vit les deux jeune femmes non pas comme des personnes autres, normales mais, comme des créatures d'un tout autres monde. Un monde qui tente de détruire le sien, celui qu'elle a mit des années à créer. Elle en attrape mal au cœur, il est sur le point d'exploser, elle aussi, sa tête, ses tripes, tout! Sa respiration lui brûle la gorge et les poumons, elle a beau inspirer et expirer à toute allure ses poumons sont vides comme sa case bon-sens.


Non, non, NOON !!!!!

Non qu'elle n'est pas maligne, non qu'elle n'est pas normale, non! Elle n'est qu'une sale tarée complètement givrée que tout le monde hait! Les docteurs qui l'on abandonnée, les aides-soignants qui se fichent d'elle et parfois la frappent, les infirmières qui médisent dans son dos, tous! Tous ils la haïssent elle le sait, elle n'est qu'une sale monstre de foire qui n'a même pas de succès. Rien qu'un détritus laissé à l'abandon dans une clinique perdue!On l'aurait virée de là depuis des lustres s'il n'y avait pas le testaments de l'autre crétin. Un crétin oui, le seul crétin qui l'ai comprise un minimum, ce même crétin qui l'a tout autant abandonnée alors qu'elle n'avait que 15 ans! Il l'a abandonné alors qu'elle n'était encore qu'une gamine, merde! Toutes ces images qui apparaissent dans sa tête ravivent le mal de crâne insupportable qu'elle avait eu tant de mal à vaincre, ses mains attrapent ce crâne qui la fait souffrir, ses ongles s'enfoncent dans la chaire malgré le bandage qui la serrait pas endroits. Elle crie, elle hurle même son désarroi. Elle n'est rien du tout, elle a beau essayer de se tenir elle n'y peut rien. Tout le monde la hait, même elle même se hait. A quoi bon s'acharner? Mais sans courage il n'y a rien a faire, dans son monde elle réussissait à vivre, non... survivre. ici n'est ne peut même pas tenir tête. Elle est détraquée depuis toujours, elle ne s'est pas choisie! Si elle avait put se modeler elle se serait fait brune aux yeux verts, normale, d'environ 1m65, normale, d'un caractère docile, normale, dans une famille ni riche ni pauvre, normale. Oui elle se serait faite de la banalité la plus totale sans rien demander à la vie! Elle se fout d'être belle, elle se fout de l'argent, elle se fout d'être bien vue, elle veut s'effacer tout simplement.

Elle crie un "non" remplit de peur et de supplique...
Elle crie pendant ce qui lui semble une éternité...
Elle crie à s'en déchirer la gorge...
Elle crie pas plus de 10 secondes...
Elle crie s'enfuir de cette réalité ci...
Elle crie et fond un fusible de plus, notre petite déviante...

Non, non, non! Elle pourrait se le répéter encore longuement ensserant à chaque fois un peu plus son crâne. Et elle entend à présent un silence lourd et interminable peser sur elle. Sa vue se brouille et ses yeux lui piquent, le viasge dirigé au sol et ses cheveux cachant sa face, elle se crie intérieurement que non, elle n'est pas maligne, que oui, elle n'est qu'une sale écervelée. Sa respiration seule casse le trou sonore, ce souffle cassé, ce souffle rapide, le même que Lynn avait avant de gueuler comme cette timbrée qu'elle est.
Cette fille en face, elle semblait simple au début, à son arrivée elle semblait désorientée comme les gens normaux, elle avait l'attitude d'une fille comme les autres. Sûrement qu'elle est une jeune mariée employée dans une petite firme comme une autre. Sûrement qu'elle, elle a déjà aimé les plaisirs simples. Sûrement qu'elle a de quoi s'activer en journée. Sûrement, qu'elle ne se rend pas compte de cette chance là. C'est pas si simple pour une dégénérée mentale de se retenir d'envoyer son poing dans la face de quelqu'un, c'est si dur de stopper net une habitude aussi forte, une obligation. Et c'est cette personne représentant la "norme" qui vient tout juste de la massacrer... Le gens normaux sont cruels, ils sont complètements idiots.

Les gens ne se rendent pas compte de leurs chance, et ils se blessent mutuellement pour des choses futiles. Et là c'est la dingue qui voit son idéal voler en éclats, on a ouvert la boite de Pandore, l'Homme a découverts ses vices, l'Homme normal n'est plus du tout parfait. Elle était aveuglée et mainteant elle voit clairement chaque défaut de cette fille, elle est "normale". Ce que Lynn n'avait pas compris c'est que dans la clinique, les employés aussi sont "normaux". Et là, sans lever les yeux, immobile depuis le plus court des instants, elle ne peut voir que le visage qui la hante depuis longtemps. Elle l'avait oublié celui-là.

Elle a perdu toute ses illusions, toutes ses accroches, elle déteste cette réalité, son monde à elle était beaucoup mieux. Les yeux toujours humides et un regard vide se porta un millième de secondes sur la cause de ses désillusions, de sa chute. Tout ce qu'elle trouve à faire c'est courir, couriir jusqu'au bout du couloir et tourner le plus vite possible en chemin l'eau qui brouyait sa vision, s'échappe, elle fuit cette réalité, elle fuit des poursuivants inéxistants. Elle monte une volée de marche et cherche un endroit où elles ne viendraient pas la tourmenter, elle passe par une fenêtre, elle se glisse grâce à se souplesse et sa maigreur. Et va se réfugier sur le toit et ne compte pas bouger de là.

Elle s'était roulée en boule, assise sur le sol froid et dur du toit et fixait un point dans le vide de ce regard morne et perdu. Les souvenirs continuaient de l'assaillirent mais elle les ignorait autant qu'elle pouvait tout en prêtant l'oreille à chaque sonorité. L'autre était toujours à cran et bavardait avec la féline de choses que l'écervelée ne peut savoir, de chose qu'elle ne veut savoir.
Après un petit moment elle guetta le silence et dans un mouvement se rapella l'objet qu'elle avait trouvé en fouillant les chambres. Il était là, toujours au fond de sa poche, tranquille, simple, inanimé. Elle glissa sa mains dans sa poche et la ressortit, fermé sur cet objet qui avait allumé son regard la première fois. Peut-être qu'il pourra reproduire un effet pareil, son poing s'ouvrir doucement sur la petite boite à musique. Un mécanisme simpliste entièrement visible, la manivelle est reliée à des rouages qui actionnent un tube avec des pointes dépassantes qui font vibrer des tiges de fer.

Elle tendit une fois de plus l'oreille, puis se mit à tourner timidement la manivelle, le support métallique étant coincé par la peau de sa main, le volume de la mélodie est amoindrit. La mélodie se joue timidement entre ses doigts, au début le rythme n'est pas correcte mais après quelques tours elle le corrige, lentement, et c'est un son inconnu à ses oreilles qui les emplit, qui apaise son esprit.

C'est la vie en rose qui meuble le silence de la nuit en noir.
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