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 Terre !

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Tabissa
Pierrot the Clown - hystérique, moua?!
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Date d'inscription : 12/10/2007

MessageSujet: Terre !   Sam 18 Juil - 12:54

L’eau monte, vite, bien trop vite. Elle vient de partout, elle les enferme. C’est un étau qui se referme sur sa proie, un piège insaisissable qui coule entre vos doigts, fuit votre emprise mais peut vous détruire, peut vous détruire…Vous retenez votre respiration, vous bloquez l’arrivée d’air, tout disparaît, la seule chose vraie, la seule chose qui compte, c’est ces battements de cœur qui résonnent en vous. Les sentiments qui vous traversent sont assez étranges, vous avez déjà eu envie de mourir ? Là, vous avez envie de vivre, plus que jamais. Vous n’avez pas envie que votre cœur cesse de battre, une rage démesurée s’empare de vous, la rage de l’impuissance. Une rage immense, vous êtes persuadé qu’elle pourrait souffler la muraille de Chine en une rafale, la réduire en poussière, mais là sous l’eau, elle est vaine. Une puissance inutile qui vous embrouille le cerveau, et accélère le rythme des battements de votre cœur. C’est la panique : vous savez que vous allez manquer d’air… Le record de temps passé sous l’eau sans respirer est de 20 minutes, mais vous n’avez pas la capacité de concentration nécessaire pour ralentir votre cœur, vous calmer, vous immobiliser… Dans une minute tout au plus vous manquerez d’air. Vous cédez à la panique, votre cœur s’emballe, ce ne sont plus des palpitations, c’est votre cœur qui donne des coups de poings, qui crie à l’aide, comme le pauvre type coincé dans un ascenseur quand comble de malchance, l’alarme ne marche pas. Il frappe, il s’égosille. Vous avez besoin d’air, vous résistez encore trois secondes qui vous paraissent une éternité, vous vous ordonnez de ne pas inspirer, vous vous engueulez, vous savez que cela vous mènera à la mort. Mais vous êtes faible, vous êtes à bout et vous inspirez ! L’eau s’insinue dans vos poumons, vous étouffez. Vous êtes mort.

Tabissa reste figée, durant ces quelques secondes, le temps paraît s’étirer jusqu’à s’arrêter. Les grains de sable cessent de tomber dans la partie inférieure du sablier. C’est ce qu’aimerait l’Ombre, arrêter le temps pour s’accorder une longue réflexion. Que faire, comment, quelles seront les conséquences ? Mais l’eau monte… Le temps ne cesse de courir, c’est tout juste s’il n’accélère pas. Il a hâte de connaître la suite des évènements, quel choix… Il n’est plus temps de réfléchir, c’est trop tard, il faut agir. Comme un pantin elle s’exécute, Will tient les fils et la manipule à sa guise. Il ne s’en rend pas compte, ses gestes sont mécaniques, mais en trois pas parfaits il la conduit dans la baignoire. Elle se pose en douceur, maniée par une main de maître. C’est bon de n’être que corps sans conscience, marionnette dénuée de volonté, aucune responsabilité ne pèse, on se sent aussi léger qu’une plume, on se sent capable de sortir de son corps, de se contrôler. On se sent capable de mourir, si l’on s’ordonne de mourir, on est intimement convaincu que l’une des trois Parques se hâtera de couper le fil de notre vie.

Coulera, coulera pas, l’Ombre ne se pose même pas la question. On appelle cela faire de l’ataraxie, comme quoi même le cerveau d’une Ombre a pour unique but de préserver sa santé morale, ce qu’il croit être sa « santé » morale. Il fabrique instantanément un bouclier qui pare les coups, jusqu’à ce qu’il cède, tombe en poussière, et c’est le déluge, un déluge de réalité qui déferle sur votre âme. Vous êtes piétiné, maltraité par les eaux comme si vous n’étiez qu’un vulgaire bout de bois. Vous n’êtes vraiment pas beau à voir quand les eaux se retirent, tout le monde pense en son for intérieur qu’il aurait été plus juste que vous trépassiez, mais personne n’ose le proférer à haute voix. Qui sait de quoi est capable un bout de bois mutilé…

