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 Bereshit Voronwë

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Voronwë
Nouvel arrivant
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Nombre de messages : 4
Date d'inscription : 21/06/2009

MessageSujet: Bereshit Voronwë   Dim 21 Juin - 22:06

Au Commencement, Elle arracha de ses entrailles cette bête informe.
Il n’était que créature des ténèbres et Elle lui offrit l’Unique connaissance
Elle lui dit: Je te nomme Voronwë et tu seras Mon fils
Elle le vit ouvrir les yeux et fut satisfaite de son Œuvre
Ainsi il y eut la première créature en ce monde, et Elle vit que cela était mal. Elle s’en réjouit.
Elle dit: Que de ton visage arraché se déchire un sourire à faire trembler les cieux.
Du visage de Voronwë apparurent des pierres tombales, cruelle grimace d‘inhumanité. Et cela fut ainsi.
Elle caressa ce sourire de ses desseins et fit naître le chaos en son fils.
Elle dit: Que se dessine autour de ta squelettique face des lames acérées où les mains autrefois amies se blesseront sur la pointe. Et cela fut ainsi.
Elle lui offrit le faciès de la mort. Et Elle vit que cela était mal.
Puis Elle dit: Que ton corps soit un galop. Que tes sabots mitraillent la terre nourricière en des étincelles de feu. Que de tes narines soient exhalés du souffre et de malodorantes odeurs. Que fouettant l’air en un claquement sinistre ta queue soit un appel au silence pour les autres créatures de ce monde.
Alors le corps de Voronwë fut semblable au chien et au cheval . Et Elle vit que cela était mal.
Elle dit: Que tes pattes soient des épées. Que ta peau se farde de cendre. Tu seras à l’image de ta Mère et tous devront te craindre.
Tu seras Ma monture et ensemble nous chasserons. Ainsi cela fut fait.
Voronwë partit alors dans les montagnes. Il devint le Seigneur des pierres. Il se cacha à la vue de tous.
Elle tenta de le rappeler à lui. Mais Voronwë croisa son reflet. L’horreur qu’il lui inspira le fit fuir Sa créatrice.
Et Elle vit que cela était mal.

Elle le maudit, en disant: Et J’interdis les faciès heureux en ta présence. Que passe la chance. Que jamais ton visage n’inspire confiance. Toi le guide tu seras perdu au sein de ce territoire connu. Je te refuse l’ami et le frère. Je lancerais sur toi Mes plus semblables créatures. Et tu ne pourras que mourir sans jamais pouvoir Me quitter.
Elle vit tout ce qu’elle avait et voici, tout cela était très mal. Ainsi il y eut un galop dans les montagnes de ce monde.
Et Voronwë jamais plus ne descendit boire au sein de la Vallée.


Aimez vous votre Mère
Comme j’aime la mienne ?

Repose toi.



Du chaos naquit alors une étoile.
Et Voronwë posa un regard sur le monde.
De ses orbites où régnait le Néant apparu soudain la conscience.
Et Voronwë apprit la tristesse.
Il observa les créatures soumises à Elle.
Et il sut que ce qu’Elle faisait était mal.
Jamais pourtant il ne vint les rejoindre.
Longtemps il observa son reflet en se désignant.
Mais Voronwë jamais ne sut qu’il était laid.
Il n’eut d’ailleurs aucune appréciation sur son aspect.
Il n’était ni bon ni mauvais. Parfois il se savait haineux.
Et de sa course folle il tentait de se soustraire à l’appel du sang.
Voronwë ne comprit jamais qu’à la différence des Autres il avait le choix.
Il entendait leur chant. Les victorieuses plaintes dans le lointain.
Et Voronwë savait alors qu’une créature avait périt sous leurs crocs.
Il demeura dans les montagnes près de la mer de brume.
Et contempla longuement le ciel et la terre faisant l’amour.
Le spectacle le fascinait autant qu’il le terrifiait.
Et il se demanda si cela était Son œuvre.
Voronwë douta. Et de son cœur disparue alors la confiance qu’il avait placé en Elle.




