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 Kalia [Validée]

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Kàxo
La Goulue - j'ai des tas de choses dans ma culotte...
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Temps passé à Hollow Dream : J'c'pas trop
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MessageSujet: Kalia [Validée]   Mar 17 Avr - 21:51

Nom: Outlaw.

Prénom: Kalia.

Surnom: Aucun.

Rang souhaité: Aucun pour le moment.

Age du coma: 22 ans.

Temps passé à Hollow Dream: Fraîchement arrivée.

Ancienne profession: Prostituée.

Résistant ou Séparatiste? Séparatiste.

Description physique:
Plus jeune Kalia se trouvait laide, malgré que sa mère la compare sans cesse à une poupée. Trop maigre, trop grande trop vite, les cheveux d’un blond pisseux ondulant en boucles inachevées, des yeux trop grands, effrayants par leurs disproportions par rapport à son visage.
Les années passant sont corps c’est harmonisé, ses traits se sont équilibrés : ses cheveux souples ondoient en lourdes boucles d’un blond clair, presque blanc sur certaines mèches ; ses grands yeux bleus, pénétrants, s’ouvrent comme une porte donnant sur son âme ; ses lèvres gourmande et veloutées éveillent le désir ; sa poitrine en forme de pommes incite aux caresses…
Elancé, du haut de son mètre soixante quatorze, elle n’est pas pour autant athlétique n’ayant jamais eu le goût du sport, ni la possibilité d’en pratiquer un mis à part au lycée.
Curieusement, la dureté de sa vie n’a pas marqué son visage angélique… Elle parait seulement plus mûre que son âge.
De jour elle affectionne les tenue simples et décontractées : jean, tee-shirt et baskets. Sans aucun artifice.
De nuit elle arbore d’éclatantes tenues en décalage avec son statut. Toilettes dont la manufacture des étoffes rivalise de finesse. Pas des robes de grands couturiers, évidemment, mais des vêtements à l’image de costumes de théâtre d’une autre époque. Lorsque, grisée par l’alcool, la démarche de Kalia mime celle d’une dame de haut rang, ses mouvements deviennent presque félins, d’une sensualité et d’une grâce inouïe. Alors, les tissus raffinés ondoient au rythme de son corps qu’ils caressent délicatement. Le temps d’un frôlement d’étoffe, elle se sent telle celle qu’elle ne sera jamais. L’espace de quelques instants, la voilà grâce à sa toilette, redevenue une héroïne comme dans ses fantasmes.
Ses souliers n’ont rien à envie à la qualité de ses toilettes, eux aussi d’un goût sur.
Cela semble curieux qu’une fille de joie porte de tels atours. Mais il n’y a pas de mystère. Ses clients réguliers, sont pour certains fortunés, et leur attachement à Kalia ce manifeste par de coûteux cadeaux. Elle-même emploie une part conséquente de ses revenus dans l’achat de ses tenues.
Seul son maquillage détonne avec l’ensemble. Top excessif, sans harmonie, s’apparentant plus à un masque qu’à une coquetterie.

Description morale:
La personnalité de Kalia est ambiguë de par sa dualité. Douce, calme et soumise, elle peu en un instant devenir d’une agressivité excessive, directive, vulgaire.
Alors qu’elle fut une enfant enjoué et souriante, elle devint une jeune femme au visage fermé, vide, jusqu'à ce que l’alcool lui procure à nouveau un radieux sourire, artificiel…
Libérée de l’ascendant de sa « moitié » elle passera inaperçue, discrète. D’une timidité maladive elle fera tout pour ne pas attirer l’attention. De ce fait il lui sera difficile dans cet état de prendre des décisions ou de ce sortir d’une situation difficile.
En opposition lorsque son alter ego assoit ça domination, Kalia se fait immédiatement remarquer, parlant fort, usant à volonté de mots grossiers. Dans ces moments rien ne peu l’atteindre, elle se sent invincible, et peu s’avérer dangereuse.
L’effet de l’alcool accentue, l’un ou l’autre de ces deux facettes pouvant provoquer des situations problématiques.
Mais le cas de figure où les deux personnalités de la jeune femme sont dissocié est rare, en règle générale ils ce fondent, laissant place à un équilibre incertain.
Il est évident que de part la duplicité de son être, il est peu aisé d’appréhender ses réactions.