* Il faut se diriger vers le Soleil… Des insectes attirés par la lumière. Mais les hommes ont la folie des grandeurs, ils ne veulent pas se brûler les ailes sur une ridicule ampoule de 50 watts. Ils se veulent un seconde Icare, le seul feu digne de consumer leurs ailes appartient à l’astre solaire. Pauvres bêtes à l’ego démesuré, si j’étais le Soleil je vous rirai au nez. Si j’étais le Soleil je cesserais de briller pour des âmes si indignes, je me réduirais jusqu’à n’être plus qu’une flamme de bougie et je laisserais une éternelle nuit d’encre envelopper cette chère Terre. Vous l’aurez bien mérité ! *

La baignoire s’arrête. Elle n’a pas coulé et ils sont échoués contre une lande de sable noire. Terre. Elle attrape une poignée de sable, elle écarte les doigts, espérant qu’il coulera entre, insaisissable. Mais il est humide, il reste collé à ses doigts, formant de petits paquets. Un flash traverse son esprit, une image fugitive, un instant agréable… Un soleil de midi qui lui brûle la peau sur une plage de sable fin, les embruns de la mer la rafraîchissent, apaisent la brûlure, elle reste là étendue, noyant ses pensées dans l’odeur de la mer. Cette odeur salée, vaguement écœurante mélangée à celle des algues. L’Ombre fuit ces souvenirs, ils sont comme des milliers de lames plantés dans son corps. Quand une image ressurgit, la lame remue, déchire la chair, et elle saigne, elle souffre. Pas une douleur continue, on supporte une douleur continue, on peut l’oublier. On ne peut pas ignorer cette douleur lancinante et traître qui disparaît une seconde pour mieux vous déchirer la seconde d’après.

Tabissa passe une jambe au dessus de la baignoire et pose un pied par terre. Elle s’enfonce, le sol est gluant. Elle frissonne. Elle se sent perdue, 60 ans dans la neige, puis c’est l’automne, le printemps, le déluge qui se succèdent à une vitesse phénoménale. Il ne subsiste aucun repère, elle-même est redevenue humaine, puis Ombre. Aucune constance. Elle titube sur la plage, elle veut trouver un abri, être seule. Les autres feront ce qu’ils veulent, qu’ils aillent en Enfer, s’ils n’y sont pas déjà.

* Faible…
Comme un enfant qui vient au monde, encore relié à sa mère par le cordon ombilical. J’aimerais pouvoir reconstruire ce lien avec ma mère, et m’abandonner à cette salope. L’obliger à me nourrir, s’occuper de moi. Elle me doit au moins ça. Cela ne lui permettrait même pas de se racheter. Rien, rien ne lui permettrait de se racheter.
Aujourd’hui tu es morte n’est ce pas ?
Tu ne le mérites même pas. Tu mérites mille fois d’être ici à ma place, d’y rester pour l’éternité. De devenir une chimère, tu mérites le mépris, tu…

C’est inutile, je me parle à moi-même. *
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Scott Hawkins
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MessageSujet: Re: Terre !   Ven 7 Aoû - 20:54

Ça tourne... Inlassablement comme dans un manège lancé à trop grande vitesse. J'ai l'impression d'être dans une tornade, un cyclone de lumière... Je vois des images, puis d'autres, je n'arrive pas à fixer mon regard sur quelque chose, je n'arrive pas à comprendre ce qui défile sous mes yeux. Toutefois, je sais une chose, c'est que je ne suis pas réveillé. Enfin, pas réveillé dans la Vallée... Car si elle n'a rien de réel, elle l'est beaucoup plus que ce que je vois maintenant. Une idée me traverse, elle me fait sourire tant l'ironie est intéressante... Tomber dans le coma à l'intérieur de la vallée... En voilà une idée qu'elle est bonne, non ? Puis cela m'échappe, ça n'a pas d'importance, l'état dans lequel je suis ne m'intéresse pas, je veux en sortir, je sais que ce n'est pas la réalité. Je me débats, vainement cela va sans dire, je ne sais pas où je suis, mais je tente de penser à autre chose, de fixer mes idées mais tout tourne encore plus vite, j'ai l'impression de tomber dans un vortex de lumière. Une chute infinie dans un tourbillon d'images... Puis, d'un coup, tout s'arrête. La chute, le défilement, tout. Une seule image reste, face à moi...

Mary...