Comme tu as déchue à ses yeux Ô Vallée. Voilà qu’il te fuit. Qu’il refuse même le nom d’Adversaire. Pareil à ce jour où il t’a déçu, il te maudit. Écoute Vallée le souffle erratique semblable à la brise glacée d’hiver. Il te hait. Entends-tu ? Voilà qu’il en appelle à Ta perte. Le fils ingrat. Tu l’as nommé et ainsi tu lui as donné conscience de ce qu’il était. Il n’est plus soumit à Ta décision. Et peut s’il le désire aller aider ceux de qui tu te joues. Maintenant tu sais à quel point ce que Tu créas était Mal.



Maman tu demeures à mes côtés
Laisse moi te dire que tu es la seule


Il les observa de loin.
Masse grouillante et stupide.
Ils se posèrent des questions.
Et ils changèrent.
Voronwë vit tout cela.
Comme d’autres se penchent sur une faille dans la toute puissance divine.
Ce n’était que les pièces d’un immense échiquier.
Mais longtemps ce ne fut pour lui qu’une scène de théâtre en vu de La divertir.
Quelque chose de divin et donc d’incompréhensible.
Son œuvre.

Le temps passa.
Et Voronwë fut affligé de les voir sans cesse combattre.
Cela ne pouvait que finir dans le sang.
Ils apparurent comme soumit à Son désir de mort.
Et les bêtes furent créées.
Et les bêtes eurent faim.

Pourtant jamais leurs querelles ne cessèrent.
Et du haut de ses montagnes il put savourer l’écœurant parfum du feu.
Trouves tu le spectacle plaisant ? Chuchota le vent.
Il continua sa route sans répondre.

Après le froid vint la pluie.
Et il enfonça ses lames dans le sol pour retenir sa course.
Quand résonna dans le soir un étrange appel.
Et la tempête vint.
Un nouveau jeu commença alors.
Voronwë piaffa imbécile et prit cela pour une offrande.
Cajoleuse et haineuse.
Mais dans le lointain il y eut une lumière.
Il tâcha de la fuir.
Il la détesta.

La mère en sourit sans comprendre que sa peur était Sienne.

La pluie recouvrit les flots.
L’eau ne tarda pas à se lancer à la conquête des montagnes.
Et de sa demeure Voronwë comprit alors qu’il fallait fuir.
Il galopa jusqu’aux cimes.
Il tâcha de rejoindre le ciel.
Il croyait presque en sa victoire quand le vacarme retentit.
La terre trembla.
Et il hennit de frayeur.
Il attendit l'aurore que la Faucheuse ait disparue.
Ce matin là il n’y eut que de l’eau.

Si cela était Son dessein, il ne le comprit pas.
Il ne vit que l’eau qui La recouvrait.
Et sans doute un instant pensa que c’était une victoire.
Mais il n’en fut rien.
Des abîmes il vit le nouveau visage de son frère.
Des bois jaillit le rire de son semblable.
L'écho funeste du troisième acheva de le terrifier.
Il entendit les plaintes des pions qui s’éveillaient à leur tour.
Alors Voronwë courba l’échine en demandant pourquoi.
Ce ne fut pas sa mère qui lui répondit.



Voilà bien longtemps que tu te caches dans ces montagnes.
Soumit à Elle, puis ignoré, tu n’as pas chercher à la décevoir.
Mais tu l’as maudit et je t’ai entendu.
Tu es Son fils et Sa monture.
Mais en te créant Elle t’a nommé.
Et de part ce nom tu peux te cabrer face à Elle.
Tu peux choisir ton cavalier.
Laisse les venir à toi.
Il est temps de donner une chance à la main qui t’approche d’être ton amie.




Et il sut que cela était bon.
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~Echo~
Narratrice mauvaise joueuse
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Nombre de messages : 59
Date d'inscription : 27/01/2009

MessageSujet: Re: Bereshit Voronwë   Sam 27 Juin - 1:03

Et le chaos fut.

Bon jeu, cher ami.
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Bereshit Voronwë
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