Histoire:
Elle se souvient.

Entre les passes, il faut tuer le temps. Le regard perdu dans le vague, Kalia voyage dans les méandres de son passé. Revit les jours heureux, qui soulagent ses meurtrissures de l’âme, et ceux douloureux qui l’ont rendu plus forte. Elle voyage, le regard vide, lointain.

Elle se souvient.

Le mobile-home miteux de Knoxville. Les odeurs, la tarte aux mûres que sa mère préparait le matin…

La poupée de chiffon que sa mère n’avait de cesse de repriser, encore, et encore…

Son frère, toujours à se battre pour un oui ou pour un non. Protecteur…

Son père, son dieu. Tout puissant dans le foyer…

Les longues promenades dès le printemps arrivé. Les sourires, les rires…

Kalia ne voyait rien de la médiocrité qui l’entourait. Ils ne voyaient pas, son frère et elle, la pauvreté dans laquelle ils vivaient, ni la maigreur excessive de leur mère qui se privait pour qu’ils mangent à leur faim. Ni les robes usées que celle-ci portait d’années en années pour qu’ils aient des vêtements décents. Ni le visage abîmé de leur père qui se tuait au travail et qui noyait la noirceur envahissant son âme dans l’alcool bon marché. Ils ne voyaient rien… Leurs parents les préservaient, leur offrant une enfance simple mais heureuse, ayant la folle prétention de croire qu’ils pourraient toujours les protéger… Mais en agissant ainsi, ils ne les avaient pas préparés à l’abrupte réalité de la vie à laquelle ils devraient fatalement faire face.

Ce contact avec la réalité fut très douloureux. Plus encore pour Kalia, si rêveuse, tellement confiante en la vie. Cela lui fit l’effet d’un électrochoc, balayant espoirs et rêves… La cassure eut lieu alors qu’elle avait à peine 17 ans. La tête pleine d’illusions, Kalia était persuadée que tout était possible, que sa vie serait belle, douce et facile, comme elle l’avait toujours été. Quelle utopie… Ses projets d’études, d’université, de mariage, partirent en fumée. Cette vie, depuis longtemps planifiée dans son esprit, vola en éclats.
Sa famille n’avait pas les moyens de lui payer des études. Certes, le problème n’était pas là en soit. Elle aurait pu obtenir une bourse, ce qui avec ses résultats scolaires était tout à fait envisageable. Et c’est ce qu’elle souhaitait faire.
Mais c’était sans compter le fait que son père, usé par des années de dur labeur, rongé par le mauvais alcool dont il avait allègrement abusé, tomba malade : pancréatite… L’argent des ménages que faisait sa mère n’était pas suffisant pour payer les factures. Son frère engagé dans l’armée deux ans plus tôt, n’était pas au courant de la situation, et son père refusait qu’il soit avertit. Il était si fier de son fils…
Alors il ne restait qu’elle. Quel autre choix ? Elle ne pouvait abandonner ses parents qui, elle le savait à présent, avaient tant donné pour son bonheur.
Kalia trouva donc une place de serveuse au Hardee's. Vide, amputée de ses ambitions, le sourire qui toujours avait illuminé son visage avait disparu. Résignée, elle avançait dans cette vie qui ne lui appartenait pas.
C’est à cette période qu’elle commença à fantasmer sa vie. Une vie créée pour elle seule, à l’image de celle qu’elle avait convoité, et où elle se réfugiait un peu plus profondément chaque jour.