Elle était là, devant moi... Avec ce sourire que je lui connaissais si bien... Celui qu'elle me réservait quand nous étions seuls tous les deux. Elle n'était pas loin, juste à côté de moi, son magnifique regard plongé dans le mien. Pourtant je savais que ça ne pouvait pas être elle... Elle ressemblait beaucoup trop à l'image que j'avais d'elle, au souvenir qu'il me restait d'elle depuis que j'étais ici bas. Avec le temps maintenant, elle devait avoir changé, et peut-être même qu'elle ne me réservait plus ce sourire si spécial qu'elle affichait en ce moment même devant moi. Mais, après tout, qu'importe ? Pourquoi se priver d'un peu de bonheur même irréel ? Je ne compte pas m'y complaire, mais juste lui sourire. Juste m'enivrer un peu de ce souvenir dont, au final, je savais que j'avais grand besoin.

Je m'approche un peu, encore un peu désorienté par mon expérience passée et elle ne cesse de me sourire. J'avance encore, et j'ai l'impression qu'elle m'ouvre ses bras, qu'elle m'invite à la rejoindre comme pour m'accueillir au sein d'un sanctuaire qu'elle est le seul à connaître, un sanctuaire où plus rien ne m'atteins, ou je vis tranquillement, sereinement tout ce qu'il peut m'arriver. Je crois que je ne résiste pas, je l'enlace tendrement, comme si c'était elle, même si je sais que ce n'est pas le cas. J'ai besoin de me laisser aller, pour ne pas craquer, pour continuer à y croire, croire que je reviendrais un jour peut-être là où elle m'attends. Revenir pour revivre avec elle, chaque nouveau jour, à deux. Je crois que je commence à oublier un peu... Oublier la vallée, l'ilôt, mes compagnons d'infortune... L'eau qui monte... Notre tentative désespérée de monter dans cette baignoire dont on ne sait même pas si elle va flotter, même avec le bouchon que je tiens dans les mains... Mais, là... Je m'en fiche.

Je ne sais pas combien de temps cela dure, mais je suis bien... Je sais que c'est irréel, je sais que je me fais plus de mal que de bien, mais ça m'est égal. J'ai l'impression de sentir la douceur de sa peau contre la mienne. Puis tout s'estompe doucement, tout redevient flou, noir... Je crois que je reviens à moi, mais je n'en suis pas sûr. Dans le néant de l'ombre, je sens quelque chose de mou et d'humide contre mon dos, mes pieds trempent dans quelque chose de froid, ça doit être de l'eau. Doucement, je tente de découvrir sur quoi je suis couché, mes mains tâtent, cherchent et s'enfoncent dans quelque chose de mou, de granuleux... Je reconnais cette sensation...C'est du sable mouillé et donc de l'eau qui se trouve à mes pieds.

J'émerge lentement, je ne sais pas vraiment si j'ai envie d'ouvrir les yeux, mais tout à l'air calme... Pas un son, presque pas un bruit, si ce n'est peut-être un léger bruissement de vent. Puis je me souviens... L'eau qui monte... L'îlot qui se rétrécie... La baignoire... Will...Tabissa... Et... Comment c'était déjà ?... Oh et puis qu'elle importance... Je me souviens que j'ai du perdre connaissance dans la baignoire, apparemment nous avons échoués quelque part, ou alors on m'a jeté à l'eau et je suis tout seul, dans tous les cas j'ai l'impression de m'en être sorti. J'hésite à ouvrir les yeux, à découvrir quel est l'enfer dans lequel j'ai atterri, car, dans la vallée, on ne quitte un enfer, que pour en rejoindre un autre...

Mary...Tu me manques...
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Willow Fischer
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MessageSujet: Re: Terre !   Sam 8 Aoû - 16:01

Impatient de nature, Willow eut l’impression que le voyage prenait des siècles et il ne tarda pas à montrer son mécontentement en soupirant d’une manière sans équivoque. Sur l’ordinateur, les traversées ne duraient jamais des heures histoire de laisser toute la place à l’action. Il en était venu à souhaiter l’apparition d’un monstre quand son regard glissa sur ses compagnons de fortune. Tabissa avait l’air totalement à l’Ouest mais ce n’était rien comparé à Scott. Quant à Tom… Ils avaient embarqué bon gré mal gré, sans qu’aucune dispute n’éclate. Willow ressentait une légère fierté à l’idée d’avoir prit la tête du groupe sans que personne ne s’y oppose mais il n’était pas assez con pour ne pas mettre cela sur le compte de l’urgence de la situation. C’était un miracle que l’embarcation n’ait pas chaviré et machinalement, il croisa les doigts pour que cela continue jusqu’à leur arrivée. Quatre personnes pour une baignoire aussi fragile, ça avait tendance à le rendre un peu nerveux mais il oublia tout cela bien vite. Après tout, ce n’était pas vraiment la réalité et on pouvait faire quelques entorses à la logique. L’important était de gagner le niveau suivant.

Accroupi dans la baignoire, remerciant pour une fois le ciel de lui avoir donné un corps si maigre qu’il pouvait sans peine se tasser dans le fond, il fixa l’eau d’un air absent. Que faisait sa mère à cet instant ? Et son petit frère ? Willow aurait aimé avoir la possibilité de les revoir, juste une fois. Cela se passait souvent dans les films. L’eau devenait soudain un écran entre la réalité et le paradis et on pouvait glisser quelques messages d’adieu à sa famille. Mais il se sentait capable de fondre en larmes à la simple vu de la table de la cuisine, ce qui aurait nuit à son image de leader. Alors il souhaita en silence de ne pas trop leur manquer. Willow refusait de s’attarder sur ses propres sentiments. Il était très bien ici, il avait une mission à mener et plus de mère pour le réveiller à 7h du matin histoire de l’envoyer se faire foutre au bahut. Se sentant sombrer dans une légère mélancolie, il s’ébroua vivement. Il devait trouver à s’occuper, et vite sinon son mental en prendrait un sacré coup. Dans certains jeux, l’état psychologique du personnage comptait tout autant que le physique. Autant prendre ses précautions. Mais il ne s’attendait sans doute pas à recevoir une aide de Scott.

Ce dernier s’approcha, un léger sourire aux lèvres, les yeux clos, et vint doucement l’enlacer tendrement. Alerte ! Alerte ! Mentalement, il se rappela un épisode de Tintin où le capitaine Hadock confondait le journaliste avec une bouteille de champagne. Mais ils n’étaient pas dans le désert, et si Scott continuait ainsi, le lycéen ne tarderait pas à le lui faire comprendre via un plongeant forcé dans le lac. En attendant, il se contenta de rougir, bafouillant légèrement sans pour autant oser le repousser. Est-ce que le surfer de ces dames faisait une crise de somnambulisme ou délirait-il simplement ? Inutile en tout cas d’attendre une aide de la part des deux autres. Grinçant les dents, merde ce con là le serrait contre lui comme il l’aurait fait avec sa gonzesse, Willow tâcha de le repousser avec le plus de douceur possible, histoire d’éviter une quelconque crise. C’était pas le moment que beach boy leur pète un câble alors qu’ils étaient en plein milieu d’un pseudo océan non salé. Par chance, Scott se laissa faire et la baignoire continua son petit bonhomme de chemin sans autre incident de parcours. Willow demeura tout de même méfiant.

Et puis, tout s’arrêta. La nuit, trop profonde, les avait empêché d’apercevoir la plage et Willow cligna des yeux, se rendant compte qu’il en avait profité pour piquer un petit somme. Il écouta le ressac sur la grève, inspira longuement l’air frais du soir, quoique l’aube devait approcher à grands pas, et laissa une main effleurer le sable. Humide. Mais une terre. Une terre !!! Fou de joie, et poussant un hurlement à réveiller les morts, il se releva en vitesse pour quitter la baignoire. Le blond regretterait sans doute plus tard cet acte complètement inconscient, fou qu’il était de revenir sur quelque chose de solide. Et puis merde, ça y était, ils étaient au niveau deux ! Willow se retint à grande peine de se jeter à genoux pour embrasser le sol, se contentant de gambader gaiement sur la plage sans trop s’éloigner de la baignoire, enfin tout du moins l’espérait-il. Les yeux plissés, il s’arrêta soudain en tentant de discerner quelque chose parmi les ombres. Où diable avaient-ils atterrit ? Une contrée lointaine peuplée d’Orque cruel qu’il lui faudrait combattre. Enfin avant toute chose, trouver des armes, et se ravitailler. C’est pas tout ça, mais il commençait à avoir la dalle.

Sauf que… Willow étant un crétin finit, il se rendit à peine compte que le sol était entrain de se dérober sous ses pieds. Ce qu’il avait prit pour du sable humide était en vérité une zone qui pouvait se révéler mortelle pour les imprudents. Et ça, Willow l’était totalement. Pestant contre ses pompes qui lui avaient quand même coûté "un bras" et qui étaient dorénavant "foutues bordel de merde", il tenta de s’arracher machinalement au sol. Mais en s’extrayant, plus mal que bien, il ne parvint qu’à remuer le tout et se retrouva bien vite prisonnier jusqu’aux chevilles. Le comportement à adopter dans ce cas-là est une parfaite immobilité histoire de ralentir le sable, et, surtout, d’appeler au secours. Mais Willow était bien trop fier et beaucoup trop enjoué: il se contenta de râler et de pester en agitant vainement les bras. Le sable le prit à mi mollets. Dans un éclair de lucidité il se figea, les bras écartés, se rappelant sans doute un numéro perdu du National Geographic au fond d’un CDI poussiéreux, ainsi qu’un épisode de War of the Jungle. A moins que ça ne soit le deuxième volet de la Momie. Des sables mouvants. Un truc chiant quoi. Et mourir ainsi n’aurait pas été très sérieux pour un leader.