Par la suite elle rencontra Stanley Johnson, chauffeur de bus, vingt six ans. Il petit déjeunait tous les matins de la semaine au Hardee's, et comme beaucoup des habitués, essayait de flirter avec Kalia. Indifférente habituellement elle fut séduite par celui-ci. Pourquoi ? Elle se le demande encore… Toujours est-il qu’il avait su actionner le bon levier et susciter l’intérêt de Kalia.
Une invitation au cinéma, une autre à dîner, et pour finir au troisième rendez-vous il la déshabilla sur la banquette arrière de sa voiture. Elle eut mal, c’était la première fois…
Quelques semaines plus tard elle apprit qu’elle était enceinte. Panique. Kalia n’était encore qu’une enfant du haut de ses 17 ans. En larmes elle se confia à sa mère qui tenta de la réconforter. Il n’y avait pas trente six solutions, Kalia et Stanley devaient se marier. Ce qu’ils firent alors que Kalia était à trois mois de grossesse. Un mois après le décès de son père, emporté par la maladie, plongeant la jeune fille dans le désespoir et l’enfermant un peu plus dans son monde illusoire.

Le couple emménagea dans une bicoque sordide, à quelques pâtés de maisons d’où Kalia avait grandi.
Sa mère ayant reçue une pension à la mort de son mari, Kalia n’était plus dans l’obligation de subvenir à ses besoins, ce qui de toute façon lui aurait été impossible, son mari lui défendant de continuer de travailler.
Kalia compensa la perte de son père adulé en faisant un transfert sur Stanley, qu’elle se mit à vénérer, lui passant tout, ignorant ces défauts qu’il ne prenait plus la peine de masquer. Elle en fit le personnage principal de ses fantasmes, sous la forme d’un homme idéal, tel qu’elle le désirait.
Rapidement il commença à la battre sans que Kalia ne se rebelle, trouvant pour chaque brimade des excuses à son mari, endossant même la culpabilité. Elle devint un petit animal apeuré, soumis, et continua de se réfugier dans ses songes. Elle parlait peu, et ne sortait que rarement, Stanley ne le lui permettant que pour aller faire des courses. Sa mère lui manquait, mais elle obéissait, sagement, et n’allait pas la voir…
Stanley la violentait davantage chaque semaine et de plus en plus violemment. Kalia retenait ses larmes jusqu'à ce qu’elle se trouve seule, puis sanglotait dans un coin. Il se vengeait sur elle de la frustration que lui apportait sa vie médiocre, de ce mariage qu’il n’avait pas voulu, de cet enfant qu’il n’avait pas désiré…
La souffrance qu’elle endurait, celle morale, qui lui tiraillait les entrailles et qu’elle ne pouvait exprimer la consumait peu à peu. Un jour, après qu’il l’eut une fois encore cognée, elle se réfugia dans la salle de bain. Accablée, assise sur le rebord de la baignoire elle sanglotait en silence. Un rasoir posé sur le lavabo retint alors son attention. Les larmes cessèrent de couler. Elle prit l’objet, et machinalement le démonta pour en extraire la lame. Pendant quelques minutes elle resta à regarder celle-ci sans la moindre expression sur le visage, puis elle souleva sa jupe et d’un geste décidé entailla sa chair, une fois, deux fois, … De grosses gouttes de sang perlèrent des coupures pour former de petits ruisseaux sanglants allant terminer leur course sur le sol de la salle de bain. Bien sur, lorsque le soir Stanley la prit de force dans le lit conjugal, il ne manqua de remarquer les plaies, ce qui le mit dans une rage extrême. Il la traita de folle, la battit pour la deuxième fois de la journée avec une violence inouïe, avant de la baiser alors qu’elle était à-demi inconsciente, le visage ensanglanté. Au fil des semaines Kalia continua à se scarifier, seule façon qu’elle trouvait pour hurler et extraire la douleur qui la rongeait, balayant les songes de la jeune fille où elle ne trouvait plus refuge. Elle prit garde les fois suivantes, de mutiler des parties de son corps que son mari ne pourrait voir...
Un jour, il rentra hors de lui de du travail. Kalia était à la cuisine préparant comme à l’accoutumé le dîner. Il entra dans la pièce le regard empli de fureur, l’attrapa par les cheveux, la jeta au sol et la mitrailla de coup de pieds. Lorsqu’il reprit un peu son calme et cessa le la cogner, Kalia était sur le sol recroquevillée, se tenant le ventre, hurlant de douleur. Comme chaque fois il alla vers elle esquissant des excuses, il la cajola, la consola. Mais cette fois elle ne s’arrêta pas de crier, de douleur, sa robe tachée de sang…
Il l’emmena à l’hôpital, où elle passera une semaine. Des côtes cassées, leur enfant mort…


Dernière édition par le Mar 17 Avr - 22:28, édité 2 fois
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Kàxo
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Mar 17 Avr - 22:07

En rentrant Kalia se renferma dans un mutisme total. Elle resta prostrée des heures, le regard vide, ne s’alimentant presque plus, ne prononçant plus un mot. Elle ne tenta même plus de se mutiler. Dans les premiers temps son mari sembla transfiguré. Doux, attentif, aux petits soins, tentant d’aider Kalia. La culpabilité sans doute… Mais bien vite, l’état de sa femme le mit hors de lui, il perdit patience, recommençant à la frapper et l’injurier, la rabaissant, l’humiliant.
Ni la douceur, ni la violence ne provoquèrent de réaction de la part de la jeune fille. Mais, petit à petit, une voix se fit entendre dans son esprit. Une voix sure d’elle, forte, agressive qui voulait prendre de la place, qui voulait dominer. Cette voix se fit, de semaines en semaines, plus forte, plus présente, et sortit peu à peu la jeune fille de sa catatonie, la poussant même à ébaucher une opposition face à son mari. Le nouveau comportement de Kalia ne fit qu’alimenter l’aversion et l’agressivité de Stanley envers son épouse.
Au fil des jours, elle était par moments transfigurée, instants où la voix asseyait son ascendant. Les brimades devinrent alors des disputes conjugales…
Lors d’une de ses querelles, Stanley accusa Kalia d’être responsable de la mort de leur enfant. Là, elle perdit le contrôle, reprit par celle dont la voix tentait d’imposer sa loi, celle qu’elle appelait « l’autre » et qui ne pu admettre cette injustice de trop. Esquivant un coup, elle saisit un couteau de cuisine posé sur le plan de travail qu’elle enfonça avec fureur dans la poitrine de Stanley avant que celui-ci ait eut le temps de réagir. On pouvait lire en cet instant la stupeur sur le visage du jeune homme qui regardait sa femme, hébété. Kalia, comme possédée, sortit la lame de la poitrine de son mari, avant de l’enfoncer de nouveau à huit reprises. Le couteau à la main, elle resta quelques minutes à observer le corps de Stanley, inerte sur le sol, se vidant de son sang qui formait des dessins abstraits sur le carrelage. Prenant garde de ne pas marcher dans les marres pourpres, elle se dirigea calmement vers l’évier où elle nettoya méticuleusement le couteau avant de le mettre à sécher sur l’égouttoir. Au fond de son esprit Kalia somnolait, « l’autre » l’ayant momentanément «mise hors service ». Elle se rendit ensuite dans le garage où elle passa en revu les outils de son mari, pour attraper une scie à métaux, avant de retourner à la cuisine. Prenant sous l’évier des sacs poubelles elle en découpa deux qu’elle disposa près du corps sur lesquels elle s’agenouilla avant de s’atteler à la tache. Kalia découpa le corps en neufs morceaux qu’elle empaqueta séparément dans des sacs poubelles, pour après les déplacer dans un coin propre de la cuisine.