Bon… autant faire appel à ses complices. Ils étaient là pour ça après tout.

- Euuuuh… les gars ? Je voudrais pas vous alarmer en fait mais y’a le sol qui s’enfonce. … Et moi avec…


Dans un schlouik répugnant, le sable gagna quelques centimètres. Enfoncé jusqu’aux genoux, Willow comprit soudain l’urgence de la situation. Mieux vaut tard que jamais.

- Putain de merde SORTEZ MOI DE LA !!!
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Scott Hawkins
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MessageSujet: Re: Terre !   Mer 28 Oct - 16:00

C'est sur cette magnifique phrase lancée tel un S.O.S pour rameuter l'entièreté de l'île que j'avais finalement décidé d'ouvrir les yeux. Après tout, avec un boucan pareil, même un mort aurait pu se réveiller. Mais, je crois que c'était surtout l'intonation d'aide qui perçait dans ce cri qui m'avait vraiment poussé à me relever. Je m'étais d'ailleurs remis debout trop vite, l'esprit encore un peu en pagaille, je fus pris de légers vertiges qui s'estompèrent alors que je distinguais au loin une petite tête qui sortait du sable mais dont il ne restait pas grand chose du corps.

*Will !*

Bon sang ! Il me fallut quelques secondes de plus pour réaliser que les autres étaient dans une panade proche de celle dans laquelle j'étais et qu'aucun d'eux ne m'aiderait à sortir le petit de là. Pas de place à la panique, mais j'eus vite compris qu'il me faudrait trouver quelque chose de solide pour tirer Willow de ce qui semblait être tout indiqué comme des sables mouvants. Bien entendu, dans ce genre de situation, on sort très vite des phrases qu'on aurait pas eu la présence d'esprit de dire si on avait un tant soit peu réfléchi.

« - Bouge pas de là, je vais trouver quelque chose pour te tirer de ça. »

Bien entendu qu'il n'allait pas bouger de là ! Enfin, s'il gigotait encore, il risquait d'y rester pour un bon moment et comme sépulture, y'avait, mais alors, beaucoup mieux. Pourtant, je ne pouvais pas me risquer à me contenter de lui tendre seulement mon bras. Les sables mouvants étaient souvent d'une assez grande surface et trouvaient toujours le moyen d'attendre que la personne soit au centre pour se mettre en action. Je parcourus alors la plage de long en large, histoire de trouver une longue branche, ou n'importe quoi d'autre d'assez long et surtout d'assez solide. Et je devais admettre que, dans l'urgence, ce n'était pas si facile que ça de trouver. Finalement, je trouvais, à moitié enfoui dans le sable, une vieille branche de bois sec, visiblement plus vieille que nous sur cette île. Sa solidité éprouvée me rassura, il y avait pas mal de chances pour que cela fonctionne.

Revenant au plus vite vers Will, je lui tendis la branche en la tenant fermement de mon côté. Je pense que je n'eus pas besoin de lui dire qu'il devait s'y accrocher également de son côté pour que je puisse le tirer de là, vers un endroit beaucoup plus en sécurité. J'espérais vraiment que la branche tienne le coup pour pouvoir le sortir de ce bourbier, car je n'imaginais même pas l'horreur de mourir enseveli, moi qui détesterait mourir noyé, j'imaginais bien que les souffrance dans un cas, comme dans l'autre, devaient être particulièrement similaires. Mais ce n'était pas le moment de penser à ça ! Alors Willow s'accrochait à la branche, je tirai progressivement, en basculant mon poids vers l'arrière, pour le faire sortir petit à petit. Une fois presque désengagé des sables mouvants, je le tirai vers la parcelle beaucoup moins dangereuse de la plage où nous avions accostés. Pour le coup, le petit en était quitte pour un bon déssablage, mais c'était toujours mieux que de finir en paté de sable...
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