Puis, après avoir lavé la scie et l’avoir remise à sa place, elle s’acharna à redonner son aspect d’origine à la cuisine. Quand elle eut terminé, la nuit était tombée depuis longtemps. Mise à part les petits paquets, rien ne laissait supposer ce qui c’était produit dans cette pièce. Epuisée, n’ayant pas ménagé ses maigres forces, Kalia s’évanouit tombant sur le sol. Une demi-heure plus tard, lorsqu’elle ouvrit les yeux, « l’autre » était muette. Kalia s’assit, et observant le sang qui maculait ses vêtements, poussa un cri. Nul souvenir de ce qui était advenu ne subsistait. Elle se leva, passant en revue la pièce, son regard s’arrêtant sur les sacs poubelles. Quand elle en ouvrit un, elle poussa un cri d’horreur qu’elle étouffa avec sa main. Elle s’assit sur une chaise, les bras ballants, sous le choc, et pris quelques minutes pour retrouver un semblant de cohérence dans le flot chaotique de son esprit. Au bout de dix minutes elle se leva, résolue. La voix avait donné des directives… Elle prit deux sacs qu’elle plaça dans le coffre de la voiture avant d’en faire de même avec les autres, prenant garde de ne pas être vue malgré l’heure tardive. A la hâte, Kalia ôta ses vêtements et prit une douche, se frottant vigoureusement le corps pour faire disparaître le sang. Un jean et un tee-shirt enfilé, elle passa une veste, récupéra les vêtements souillés sur le sol ainsi qu’une pelle dans le garage. Elle déposa la pelle dans le coffre de la voiture, ainsi que les vêtements qu’elle plaça dans l’un des sacs poubelle, puis prit le volant en direction du lac Rock, comme lui indiqua la voix. Durant le trajet elle essaya de comprendre, questionnant la voix qui en guise de réponse riait. Elle ne voulait accepter l’évidence, ce qu’elle finit tout de même pas faire, arrivée non loin des rives du lac. Elle poursuivit encore un peu vers un endroit peu fréquenté où son père l’emmenait promener petite. Là elle creusa neufs trou à distance les uns des autres, le plus profond qu’elle puisse creuser. Le soleil commençait à se lever, quand, exténuée, elle boucha le dernier trou. De retour chez elle, sans prendre le temps d’ôter ses habits elle s’écroula sur son lit et sombra dans un profond sommeil. Vingt sept heures plus tard elle s’éveilla, persuadée d’avoir fait un horrible cauchemar, mais trop vite elle réalisa qu’il n’en était rien. « L’autre » se chargea de lui rappeler les faits…
Kalia, désemparée ne savait que faire à présent. C’est alors qu’elle fit une chose qu’elle n’aurait sans doute pas du faire. Elle questionna la voix, lui demandant la marche à suivre, la suppliant de la sortir de cette situation. Faisant cela elle acceptait définitivement la présence de « l’autre »…Bien entendu la voix répondit, jubilant.
Imitant l’écriture de son mari, Kalia écrivit une lettre qui disait que Stanley en avait assez de cette vie « merdique » et partait découvrir le monde. Armée de cette lettre, elle se rendit chez sa mère, feignant le désespoir, annonçant la disparition de son époux. La mère qui ignorait les mauvais traitements que Stanley avait fait subir à sa fille, mais s’en doutait, pensa en son fort intérieur que le départ du jeune homme était la meilleure chose qui pouvait arriver. Elle demanda à Kalia de venir s’installer avec elle, mais celle-ci, sous les consignes de « l’autre » refusa, prétextant qu’elle devait s’éloigner de cette ville associée à tant de malheurs. Sa mère, attristée ne retint pourtant pas la jeune fille.
Kalia prit le bus le lendemain matin, avec le peu d’argent qu’elle possédait, en direction de Davenport.

Arrivé à Davenport, Kalia avait dix huit ans depuis deux semaines. Se retrouvant pour la première fois dans une autre ville que Knoxville, elle était effrayée, par la taille des bâtiments, le monde qui circulait dans les rues, … Elle se sentait toute petite, insignifiante. Ce qui ne la changeait guère à vrai dire. Mais la voix ne l’avait pas quitté et comptait bien continuer de prendre les choses en main.
Kalia arpentait les rues à la recherche d’un hôtel où passer la nuit et réfléchir avec son alter ego à la façon d’envisager la suite. Installée dans un sordide petit hôtel sur Kelling street, allongée sur le lit les bras en croix, elle dialoguait avec « l’autre ». Elle devait admettre que la voix la réconfortait, et lui donnait de l’assurance. Mais elle l’horrifiait également.
Sans argent il lui fallait rapidement trouver un emploi, sous peine de finir dans la rue. Le problème était qu’elle n’avait aucune qualification, et sa seule expérience au Hardee's serait bien maigre sur un curriculum vitae. Kalia ne voyant pas d’échappatoire, commença à sangloter, repliée dans la position d’un fœtus sur le lit de sa chambre crasseuse, quand la voix gronda. Celle–ci n’admettait pas que Kalia se laisse aller au désespoir de la sorte, elle lui intima de se battre, d’être forte sans quoi elle ne survivrait pas longtemps. La jeune femme acquiesça, demandant alors à la voix une solution. « L’autre » en avait une, qui remplit Kalia d’effroi.
« Si t’as une meilleure idée ma belle, annonce, sans ça ferme ta jolie bouche et agis ! » Dit la voix à Kalia.
La jeune femme ne répondit pas, elle avait besoin de dormir, demain elle y verrait plus clair, demain… Chaque nuit, depuis son réveil, le lendemain du crime, des flashs lui apparaissaient dans son sommeil, reformant petit à petit le puzzle du drame. Ces images la hantaient, la dévoraient. Kalia s’éveilla vers onze heures, angoissée, oppressée par ses cauchemars nocturnes. Elle n’avait pas encore prit de décision concernant la proposition de « l’autre ». Après une toilette rapide et avoir rendu les clefs au gardien, elle se rendit au Bar adjacent à l’hôtel, s’assit à une table en retrait et commanda un sandwich. Il lui restait un peu de monnaie, et bien qu’elle n’ait jamais bu une goûte d’alcool, et s’était juré de n’en boire jamais à cause des ravages que cela avait provoqué chez son père, elle commanda un whisky, à la grande satisfaction de « l’autre ».
« Ben voilà tu deviens une vraie gonzesse ! » Dit la voix à Kalia.
La jeune fille ne réagit pas, elle avait seulement besoin de quelque chose l’aidant à supporter les visions d’horreur qui l’obsédaient. La première gorgée la fit grimacer, la seconde moins, les autres nullement. Une sensation de chaleur, fort agréable, l’envahit. Passé quelques minutes la tête commença à lui tourner légèrement, elle se sentait plus aérienne, impression qu’elle appréciait. Elle aurait aimé un second verre mais elle n’avait plus un sou. Il fallait trouver de l’argent, et vite, sinon elle passerait la nuit dehors.
Ne pouvant se résoudre à accepter la suggestion de la voix, elle parcourut les rues, scrutant les devantures des Snacks et Bars, dans l’espoir d’y voir un panonceau proposant un emploi de serveuse. Certaines vitrines annonçaient une place, Kalia entrait, et à chaque fois la même réponse, pas assez d’expérience… La nuit tomba, alors que Kalia éreintée n’avait trouvé aucun travail. L’angoisse montait, il ne lui restait plus d’argent pour se payer une nuit d’hôtel, ni un repas. Assise sur un ban, les mains recouvrant son visage, elle abdiqua…

C’est ce jour que Kalia commença à ce prostituer. Concrètement cela ne faisait pas grande différence avec ce que lui avait fait subir son mari qui la prenait de force. Au moins, là, elle en retirait du profit. Son physique lui octroya rapidement une clientèle régulière, lui permettant même de choisir les hommes qu’elle faisait monter dans la chambre de bonne décrépite qu’elle louait. La jeune fille fréquenta de plus en plus régulièrement les bars, s’enivrant pour oublier, rendre supportable son existence. Mais cela n’effaça jamais les images du meurtre abject dont le puzzle était à présent complet.
Le temps passant la voix et elle devinrent comme deux âmes sœurs, Kalia dépendant totalement de cette entité charismatique. En créant cette autre « personne», elle avait tenté de maîtriser sa vie qu’elle avait jusque là subit, trouvant dans ce reflet malfaisant d’elle-même la capacité et le courage de braver ce que, elle seule, n’arrivait pas à affronter.
A vingt deux ans, la jeune fille provinciale était méconnaissable. Semblant plus mure que son âge ; peut être à cause du maquillage qui barbouillait sa figure, plus probablement en raison des épreuves qu’elle avait traversé, et de la vie qu’elle menait depuis quatre ans ; elle aurait pu imposer le respect si elle n’avait été saoule du matin au soir. Spectacle pathétique… Malgré toute son influence, « l’autre » n’avait pu empêcher la déchéance de Kalia qui à l’instar de son père devenait alcoolique.
Ce soir là, kalia avait revêtu une délicate robe du soir, dont les tons allaient du rouge au blanc dans un fin dégradé, cousue de fils argentés dessinant de complexes arabesques. A chacun de ses déhanchés, l’étoffe épousait les courbes de son corps gracieux en d’imperceptibles caresses. Elle avait bu suffisamment pour se sentir bien dans sa peau mais pas assez pour perdre le contrôle. Nonchalamment, elle se déplaçait entre les tables du bar, telle une aristocrate. Le regard emplis de confiance, les gestes savamment étudiés. Son attitude était en totale discordance avec le lieu dans lequel elle se trouvait. Qui ne la connaissait pas, se serait demandé ce qu’une femme de cette classe faisait dans un pareil bouge. Jamais ils n’auraient pu se douter qu’elle était prostitué, hormis en raison de son maquillage grossier.
Son regard voguait de visages en visages sans s’y attarder. Elle n’avait que peu d’intérêt pour l’humanité, et c’était légitime… Il fut alors curieux que ses yeux s’appesantissent sur cet homme, dont le visage ne lui semblait pas étranger. Oui, elle se souvenait à présent l’avoir déjà aperçut auparavant. Les fois précédentes elle n’avait détaillé le visage de l’inconnu car il avait éveillé en elle un profond malaise, qui aujourd’hui subsistait mais s’opposait à une puissante attraction. Les yeux bleus de Kalia plongèrent dans ceux de l’homme, bleus également, mais beaucoup plus clairs. Quasi hypnotisée, elle resta statique quelques secondes, ce noyant dans le regard envoûtant de l’inconnu. Soudain gênée, d’avoir dévisagé cette personne, elle chercha que faire pour masquer son trouble. Un serveur passa, elle commanda deux verres de whisky avant de s’asseoir à la table de l’homme…
Dès l’instant où kalia eut rencontré le regard de cet homme, « l’autre » tenta en vain de la mettre en garde, pressentant que cet inconnu représentait un grand danger. Mais Kalia, fascinée, comme droguée, n’écouta pas les mises en gardes, et pour la première fois tenu tête à son alter ego.
S’en suivit un face à face des plus étrange, mais aussi le plus agréable que la jeune femme ait vécu. Au bout d’un certain temps elle le guida vers son taudis. Il l’ignorait probablement, mais ce n’est pas en tant que client que la jeune femme le fit entrer…
A peine quelques instants passés, sans qu’elle n’ait eu le temps de se dévêtir, il se jeta sur elle un couteau à la main. Kalia surprise n’eut pas la possibilité d’esquisser une défense, elle sentit seulement la morsure de la lame violer sa chair avant de s’effondrer sur le sol dans un dernier cri.
Son éclat de voix alarma un voisin qui découvrit son corps. Quand les secours arrivèrent, elle respirait toujours bien que faiblement. Ceux-ci s’acharnèrent dans l’ambulance pour la maintenir en vie, ce qu’ils réussirent. Mais arrivée à l’hôpital, une fois sur la table d’opération, Kalia sombra dans un profond coma dans lequel elle se trouve encore à ce jour…

Style de combat: Aucun, ou alors disons un style de combat « free style » qui s’adapte suivant la situation, et les objets pouvant servir d’arme à proximité. La technique « prendre ses jambes à son coup » n’est pas exclue…

Phobie(s): Kalia à une peur panique des enfants, qui, lorsqu’elle entre en contact avec l’un d’eux, cela peu provoquer en elle une rage hystérique et un désir de destruction de l’objet de ça phobie, ou bien une répulsion qui la fera s’éloigner le plus possible de l’enfant.

Autres: Un léger accent bulgare. De nombreuses cicatrices disséminées sur son corps.

Comment avez-vous connu Hollow Dream Une amie m'a communiqué l'adresse.


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Saedroth
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Mar 17 Avr - 23:05

Même remarque qu'à ton "assassin" : existe-t-il une motivation pour sortir du coma? Faute de cet espoir de retour, tu es condamnée à devenir très vite Ombre ou Chimère...
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Kàxo
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Mer 18 Avr - 10:16

Il existe oui un infime espoir, alimenté pat une motivation bien entendu, combien de temps subsistera-t-il… Pas éternellement c’est certains.
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Mary Malone
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Mer 18 Avr - 22:13

Bienvenue Miss! Contente de voir du sang frais chez les humains même si c'est pour contester mon autorité Cogne
Bon jeu!

_________________
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Anthea G
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Mer 18 Avr - 22:29

Bienvenue, bienvenue, c'est vite dit... Sad

ennemi dans les murs a écrit:
Kalia à une peur panique des enfants, qui, lorsqu’elle entre en contact avec l’un d’eux, cela peu provoquer en elle une rage hystérique et un désir de destruction de l’objet de ça phobie, ou bien une répulsion qui la fera s’éloigner le plus possible de l’enfant.

Je crois que Sol va devoir définitivement me supporter 24/24 h Rolling Eyes

(Flood..? Bah... Vous frapperiez une pôv' 'tite fille et sa peluche..?) jump
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Saedroth
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Mer 18 Avr - 22:37

Oh que si. Alors je te conseille de flooder dans la zone prévue à cet effet sinon c'est la fessée Evil smile 4
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Chahîd
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Mer 18 Avr - 23:01

Kalia n'est pas validée?
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Saedroth
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Mer 18 Avr - 23:04

Bien sur que si. Considère le message de Mary comme une validation officielle et applicable de plein droit.
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Chahîd
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Mer 18 Avr - 23:17

Merci pour la précision Saedroth et enchanté Mary, désolé d'aggrandir le rang des contestataires auprès de la dame.




Evil smile 2


Dernière édition par le Jeu 19 Avr - 12:44, édité 1 fois
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Kàxo
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Mer 18 Avr - 23:25

Mselle Malone ce n'est pas votre autorité en particulier que je conteste mais l'autorité en général...

Sinon et bien ravie de prendre part à l'aventure.



Evil smile
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Mary Malone
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Jeu 19 Avr - 13:12

Ah suis rassurée de savoir que c'est pas que contre moi Laughing
Bienvenue à tous les deux en tout cas! Fiche validée Wink

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Kàxo
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   Jeu 19 Avr - 13:14

Merci Mselle Malone. Very Happy
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MessageSujet: Re: Kalia [Validée]   

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Kalia [Validée]
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